Trois journalistes espagnols portés disparus en Syrie

TurquieTrois journalistes espagnols sont portés disparus en Syrie depuis une dizaine de jours. Antonio Pampliega, Jose Manuel Lopez, et Angel Sastre sont arrivés aux alentours du 10 juillet et n’ont plus donné de nouvelles depuis le 12, selon la présidente de la Fédération des associations de journalistes espagnols, Elsa Gonzalez, qui s’exprimait sur la chaîne de télévision publique espagnole TVE 24 heures.

Des sources proches du gouvernement syrien et de l’opposition, contactées à Beyrouth par RFI, privilégient la thèse de l’enlèvement. Les trois journalistes espagnols sont entrés en Syrie à partir de la Turquie et se sont dirigés vers la ville d’Alep, au nord-ouest du pays. Le 12 juillet, jour de leur disparition, ils se trouvaient dans une zone de combat où sont actifs des mouvements islamistes, regroupés au sein d’une coalition appelée Ansar al-Charia. Une autre coalition baptisée Fatah Halab, ce qui signifie en arabe « la conquête d’Alep », est également influente dans le même secteur. Elle compte dans ses rangs, entre autres, le Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda.

Elsa Gonzalez, la présidente de la Fédération des associations de journalistes espagnols, ne précise pas si les trois journalistes indépendants étaient ensemble et pour quels médias ils travaillaient. Antonio Pampliega a contribué à la couverture texte de l’Agence France-Presse (AFP) en Syrie jusqu’en 2013. Jose Manuel Lopez a participé à la couverture photo de l’AFP de plusieurs conflits, dont celui en Syrie jusqu’en 2013, précise l’agence. La télévision publique espagnole indique de son côté qu’ils réalisaient ensemble une enquête en Syrie.

Depuis le début de la crise syrienne, en 2011, des dizaines de journalistes syriens et étrangers ont été enlevés ou assassinés. Parmi eux figurent trois Espagnols, Javier Espinosa, Ricardo Garcia Vilanova et Marc Marginedas, libérés en mars 2014 par le groupe Etat islamique, après des mois de captivité. La plupart des journalistes ont été enlevés par d’autres brigades islamistes avant d’être revendus ou livrés à l’organisation Etat islamique.

Source: RFI

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