TPMN commémore la mort de Nelson Rolihlahla Mandela alt

dia alasanLe mouvement « Touche pas à ma nationalité » dirigé par Docteur Dia Alassane a organisé dimanche 29 décembre 2013, à la Case, une journée de commémoration de la mort de Mandela.

On notait en plus d’une foule innombrable de militants, de personnalités politiques et de la société civile comme : Kane Hamidou Baba Président de MPR ; Ladji Traoré, Secrétaire général de l’APP ; Ba Mamadou Alasane de PLEJ ; Monsieur Hamza, Président sortant de la CUN et le Président d’IRA, Biram Dah Ould Abeid, détenteur du Prix des Nations Unies pour la cause des Droits de l’Homme 2013.

A cet effet  Monsieur Dia Alassane, Président de TPMN a dans son discours d’ouverture salué le travail accomplie par Mandela, qui a sacrifié toute sa vie pour libérer le peuple de l’Afrique du Sud du racisme.

Pour Dr Dia Alassane la situation de l’Afrique du Sud  est comparable à celle de la Mauritanie, qui selon lui vit  un racisme d’une forme institutionnalisée travers le système éducatif, la gestion des terres de la vallée, au cantonnement des quartiers de Nouakchott, l’état de siège dans les quartiers de Sebkha et El-Mina en présence des gardes.

« Si en effet à la différence de l’Afrique du Sud, la Mauritanie n’est pas officiellement bâtie sur un système d’apartheid, les réalités du terrain y ressemblent fort. D’une école bicéphale ayant façonné deux Mauritanie qui se côtoient mais ne se mélangent pas à une armée qui n’a plus de nationale que le nom en passant parla négation de la culture d’une importante composante de la population et une tentative de génocide en bonne et due forme contre cette même population en n’oubliant pas le recensement raciste et discriminatoire, il y a matière à comparaison entre les deux situations. » ajoutera-t-il.

Prenant la Parole, Monsieur Biram  Ould Dah  a affirmé qu’il considère le mouvement de « touche pas à ma nationalité » comme son organisation et sans réserve, exhortant ainsi tous les militants de IRA a adhéré à la cause de TPMN.

Ould Abeid  s’est insurgé contre Mohamed Ould Abdel Aziz, les partis politiques de la majorité et de l’opposition, qu’il a qualifiée d’hypocrites. « Ils ont commémoré la mort de Mandela alors qu’ils pratiquent eux mêmes l’Apartheid et l’esclavage en Mauritanie. »  affirme-t-il.

Le Président de IRA a ajouté que Mandela a utilisé la lutte armée depuis le début de son combat et qu’il n’a jamais renoncé à cette option même étant en prison. C’est seulement après la signature du protocole de paix, qu’il renonça à la lutte armée.

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                            Discours inaugural de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela à La Case

Nouakchott le 29 décembre 2013

Messieurs les Présidents et Représentants des Partis politiques et des Organisations de la Société civile,

Monsieur le Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott,

Honorables invités,

Chers Militantes et Militants de TPMN

Nous voilà réunis aujourd’hui pour célébrer un homme que la planète entière a consacré. Nelson Rolihlahla Mandela, qui nous a quitté le 05 décembre dernier, après 95 ans d’une vie remplie a inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire de l’Humanité. L’icône mondiale du combat contre l’Apartheid aura réussi l’ultime exploit de se muer en symbole d’une Afrique du Sud réconciliée et en marche vers un avenir arc-en-ciel radieux et prometteur pour le pays, pour  l’Afrique et pour le monde.

Rolihlahla Mandela, natif de Mvezo d’une famille de chefs coutumiers, aurait pu, aurait du suivre le cours d’une existence ordinaire de fils de chef mais des circonstances exceptionnelles feront de lui un homme exceptionnel. Entré à l’ANC en  1044, soit quatre ans avant la proclamation officielle de l’Apartheid, Mandela qui sur le modèle de Gandhi prônait  une lutte pacifique dut se résoudre à recourir à la force au lendemain du massacre de Sharpeville en mars 1960, en fondant l’Umkhonto we Sizwe ( fer de lance du peuple, fondé avec le communiste blanc Joe Slovo).

Arrêté en août 1962 et il déclarera lors du sinistrement célèbre procès de Rivonia en 1964 qui le condamnera à la perpetuité :

« Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir51. »

Mandela s’en tiendra à cet idéal toute sa vie : Les vingt-sept longues années passées en prison, dont dix-huit au sinistre bagne de Robben Island, au lieu de développer en lui un esprit d’aigreur, de haine et de vengeance, ont été pour lui au contraire une source d’inspiration pour mieux appréhender les bourreaux de son peuple, an se mettant notamment à l’afrikaans, et parvenir ainsi à les apprivoiser.

Aux brimades et à l’humiliation de l’ennemi raciste, Mandela a opposé la dignité du résistant, à la haine aveugle du régime d’apartheid et à son cortège de massacres, Madiba a répondu, suprême générosité, par un désir de vie pour tous. C’est ce sens de la générosité, qui a fondé la réconciliation sud-africaine et jeté les bases de la nation nouvelle, que le Président Obama a voulu saluer déclarant que Madiba était un homme « profondément bon ». En cela Mandela a redoré le blason du continent noir terni par les nombreuses guerres fratricides et massacres semant famine et désolation  dans nombre de nos pays.

Nous sommes ici réunis aujourd’hui, en terre de Mauritanie pour célébrer la mémoire de cet homme mais surtout pour tirer des leçons de cette vie et de ce combat héroïques contre un système abject qui par bien des aspects nous rappelle notre quotidien.

Si en effet à la différence de l’Afrique du Sud, la Mauritanie n’est pas officiellement bâtie sur un système d’apartheid, les réalités du terrain y ressemblent fort. D’une école bicéphale ayant façonné deux Mauritanie qui se côtoient mais ne se mélangent pas à une armée qui n’a plus de nationale que le nom en passant parla négation de la culture d’une importante composante de la population et une tentative de génocide en bonne et due forme contre cette même population en n’oubliant pas le recensement raciste et discriminatoire, il y a matière à comparaison entre les deux situations.

C’est le sens que Touche pas à ma nationalité, mouvement qui se bat pour une Mauritanie une et plurielle, pour la citoyenneté pleine et entière de tous les Mauritaniens, sans considération de race, d’ethnie ou de tribu veut imprimer à la cérémonie qui réunit aujourd’hui.

Dr Alassane DIA,

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