TRARZA. BIRAME LANCE SON OPÉRATION DE CONQUÊTE DU TERRITOIRE NATIONAL-[VIDÉO & IMAGES]

Pendant trois jours, le président de l’IRA-Mauritanie, Birame Ould Dah Ould Abeid, est venu redonner de l’espoir aux populations du Trarza.

Jeudi 3 janvier, à Jidr El Mohguen (son lieu de naissance) où il a été chaleureusement accueilli, il a lancé son opération de garnison du territoire national par un meeting. Vendredi, à Oumoul Khoura, dans la commune de Tékane, il s’est offert un long bain de foule. Même spectacle à Gani, Thiambène, Lexeiba et Sokam Keur Cheikh. Entre deux haltes, nous l’avons interviewé.

Rimart Culture : Vous débutez l’année 2013 par une tournée à l’intérieur du pays notamment dans le Trarza. Qu’est-ce que vous êtes venu dire aux populations ?

B.O.D.O.A : L’épisode de l’affaire de l’incinération symbolique des livres esclavagistes a été l’une des phases les plus fortes et déterminantes du combat de l’IRA pour la déconstruction idéologique, mentale et sociale du système de domination d’esclavage, de discrimination et de racisme en Mauritanie. L’insurrection morale et spirituelle qui a été enclenchée a occasionné une explosion de l’éveil sur le danger et sur l’iniquité de ces livres et d’autres paramètres de domination qui font partie du socle idéologique social et religieux mis à contribution par les groupes dominants pour maintenir les groupes dominés dans un état de domination. Cette onde de choc a occasionné une sympathie extrêmement large avec IRA au sein de toutes les populations mauritaniennes notamment Harratines et Noires. C’est pour capitaliser cette sympathie que nous avons décidé d’organiser une tournée sur tout le territoire national en commençant avec la wilaya de Trarza. Avec cette tournée, non seulement, IRA consolide ses rangs en tant qu’Ong de droits de l’Homme, mais aussi, son aile politique se développe et se met en place pour garnir le territoire national, pour gérer et prendre contact avec tous les potentiels soutiens de cette aile politique qui sont extrêmement larges après l’incinération des livres.

LES AUTORITÉS MAURITANIENNES NOUS ONT FACILITÉ LA TÂCHE

Rimart Culture : Après votre acte d’incinération, les autorités mauritaniennes ont mené une campagne de diabolisation auprès des populations. Est-ce que c’est pour laver votre honneur que vous êtes là ?

B.O.D.O.A : Pas du tout. Mon honneur n’a pas été entaché. Les populations ont largement et catégoriquement rejeté les allégations mensongères de l’Etat et des groupes dominants esclavagistes mauritaniens. Donc, nous sommes partis, au contraire, pour canaliser ce capital de sympathie que nous a donnée cette campagne de domination. Au lieu de nous détruire, elle nous a donnés un grand capital de sympathie auquel nous n’avons jamais quand même rêvé en 2012 ou les années qui allaient suivre, voire susciter cela dans deux décennies. Mais, les autorités mauritaniennes nous ont accéléré la tâche. Elles nous ont donné un très grand cadeau.

Rimart Culture : Vous avez écouté les préoccupations des populations. Qu’est-ce qu’en retour, concrètement, pouvez-vous faire pour elles ?

B.O.D.O.A : Ce que nous pouvons faire, c’est d’organiser la résistance des populations victimes d’expropriations, de violations de droits de l’Homme, de marginalisation, d’injustice, d’esclavage ou de pratiques similaires. Nous n’avons pas de baguette magique pour résoudre leurs problèmes. Nous ne sommes pas un Etat ni le pouvoir qui peut leur rendre leurs droits qui leur sont spoliés par les autorités ou les groupes dominants. Notre apanage, c’est que nous sommes une organisation bâtie sur la résistance contre les injustices, les violations des droits de l’Homme. A travers l’engagement des populations, nous pouvons mettre la pression interne et externe sur la Mauritanie afin qu’elle procède à des réformes significatives. Dans le cas échéant, nos efforts vont participer d’un mouvement très large de contestation qui pourra aboutir à un changement de pouvoir.

NOTRE PRESSION DEVIENT GÊNANT POUR L’ÉTAT MAURITANIEN

Rimart Culture : L’Assemblée nationale et le Sénat ont validé des amendements de la Constitution, dont la criminalisation de l’esclavage. Cette décision doit certainement vous réjouir ?

B.O.D.O.A : Cela ne peut pas me réjouir parce que c’est la énième loi sur l’esclavage. Les autorités mauritaniennes décident toujours d’édicter une loi dans les moments où notre pression sur le terrain de la lutte anti-esclavage devient très forte, visible sur le plan national et international, gênant pour l’Etat mauritanien devant ses partenaires internationaux. C’est une parade habituelle qui n’est pas significative et qui ne peut pas être source de réjouissance. La seule réjouissance peut exister lorsque l’Etat mauritanien décide d’appliquer au moins une seule des lois sur l’esclavage. Mais tant que l’Etat mauritanien clame haut et fort, à travers même le Chef de l’Etat et les ministres de la République, qu’il n’y a pas d’esclavage et en même temps édicte des lois, ceci n’est pas cohérent, ni conséquent.

Rimart Culture : Vous êtes venu à la rencontre des populations dans le sud du pays. Est-ce que vous êtes en train de dessiner les contours d’un futur engagement politique ?

B.O.D.O.A : Bien sûr. A la marge de cette tournée d’IRA, il y’aura certainement à l’œuvre une aile politique qui va naître et qui va se traduire par la naissance d’un parti politique indépendant de l’IRA mais qui reflète ses positions sur le plan politique.

RIMWEB VOUS MENE EN IMAGES……………….


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