Un juge et un policier transférés dans le cadre de la loi criminalisant l’esclavage


Des sources sécuritaires au sein de l’Initiative pour la Résurgence d’un Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA) ont indiqué que le commissariat de police d’Arafat 1 a arrêté, dans la nuit du lundi Cheikhani Ould Ekleib qui a interpellé un membre de l’Organisation non reconnue par l’Etat, en ces termes : « tu es un esclave, vous à IRA, vous êtes des esclaves en train de sombrer dans la folie ».

Et les sources d’ajouter, dans un entretien avec « Al Mouchahid » que le juge d’Adel Bagrou, Sidi Mohamed Ould Hamady, qui s’est vanté de posséder des dizaines d’esclaves, sera transféré demain devant le procureur de la République de Nouakchott.

IRA avait organisé, dimanche, un sit-in de protestation devant le commissariat de police d’Arafat 1 pour demander l’arrestation du magistrat et du policier.

L’affaire remonte au 12 janvier 2013 quand le président du bureau d’IRA à Toujounine, Baba Traoré, avait déposé une plainte au commissariat de police d’Arafat 2, en compagnie d’un chauffeur de taxi, comme témoin d’une discussion entre lui et un monsieur prétendant être juge à Adel Bagrou et s’appelant, selon sa déclaration à la police, Sidi Mohamed Ould Hamady, né en 1952 à Tamcheket. Le débat, à l’intérieur du taxi, tournait autour du problème de l’esclavage que « monsieur le juge » défendait – justifiait – avec la force du désespoir, disant qu’aucun pays musulman ne peut l’interdire du fait qu’il s’agit, selon son propos, de « la charia d’Allah ». Il a déclaré devant les passagers du taxi posséder 25 esclaves, qui se trouvent dans les environs de Tamchekett, et qu’il est prêt à faire cette déclaration devant n’importe quelle autorité. Alors le représentant d’IRA à Toujounine lui dit qu’il ne le lâchera pas avant de l’amener au commissariat de police pour déposer une plainte contre lui. Menés par le chauffeur de taxi, les deux hommes prennent alors la direction du commissariat de police d’Arafat 2 où l’affaire a atterri. Rappelons que la nouvelle loi criminalisant les pratiques esclavagistes en Mauritanie punit le contrevenant de la privation de ses droits civiques ainsi que d’une peine d’emprisonnement et d’une amende.

 

Elhourriya

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