Un parent d’élève dénonce des discriminations au Petit centre de Nouakchott

 

Je suis parente d’élève au petit centre de Nouakchott, mes fils y sont depuis l’âge de 3ans jusqu’a nos jours où ils font le collège et le lycée respectivement comme tant d’autres parents et n’ont jamais fais une autre école, il y a une réalité et un non-dit aux parents concernant ces points que je vais citer :

1. le test que le Petit Centre impose à nos enfants avec un Quota minime sous prétexte que le Lycée Français (Thédore Monod) n’a pas assez de places pour accueillir tous les élevés faisant le programme français (tel que : Petit Centre, le Sahel, les Méharées, les Cadres…) pour y passer le Bac français et le Brevet.

Pourtant, cela n’a pas empêché le Petit Centre d’ouvrir une Extension du petit centre (Richard Bohringer) qui, à ce qu’il parait, bénéficie de tous les avantages sur le Petit Centre parce que c’est une école de prestige (de riches qui paient plus cher) et cela n’a pas empêché le Lycée Français Thédore Monod d’ouvrir une autre extension sous anonymat (l’école des cadres).

Donc qu’on ne vienne pas nous dire que c’est un problème de place ou de correcteurs mais plutôt d’intérêt personnel et de prestige, et cela perdure depuis 4 ans et nos enfants en paient les frais.

Il y a une autre face de l’iceberg qui est plus grave; c’est qu’ une fois ce test passé aux élèves et après la sortie des résultats, commencent les magouilles, on sacrifie certains au profit des autres, commencent les interventions des uns et des autres avec la complicité du Lycée Français qui passe sous silence des cas isolés et autorise des élèves n’ayant pas eu le test de passer l’examen par le biais des interventions.

Les parents d’élèves sont dépassés et déplorent ce qui se passe et font beaucoup pour y remédier mais à eux seuls les moyens sont limités sans l’aval des parents qui sont les premiers concernés car il s’agit de l’avenir de leurs enfants.

2. Les parents doivent savoir que le test équivaut à un mur de Berlin qui ne répond à aucune norme ni loi. Il est fait tout simplement pour freiner et détruire l’avenir de certains enfants au profit d’autres (la loi du Puissant/Faible). Beaucoup de parents ne le comprendront que très tard, une fois que l’enfant arrive au lycée et collège. En réalité, sans le test, il n’y a pas d’examen et sans examen, il n’y a pas d’étude universitaire donc fin de parcours scolaire qui en principe ne faisait que commencer.

3. Les parents doivent s’élever, manifester, dénoncer cette injustice qui perdure et qui va continuer aussi longtemps tant que personne ne bouge, le Petit Centre doit nous rendre des comptes, pourquoi accepter l’inacceptable.

Aux parents, n’ayons pas la mémoire courte… ce n’est pas aujourd’hui qu’on doit nous dire que nous payons peu pour nos enfants et d’autres payent plus. Le Lycée Français devait en principe apporter son soutien à ce grand édifice qu’est la famille ayant en commun le français et faciliter aux enfants mauritaniens qui veulent faire le programme français d’y accéder sans poser un problème de quota et de test.

Je trouve que cela ressemble plutôt à une discrimination de la part du Lycée Français, car on voit bien quelque part, ils font ce qu’il veulent et n’ont pas de compte rendre à quiconque.

J’interpelle ici tous les parents de prendre en compte cette triste réalité et de se lever pour lutter contre cela car c’est l’avenir de nos enfants donc l’avenir du pays qui est en jeu. Qu’ils ne soient pas dupes ni passifs en acceptant tout. En France, il nous impose leur loi, leur veto et on s’y plie, c’est normal mais ici chez nous aussi, ils font leur loi comme ils l’entendent sans être inquiétés et cela doit cesser car il n’y a aucune logique ni compréhension pour comprendre ou accepter ce qui se passe.

Mme D

Source : Le Véridique


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