Un Mauritanien remporte le concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie

La première édition du concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie a été remporté ce dimanche par le justiceMauritanien maître Youssouf Ould Abdellahi avec sa plaidoirie intitulée : « Guantanamo : Trop, c’est trop…Les cas Ould Sellahi et Ould Abdel Aziz », deux Mauritaniens détenus dans cette prison américaine au Cuba.

Quatre Mauritaniens, deux Français, un Malien et un Sénégalais ont participé au concours organisé, à l’Institut Français de Mauritanie, par l’Ordre national des Avocats de Mauritanie et l’Institut international des droits de l’homme et de la paix avec le soutien de l’Ambassade de France à Nouakchott.

La plaidoirie du premier lauréat était relative à une vieille femme tiraillée par des sentiments contradictoires en instant d’agonie. Pendant qu’elle préparait à quitter ce monde, elle souhaite rester en vie, un an…un moi…voire un jour, avec l’espoir de revoir son fils jeté à Guantanamo.

Le deuxième prix a été attribué à maître Delphine Manuel-Laurano (Française), pour sa plaidoirie : « La révolutionnaire nue » qui est revenue sur un jour du 25 janvier 2011 à la place Tahrir au Caire. Ici la seule présence de la femme pose question ! Les parents d’Aliaa, cliente de l’avocate, y répondront violemment : « Une manifestante qui participe à ce sit-in place Tahrir, peu importe qu’elle porte le voile, est par essence, un objet sexuel pour les manifestants masculins. De plus, elle n’a aucun droit à revendiquer ».

Le troisième lauréat, maître Cheikh Sidi Mohamed Hamdi, a défendu « Les enfants abandonnés : membres et victimes de la société » à partir du cas d’une enfant abandonnée. La petite Ajà a été jetée dans un endroit obscur et sauvage, car la décision de s’en débarrasser constitue la seule façon, pour sa mère de se libérer d’une honte dont elle a souillé son honneur.

Les autres plaidoiries ont portées sur : « L’enfer des bédouins de l’Azawad », par maître Med Leine Ould Ahmed, « Les masques Hopis ou la marchandisation du monde », par maître Olivier Yacoub (France), « Le cas d’Ahmed…quand la justice se regarde dans le miroir ! » par maître Brahim Ould Mbarek, « Aguel’hoc, une ville fantôme au destin mortifère », par maître Oumar Niaré (Mali) et sur « Lettre ouverte d’un condamné à mort » par maître Ousseinou ngom (Sénégal).

Dans son mot à l’occasion, Hervé Besançont, ambassadeur français à Nouakchott a déclaré : « Considéré comme le défenseur des pauvres comme celui des riches des puissants comme celui des sans voix, l’avocat est souvent le dernier rempart contre la justice et le garde-fou pour la préservation des libertés. Il est également le gage d’un procès équitable parfois critiqué par les pouvoirs publics pour son indépendance décrié par le client qu’il n’a pas pu remporter le procès. »

Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Mauritanie, Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a, lui, informé que la Mauritanie abritera chaque année ce concours qui permet aux avocats d’exercer l’art de convaincre et de révéler leur compétence dans le traitement de dossiers en rapport avec les Droits de l’homme ».

Il a également déploré que la Mauritanie ne fait pas partie des pays qui offrent de l’assistance judicaire à leurs citoyens. Ce, alors que la problématique n’est plus liée à la mise en place de cette assistance judicaire, mais à son activation, son financement ainsi qu’à l’élargissement des bénéficiaires et des domaines d’intervention.

Pour sa part, Sébastien Botreau Bonnderre, directeur de l’Institut international des droits de l’homme et de la paix, a précisé que chaque concours a un jury qui représente la vision qu’on peut avoir des droits de l’homme.

Il a aussi profité de l’opportunité pour conseiller qu’on ne peut pas empêcher les guerres sans respecter les droits de l’homme.

source : Lauthentic

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