Trois clashs avec le GGSR

clashs avec le GGSRLes  éléments du Groupement Général de la Sécurité Routière (GGSR) auraient-ils omis d’implorer, ces derniers temps, la bénédiction divine ? Quatre personnes, dont deux étrangers, leur ont donné, en effet, du fil à retordre. Flash-back sur une semaine mouvementée.

 Les agents routiers mordent la poussière

 Le fameux Bazra ould Haïdalla, fils de l’ancien chef de l’Etat mais, hélas, plus connu pour ses frasques, conduisait un véhicule aux vitres teintées, lorsqu’un contrôle de la sécurité des routes, au Ksar, l’a sommé de s’arrêter. Sid’Ahmed, alias Bazra, freine et les « Misgharou » entourent aussitôt la voiture. « Les pièces de la voiture ! Elle est en situation irrégulière, nous allons la parquer dans la fourrière », lance leur chef. « Vous avez laissé passer des dizaines d’autres voitures aux verres fumées ! », s’indigne Bazra, « pourquoi vous acharner sur moi ? – Désolé, nous avons de fermes instructions ! » Et voilà les militaires à tenter d’ouvrir les portières pour monter. C’est alors que le jeune homme s’empare d’un fusil-mitrailleur et commence à tirer en l’air ! Sauve-qui peut chez les Misgharou qui se jettent à plat ventre.

La voiture d’Ould Haïdalla démarre sur les chapeaux de roue et se s’éloigne vers l’Ouest. Les policiers de la route la filent à distance, tout en alertant leur quartier général. Une poursuite façon formule 1 s’engage. Mais Bazra est un habitué des courses mouvementées et réussit à semer ses poursuivants vers le carrefour Nouadhibou. Mais ses traqueurs étaient, hélas, manifestement plus novices : dans sa course effrénée, la voiture de la sécurité routière a tamponné un jeune passant qui mourra, le lendemain, de ses blessures.

C’est également le lendemain que le fugitif se rendra à la gendarmerie venue encercler son domicile. Il est remis aux soins du Commissariat spécial chargé de la police judiciaire (CSPJ). Déféré au Parquet, il a été écroué en suivant. Une source digne de foi affirme qu’il sera jugé au cours des prochains jours. On a remarqué qu’il portait un pansement à la main gauche. On ne sait si cette blessure est en rapport avec l’escarmouche.

Deux éléments du GSSR molestés par deux étrangers au look maghrébin

Quarante-huit heures plus tard, vers une heure du matin, au carrefour Tin Soueïlim, deux agents de la sécurité routière contrôlent les véhicules. Une voiture aux verres fumés (encore !) et plaques étrangères passe. Coup de sifflet. Le véhicule, qui roulait à vive allure, s’arrête plus loin. Les deux agents le rejoignent et demandent, à son chauffeur, d’allumer la lumière intérieure. Celui-ci s’exécute mais refuse d’exhiber ses papiers et ceux de la voiture.

Une altercation a lieu lorsque les agents veulent monter à bord du véhicule pour le conduire à la fourrière. Les étrangers les rouent de coups de poing et pied. Après une brève résistance, voilà nos Misgharou complètement K.O. ! Des passants interviennent pour les sauver des griffes de leurs agresseurs. Ces derniers n’essaient pas de fuir et restent sur place en attendant l’arrivée de renforts de la sécurité routière. Deux voitures pleines de ses éléments arrivent ; l’une évacue les deux jeunes agents à l’hôpital ; l’autre embarque les deux étrangers vers une destination inconnue. Une chose est certaine, affirment les témoins : ils n’auront pas été tabassés, eux, sur place…

La Garde vient au secours du GSSR

Samedi 11 Juillet, vers 23 heures, à côté du cimetière de Riyad, un poste de contrôle de la sécurité des routes est en faction. Soudain, une Mercedes 190 passe et l’on fait signe au chauffeur de s’arrêter. Il se gare côté gauche et les deux agents viennent contrôler le véhicule. Son conducteur n’a apparemment pas de papiers et affirme qu’il est fonctionnaire à la direction de la Sûreté. Les agents lui demandent alors de présenter sa carte. « Je n’en ai pas », répond-il. Ils lui demandent alors de descendre. Mais le voilà qui se renfrogne, grogne, se met en colère et commence à les racler de coups, avec une incroyable force.

Les pauvres éléments du GSSR n’insistent pas et courent se mettre à l’abri, racontent des témoins. Heureusement, il y a, tout près, un poste de sécurité de la Garde nationale. Alertés, ses éléments interviennent pour maitriser le colosse et le remettre aux soins de la police. Tout va bien. Une fois remis de leurs émotions, nos Misgharou reviennent à leur poste pour contrôler les voitures. Avec, probablement, un chouïa moins de zèle…

Mosy

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