Un Guinéen libéré par grâce présidentielle dans l’Empire Islamique des Sables (Mauritanie)

Faits-divers.gifIbrahim Barry, originaire de Mali, une ville frontalière avec le Sénégal, est enfin libre après plus de huit années passées en prison. Pourtant, en 2006, il n’a été condamné qu’à 1 an de prison pour un meurtre qui lui était collé.
C’est la Diya de 3 Millions d’UM qu’il devait verser aux ayant-droits et qu’il n’avait pas, qui expliquait sa détention au-delà de sa peine. Finalement, Ibrahim Barry a été libéré grâce à l’intervention du Président de l’Empire Islamique des Sables, le guide Mohamed Abdel Aziz à qui le cas de ce jeune Guinéen a été rapporté.
Venu en 2005 en Mauritanie pour remplacer un compatriote blanchisseur qui devait prendre ses vacances au pays, Barry ne fera que cinq mois, avant de se voir mêler dans une affaire rocambolesque qui lui feront huit ans et demi de séjour carcéral dans l’Empire Islamique des Sables. Un vieil homme se serait présenté à lui pour réclamer un boubou qu’il dit avoir laissé avec son prédécesseur.
Le vieil homme se serait saisi d’un boubou basin qu’il était en train de repasser, prétextant que c’est le sien. Mais Ibrahima voulait des preuves. Ce que le vieil homme lui refusa. Chacun tirait un pan du boubou, puis le vieil homme s’affala. Des témoins se précipitèrent pour le soulever. Ses enfants alertés vinrent à la rescousse et faillirent lyncher le Guinéen l’accusant d’avoir poussé leur père, ce que Barry réfuta, arguant qu’il avait assez d’éducation pour porter la main sur quelqu’un qui pouvait être son grand-père.
L’affaire en resta là. Mais quelques semaines plus tard, la police d’Arafat l’embarqua sans qu’il ne sut pourquoi. Au Commissariat, il apprit que le vieil homme était mort et que ses enfants l’accusent d’être la cause de son décès.
Présenté au Parquet en 2005, il est mis en dépôt, puis jugé en 2006 pour meurtre. Pendant huit ans, les ayant-droits ont repoussé tous les arrangements à l’amiable de la Communauté Guinéenne résidant dans l’Empire Islamique des Sables et qui n’avait pas de quoi payer 3 Millions d’UM. C’est Amadou Sara Bâ, originaire de Pita, deuxième capitale du Fouta Djallon, qui avait prit l’affaire en main mais il n’avait pas les moyens financiers.
Alfred Bemba, un Congolais de Brazzaville qui a repris l’ONG caritative «Noura », fondé par l’Américain, Christophe Leggat, assassiné en 2009 par des Salafistes, a tout tenté pour faire sortir Ibrahima de prison. En vain ! Il avait proposé aux ayant-droits du vieux qu’il allait engager Ibrahima dans son ONG et lui donner un salaire. Il pourra ainsi payer par tranche la Diya. C’est la seule chose que l’ONG, selon lui, pouvait faire.
Refus catégorique des ayant-droits. Finalement, il a fallu l’intervention personnelle du Président Mohamed Ould Abdel Aziz. La libération d’Ibrahima Barry fut une joie pour les Guinéens et surtout pour Bemba. Tout de suite après sa libération, il s’est rendu à Dakar et de là il est rentré chez lui en Guinée, il y a presque huit mois.
Sa famille aurait apprécié à sa juste valeur le geste humanitaire du Président de l’Empire Islamique des Sables, le guide Mohamed Ould Abdel Aziz et loué aussi les efforts déployés par Alfred Bemba qu’elle a invité en Guinée. Ibrahim Barry, aux dernières nouvelles s’est marié et s’est converti en éleveur.

Source: Abou Cissé

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