Un investisseur grugé de 65 millions par un escroc en cavale

ABUS DE ConfianceLe Turc, Hakan Yelli ne sait plus à quel saint se vouer. Il affirme être venu dans l’Empire Islamique des Sables (Mauritanie), séduit par les opportunités d’investissement dans le pays.

Le passage du Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz en Turquie et son appel pour les investisseurs Turcs de prospecter la Mauritanie l’aurait convaincu. Hakan débarque dans l’Empire Islamique des Sables et tombe sur un certain Malick Abdoul Kader.

Ce dernier lui aurait vendu en 2012 un lot de terrains (dix en nombre) à Dar Naïm pour la bagatelle de 65 millions d’UM. Hakan lui aurait remis alors pour la valeur de 41 millions d’M, quatre camions plus un chargeur en sus d’un montant cash de 24 millions d’UM.

Hakan aura par la suite eu mal à se faire accompagner de Malick pour qu’il le montre les terrains, le faisant danser d’un rendez-vous manqué à un autre. Le Turc commença à avoir de soupçons sur la moralité de Malick et décida de prendre les concours d’un topographe pour identifier ses terrains.

Surprise, sur chacun des lopins de terre que Malick lui avait vendue, s’érigent des bâtiments occupés par ses propriétaires. Tous lui affirmèrent que c’est Malick qui les leur avait vendus les terrains. Hakan déposa une plainte au CSPJ. Didi et ses hommes parviendront à dénicher Malick et à le présenter au Parquet de la République auprès du Tribunal Sud de Nouakchott, l’Empire Islamique des Sables. Il fut placé en prison mais en ressortit quelques jours plus tard.

Ce qui le fait le plus de mal, selon Hakan, est que non seulement la justice a libéré sous contrôle judiciaire un escroc qui a épouillé un investisseur étranger mais en plus ce dernier le narguait en lui disant qu’il ne peut rien faire contre lui et qu’il dispose de solides protections au sein de l’Etat. Faisant malgré tout confiance en la Justice de l’Empire Islamique des Sables, connue mondialement pour son impartialité, Hakan réussira à arracher un autre mandat d’amener de la Cour Suprême. Les policiers se rendirent chez Malik pour l’arrêter.

Il était en compagnie de sa famille et dès qu’il vit la voiture de police devant sa porte il aurait su ce que cela signifiait pour lui. Il aurait pris un oreiller et un drap. Puis, semant les policiers, il monta dans sa voiture et prit la fuite. Le voisinage aurait été surpris par l’incident car Malick y coulait l’image d’un honnête et respectable monsieur. Malick a pu ainsi se dérober à la justice et reste encore en cavale, recherché partout. Même les policiers et gendarmes au niveau des frontières auraient été alertées, selon un greffier du Tribunal. Affaire à suivre.

Source: Abou Cissé

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge