Un collectif d’associations organise un débat sur les violences faites aux femmes

Un collectif d’associationsLe Collectif des associations face à la violence faite aux femmes et enfants en Mauritanie a organisé le dimanche 15 Mars 2015, au centre culturel de la Communauté urbaine de Nouakchott, une débat sous le thème «La Mauritanie Face aux violences faites aux femmes : causes, manifestation et solutions».
L’activité a été animée par le professeur et consultant Cheikh Saad Bouh Camara, Mr Ba Samba représentant de l’association AMSME présidée par Zeinabou Mint Taleb Moussa, Imam Abdoulaye Banda Sarr, Secrétaire Général de l’association Main Dans La Main. La table ronde a été modérée par le Mr Sow Samba le chercheur et professeur de sociologie à l’université de Nouakchott.
Prenant le premier la parole, le professeur Cheikh Saad Bouh Camara a évoqué certaines typologies de violations contre les femmes dont la violence conjugale, la violence au sein de l’administration, les mariages précoces et les gavages, les pratiques traditionnelles néfastes comme le sororat, qui oblige un homme à épouser la sœur de sa femme, et le lévirat, qui oblige la veuve à épouser le frère de son mari défunt etc. L’écrivain Cheikh Saad bouh a souligné que « ces pratiques sont très vilaines et qu’il faut les dénoncer».
Par ailleurs, imam Sarr a affirmé que l’islam est contre toute forme de violation et en particulier celle perpétrée contre les femmes. Il a souligné que l’islam accorde une considération particulière à la femme en lui permettant de choisir son mari, et de disposer de ses biens. Imam Sarr a ajouté que le viol est une violation qui est condamnée par l’islam et qu’au temps du prophète ce phénomène n’existait pas.
Quant à Mr Ba Samba, il a souligné le rôle joué par l’AMSME à travers l’appui des victimes et leurs accompagnements au niveau des autorités judiciaires, pour porter plainte contre leurs bourreaux. Il a ajouté que les autorités mauritaniennes reconnaissent le viol mais l’application de la loi dans ce sens lèse plus la femme ou la jeune fille violentée, qui souvent est condamnée par le juge pour acte de Zina ou adultère.
Le débat a été enrichi par les différentes interventions des participants composés surtout de jeunes filles et garçons. On notait également la présence des grandes personnalités dont l’ancien Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott Monsieur Ahmed Hamza.
Soulignons que le Collectif des associations face à la violence faite aux femmes et enfants en Mauritanie comprend cinq organisations dont le Groupe de soutien aux femmes et enfants violente (GSFEV), Pensons ensemble, UJF, Association pour le développement de Neteck (AJDN) et Leo Club Nouakchott Oasis.
Parmi ces objectifs « Accueillir, assister et orienter les femmes violentées grâce à l’assistance judiciaire/juridique » «mener des Campagnes nationales de sensibilisation sur » « les violences sexuelles : viol et pédophilie partout dans le pays » « Séminaires de formation des membres en technique d’animation, de plaidoyer et de lobbying, en counseling pour une meilleure prise en charge des victimes.

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