Tir sur Aziz : La version « militaire » de la COD

Le feuilleton « azizéen » de l’été continue. Bien que le président ne soit pas là, en Mauritanie, depuis plus d’une semaine, ses compatriotes continuent encore et encore à conjecturer sur ce qui lui est arrivé le 13 octobre dernier.


A la version de l’armée, livrée à chaud à la télévision de Mauritanie par l’officier auteur de la méprise, et qui était « encadré » par

le directeur de la Communication et des Relations générales de la Grande Muette – qui sort de son silence, pour une fois, la Coordination de l’opposition démocratique (COD) décide de répliquer en la personne de Mohamed Lemine Ould Waer, ancien commandant de l’armée et dirigeant du RFD d’Ahmed Ould Daddah.

L’officier dont les mauritaniens se rappellent encore du rôle jouer dans l’autre feuilleton à succès des « Cavaliers du Changement », s’est attelé à démontrer, dans un entretien avec Sahara médias, les incongruités de cette version officielle bis, qui diffère dans certains de ses détails de celle livrée, quelques heures après l’incident de « Tweïla », par le ministre de la Communication, Hamdy Ould Mahjoub.

Pour Ould Waer donc, la « sortie » de l’officier supposé flingueur par méprise du président de la République, ne fait qu’assombrir encore plus l’histoire. Elle repose, selon lui, avec plus d’acuité, la question : qui a tiré sur le rais ? Une manière de dire que ce n’est certainement pas l’homme qui s’est affiché à la TVM, pour raconter une histoire aussi rocambolesque, aux yeux de certains, que celles qu’écrivent – et réécrivent – depuis plus d’une semaine, les médias mauritaniens. Ould Waer s’appuie sur des arguments présentant les paroles de l’officier El Haj Ould Hmeda comme un tissu de contradictions. On n’oserait dire de mensonges ! Pour lui, quand le lieutenant déclare avoir visé les pneus de la voiture et non le président lui-même, que le véhicule roulait à très grande vitesse et que la distance qui séparait le tireur « pas vraiment militaire au moment de la chasse aux présumés terroristes » puisqu’il portait une tenue non réglementaire, était de 75 mètres, ce qui laisse posée la question : qui a tiré sur le président ? »

Il a ensuite rappelé que la version officielle avait parlé de blessure au bras alors que les médecins ont évoqué l’abdomen, ajoutant que tout ce qui a été dit jusqu’à présent « montre qu’il y a des scénarios cachés ». Ould Waer a déclaré qu’il est un expert sécuritaire mais qu’il ne peut parler qu’à partir d’indicateurs clairs « et ceux-ci ne l’ont pas été » affirme-t-il. Ce qu’il faut, indique-t-il, c’est « préciser le lieu et le temps, l’identité du tireur, la nature de la blessure ce qui donne des scenarii ouverts sur toutes les questions », selon son propos.

La télévision mauritanienne avait diffusé, dans la nuit de lundi, une interview avec l’officier qui avait tiré par méprise sur le président Ould Abdel Aziz, le 13 octobre dernier.

 

Source:Elhourriya

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