Un policier se fait escroquer

Faits-divers.gifUn agent de police répondant au nom de Amadou a été floué. Il a acheté une maison auprès d’un nommé NDiaga Hamady Diallo dit « Aly Chinois ». La maison lui appartient et il détient tous les documents. Le policier s’en est assuré avant de passer à l’acte. La vente a été ainsi dûment notariée et l’argent de la transaction remise au vendeur. Le policier attendait tranquillement son salaire pour procéder à certaines réparations, lorsqu’il reçu la visite du grand frère et de l’oncle de « Aly le Chinois ». L’oncle lui avait expliqué qu’en réalité, la famille ne veut pas vendre la maison et qu’ils sont prêts à un arrangement à l’amiable avec lui, en remboursant son argent. Mais il fallait qu’il lui remette les papiers de la maison. Vu l’âge avancé de l’oncle, qui s’appelle lui aussi Amadou Keïta, et le droit d’aînesse si ancré dans l’esprit du policier, il remit tous les documents à l’oncle.

Rendez-vous fut fixé pour que le policier retrouve son argent. Au jour-J, il arriva sur le lieu du rendez-vous et trouva l’oncle seul. Celui-ci lui dit alors que NDiaga Hamady Diallo était de passage et qu’il a pris les documents de la maison. Sans tergiverser, le policier porta plainte, demandant son argent ou la maison. L’oncle fut arrêté et accusé de complicité. Les policiers découvrirent alors que « Aly le Chinois » avait quitté le pays et qu’il serait parti aux Etats-Unis. Comme le vieux était incapable de rembourser l’argent, l’affaire atterrit sur le bureau du Procureur de la République, le lundi 27 avril dernier. Après avoir entendu le policier et l’oncle du fugitif Aly, le Procureur les orienta vers le juge d’instructoon du 6ème cabinet. Ce dernier opta pour un arrangement à l’amiable, à savoir le remboursement du prix avancé par le policier. Comme l’oncle disait n’avoir aucun sou pour rembourser, il fut placé en prison et un mandat d’arrêt fut lancé contre NDiaga Hamady Diallo.

Disparition de 200 Millions d’UM à l’Etat-major de la Garde nationale
Suite à une inspection au niveau de la trésorerie de l’Etat-major de la Garde nationale, un trou de 200 Millions d’UM, certaines sources parlent de 500 Millions d’UM, aurait été découvert. Cette investigation provoquée par l’Inspection générale des forces armées et de sécurité, ferait suite, à la disparition suspecte durant ces derniers jours de l’officier responsable de la trésorerie, le capitaine Abdallahi Ould BeyroucK. L’officier reste à ce jour introuvable malgré toutes les recherches. Certaines rumeurs parlent d’une perquisition effectuée à son domicile où un partie des montants détournés aurait été trouvée. L’enquête se poursuit pour en savoir davantage, alors que certaines sources déclarent que les montants détournés représentaient le salaire des gardes.

Rafle de Gordjiguènes
La police de Dar Naïm a procédé la nuit du vendredi à samedi, à plusieurs rafles de Gordjigènes, ces hommes qui se comportent en femmes. Tout prouve que les rafles n’avaient pas été programmées. Elles seraient survenues à l’issue d’une première opération montée lors d’une cérémonie de mariage au cours de laquelle une bagarre avait éclaté entre deux groupes de Gordjiguènes. Les « bagarreuses » qui avaient été invitées par groupe s’étaient disputées le tour de rôle autour du tam-tam de la cérémonie. A peine le premier groupe eu-t-il accompagné l’artiste de la soirée que le second réclamât son tour. Mais, en face, il y avait de la résistance. Et très rapidement les discussions se transformèrent en insultes puis en bagarres. Une bousculade monstre s’ensuivit qui créa un énorme tollé dans l’étroite enceinte de la cérémonie. La mariée, étouffée, fut évacuée dans un centre de santé, tandis que les bagarreuses n’en finissaient pas de se disputer le tam-tam.

Finalement, il a fallu l’intervention de la police pour arrêter la querelle. Et tandis que certains belligérants étaient conduits au véhicule par les forces de l’ordre, l’un des policiers reçut une claque d’on ne sait d’où. Cela a suffit pour soulever le courroux des policiers qui embarquèrent tout le monde. La police en colère restait inassouvie de sa vengeance. Elle décida alors de rafler tous les Gordjiguène de la Moughataa. Quel meilleur endroit pour les quérir que dans les mariages et les policiers savaient manifestement où les dénicher. La nuit durant, ils sillonnèrent toute la Moughataa pour en ramener plus d’une trentaine au commissariat.

Voleurs de pneus
Un réseau de voleurs de pneus a été appréhendé par la police d’El Mina samedi dernier. Il s’agi de la Bande de Melhouss qui passait la nuit à raser les murs pour cibler les voitures en stationnement. Munis de crics, ils se glissaient doucement sous les véhicules pour ôter au moins deux pneus qu’ils remplaçaient pas des briques. Depuis quelque temps, les associations de gardiennage d’El Mina voyaient leur prestation mises à défaut par ces larcins. Le week-end dernier, elles se sont jurées d’arrêter les voleurs. Pour cela, elles en informèrent les services de la police avant de se constituer en groupes de vigiles postés à la pénombre de chaque poteau électrique. Ce fut aux environs de 3 heures que les chapardeurs se sont fait remarquer. Divers groupes de jeunes déambulaient sur les routes obscures de la Moughataa, certains portant des crics. Les gardiens qui s’étaient munis de téléphones portables étaient sur leurs gardes. Ils attendront que les voleurs entrent en besogne pour les encercler. Les voleurs qui ne disposaient pas d’armes, leurs crics se trouvant sous les voitures, ne tardèrent pas à se rendre. Alors immédiatement, les vigiles téléphonèrent aux policiers pour les informer que « le poisson avait mordu à l’hameçon ».

Dealer à Sebkha
Un couple de nigérians se trouve depuis mercredi dernier au commissariat de Sebka pour « atteinte à la personnalité d’un mineur ». L’enfant, Oumou Samba Ly, étant sorti de la demeure du couple ivre, a dit à ses parents qu’il avait été obligé par ses hôtes à « goûter » à la recette maison. Constatant que leur fils délirait, les parents le conduisirent immédiatement au dispensaire. Puis, ils sollicitèrent la police où ils déposèrent une plainte contre le couple de nigérian pour avoir saoulé leur rejeton.
Les accusés auront beau crié leur innocence, soutenant que la boisson qu’ils avaient offert au petit est une boisson ordinaire peu fermentée, les parents soutiendront qu’il s’agissait bel et bien d’une qualité de vin de palme. L’expertise médicale souhaitée pour la perspective n’édifiera par les protagonistes.

De l’avis des infirmiers de garde qui avaient procédé à des prélèvements sur l’enfant, il ne s’agissait peut être pas d’une boisson à forte doses d’alcool, mais d’un liquide qui pouvait avoir de l’effet sur un enfant. Ce qui amené les parents à renouveler leur plainte, non sans se demander les raisons qui ont poussé le couple à administrer un tel breuvage à leur enfant.

Source: Abou Cissé

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge