Un missile balistique nord-coréen s’est abîmé dans les eaux japonaises

missileUne fois de plus, le régime de Pyongyang affiche son mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. La Corée du Nord a procédé ce mercredi 3 juillet 2016 à un nouveau tir de missile balistique. L’armée américaine précise que ce sont en fait deux missiles Rodong de portée intermédiaire qui ont été détectés.

La Corée du Nord persiste et signe. Elle a tiré deux nouveaux missiles de moyenne portée. L’un aurait explosé dès son lancement. L’autre a survolé le territoire nord-coréen sur une distance de 1 000 km avant de s’abîmer dans les eaux japonaises, selon plusieurs sources militaires. Ces deux tirs sont les derniers d’une longue série, rappelle notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias.

Par ce nouvel acte de défiance, le régime dirigé par Kim Jong-un affiche son refus obstiné de céder aux pressions internationales. Pour rappel, les résolutions de l’ONU interdisent à Pyongyang d’utiliser la technologie des missiles balistiques. Les récentes sanctions votées en mars par les Nations unies ne semblent pas non plus empêcher la Corée du Nord de s’approvisionner en carburant nécessaire pour ses fusées.

Le régime nord-coréen multiplie aussi les tirs pour protester contre l’installation prochaine sur le territoire sud-coréen d’un bouclier anti-missile américain sophistiqué, le THAAD. Un système capable en théorie de faire exploser en vol un missile balistique nord-coréen lors de sa phase de rentrée. Controversé, ce déploiement ulcère les voisins chinois et russe, qui s’estiment visés par ces radars hyperpuissants.

Mi-juillet, la Corée du Nord avait menacé Séoul de « représailles physiques » en raison de ce bouclier américain. Ce mercredi, face aux tirs, par Pyongyang, de missiles Rodong – une version améliorée du Scud d’une portée d’environ 1 300 km -, le département d’Etat assure que les Etats-Unis sont « prêts (…) à nous défendre nous, ainsi que nos alliés contre toute attaque ou provocation ».

Depuis son quatrième essai nucléaire en janvier, le régime des Kim a procédé à plusieurs tirs de missiles balistiques. Mais c’est la première fois depuis 1998 qu’un missile nord-coréen s’abîme dans la Zone économique exclusive du Japon. Selon le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, aucun avertissement n’a précédé ce tir. Le Premier ministre Shinzo Abe dénonce « un acte scandaleux qui ne saurait être toléré ». Il parle d’une « menace sérieuse à la sécurité du pays ».

 Par RFI
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