Traversées Mauritanie : la saga de la littérature mauritanienne

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Du 15 au 19 décembre, la capitale mauritanienne a vibré au rythme de la 5e édition de « Traversées Mauritanides » le rendez- vous des passionnés de la littérature. Durant cinq jours, écrivains invités et public ont échangé sur la thématique « Diaspora et littérature : une écriture par procuration? » à travers visite d’écoles, table ronde et concert de slam.

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Au cours de cette assise littéraire, nous sommes allés à la rencontre de Planète Jeune Mauritanie qui accompagne depuis 5 ans cet évènement qui a bénéficié du soutien du ministère de la culture et de l’artisanat à travers un montant de « 800.000 UM comme aide » selon Bios Diallo, initiateur de « Traversées Mauritanides ».

« Difficulté de sponsoring »

Lors de la clôture de cette édition, Mamadou Tall responsable de Planète Jeune en Mauritanie a estimé que son organisation « apporte un plus » à Traversées Mauritanides qui « contribue à un enseignement éducatif » à travers le concours de génie en herbe, Epelle –moi ou encore super crack notamment. Pour notre interlocuteur « l’éducation et la culture sont des parents pauvres, l’Etat ne fait aucun effort pour subvenir aux besoins de ses enfants». Il évoque par la suite la question du manque de soutien déclarant que « la difficulté de sponsoring est un réel problème en Mauritanie ». Mais avec la volonté dit-il tout est gérable ou surmontable.

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Pourtant, la traversée ambitionnait de se manifester aussi à Nouadhibou mais à la dernière minute la donne a changé selon le directeur du « Festival Traversées Mauritanides » Bios Diallo. Ce dernier qui rappelle que son initiative a mené des activités à Rosso et Kaédi s’explique ainsi : « on voulait le décentraliser mais on ne peut pas décentraliser si on n’a pas les moyens » annonçant ainsi que le voyage sur Nouadhibou a été « différé ».

Où sont les écrivaines mauritaniennes?

Quand à la participation d’écrivaines mauritaniennes à cette messe littéraire, Bios Diallo fait remarquer :«il nous faut des publications sous la main, on a eu une bonne présence féminine mais mauritanienne on ne demande que ça ». Même si la poétesse et chroniqueuse Mariem Derwich était parmi les invités de cette édition. Ce festival a été marqué par la dédicace des ouvrages de Mariem Derwich « Mille et un je » et « L’arbre à la cour criminelle » de Djibril Hamet Ly.

Awa Seydou Traoré

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