Un nouveau parti islamiste pour contrer Tawassoul : L’éternelle cuisine des faux doublons

Après avoir crée une IRA-bis, un syndicat estudiantin UNEM-bis, et d’autres trucs-bis, toujours pour contrer des os durs, voilà que le pouvoir tente de créer un parti islamiste bis, pour contrer le parti Tawassoul qui mène la fronde anti-Aziz. Malgré l’échec de ses expériences passées dans le jeu du doublon, le régime récidive. A l’instar des autres pions qui ont bénéficié au passage de quelques pactoles pour leur rôle de « faux dissidents », les islamistes qui se prêtent au jeu, auront certainement eux aussi, une partie de cette enveloppe en plus certainement d’autres avantages.

vers un nouveau parti islamiste pour contrer le parti Twassoul

Ce n’est plus qu’une question de jours et le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz aura son parti islamiste, formé par des érudits du sérail. Ceux-ci tenteront d’arracher au parti Tawassoul, ennemi juré du pouvoir, une partie de son électorat. Une demande de reconnaissance serait ainsi sur le point d’être présentée auprès des services du ministère de l’Intérieur pour l’octroi d’un récépissé au nouveau parti déjà considéré de traditionnaliste. Un nouveau salafisme qui viendrait se greffer certainement sur le champ politique, mais cette fois pour pérenniser un pouvoir qu’une partie de la classe politique ne cesse de pousser vers la sortie. Les raisons avancées par les concepteurs d’une telle formation qui porte en réalité à trois le nombre de parti d’obédience islamiste, si l’on y ajoute El Vadila, est qu’ils ne se sentiraient pas dans la ligne suivie par Tawassoul. Les observateurs avertis y ont vite perçu la patte du pouvoir en place qui cherche à affaiblir ses ennemis en leur créant chaque fois que possible des doublons.

Mais à considérer la nature jeune de la population mauritanienne, un parti de vieux véhiculant des idées rétrogrades aura du mal à s’imposer face à la nature progressiste et dynamique de Tawassoul qui a beaucoup gagné en maturité politique au cours de ses années d’existence. Pour d’autres, ce nouveau ballon d’essai que le pouvoir chercherait à balancer sur la scène publique traduirait son échec à faire de Vadila, un autre parti islamiste traditionnaliste, le rôle de contre-pouvoir à la puissante formation de Jemal Mansour. Selon des sources non confirmées, l’ancien ministre, l’érudit Boubacar Ould Ahmed, a déjà démenti son appartenance à ce nouveau parti.

MOMS.

Source: lauthentique

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