Tir sur le Président: Que d’incohérences dans la version du lieutenant !


LeCalame: Dimanche soir 21 octobre 2012, la TVM a sorti, juste après le journal de 20 H 30, la version du lieutenant El Hadj Ould Hmeida relative au tir qu’a essuyé samedi dernier (13 octobre) le cortège du Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Devant des milliers de téléspectateurs assoiffés de connaître les détails de la bouche même du principal acteur d’une affaire autour de laquelle les rumeurs les plus folles et les plus fantaisistes circulent. Déjà à l’écran, le jeune lieutenant n’inspirait pas confiance. Certains sentaient la mise en scène. Rien d’exceptionnel. Une mauvaise reprise de la version officielle : « J’étais avec un autre militaire dans ma voiture lorsque nous aperçûmes deux voitures venant de l’Est au niveau de Tweila.

Tirs de sommation. La première passe. Tir sur la seconde. Les vitrines étaient fumées. J’ai pu quand même voir à l’intérieur deux hommes enturbannés. 25 mètres. 70 mètres. J’ai mis un genou à terre. J’ai tiré. J’ai eu peur car je n’ai pas pu connaître la marque de la voiture. Je visais les pneus. Rafale. Coup par coup. Quelques minutes après l’une des voitures est revenue ». Visiblement, le lieutenant visait les pneus de la voiture, il a atteint l’estomac du Président. Ce n’est pas vraiment un tireur d’élite. Heureusement d’ailleurs. Ensuite il rend compte à sa hiérarchie. Faute de pouvoir joindre le capitaine commandant la garnison, le lieutenant réussit à informer le directeur adjoint de la GARIM. Sur ordre de celui-ci, l’officier met son unité en alerte maximale. Selon Teyib Ould Brahim, le colonel chargé de la communication de l’Armée, le jeune officier aurait été entendu au niveau de l’état major sur les circonstances de son acte. Selon le lieutenant, il n’aurait fait l’objet d’aucune enquête ! Qui dit vrai ? Sur une question liée à son moral, il dira : « D’un côté il est bas pour avoir tiré sur le Président et de l’autre il est haut pour ne pas avoir été sanctionné par mon institution ». Une autre action de communication qui vient s’ajouter à celle du ministre de la Communication, à peine quelques minutes après l’incident. Pourquoi avoir attendu huit jours francs et pleins pour faire parler le principal personnage ? Histoire d’attendre que le choc passe. Peut être. Seulement, sur le plan de l’impact communicationnel, la prestation du lieutenant El Hadj Ould Hmeida n’a fait qu’ajouter à la confusion et à l’amalgame. La preuve, depuis sa sortie, les supputations ont terriblement augmenté prenant des proportions inouïes autour d’une dizaine de balles qu’un malheureux lieutenant destinait aux pneus d’une voiture suspecte et dont au moins une s’est entêtée à aller se loger dans l’estomac d’un miraculé président.

Sneiba.

Source : Lecalam


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