Un programme chargé au menu du sommet de l’Union africaine


Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’ouvre ce dimanche 15 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie. La situation au Mali et aux deux Soudans tiendront une large place, comme les questions de santé, notamment la lutte contre le sida. Mais le sommet de l’UA va consacrer sa première journée à tenter de trancher un différend vieux de six mois sur le choix d’un président pour l’organe-clé de l’institution continentale, la Commission.

Les relations se sont détériorées au sein de l’UA depuis l’échec d’un précédent sommet en janvier, où il n’avait pas été possible de départager le président sortant de la Commission, le Gabonais Jean Ping, et la ministre sud-africaine de l’Intérieur, Nkosazana Dlamini-Zuma.

Comme en janvier dernier, ce sommet de l’Union africaine va être dominé par le bras de fer entre la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma et le Gabonais Jean Ping.

Au-delà de ces deux personnalités, deux régions s’affrontent : l’Afrique australe et l’Afrique centrale, épaulée pour l’occasion par la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest. « Entre les deux camps, les relations sont exécrables », observe un vieux diplomate de l’organisation.

Durant le Conseil des ministres, les alliés de l’Afrique du Sud ont multiplié les attaques contre Jean Ping. Le président sud-africain ne veut pas, pour l’instant, entendre parler d’un retrait de sa candidate, qui n’est autre que son ex-épouse.

« Il en fait une question d’orgueil national », affirme un délégué de haut rang. Dans l’autre camp, celui des partisans de Jean Ping, la détermination est tout aussi forte, même si quelques défections ne sont pas à exclure, notamment en Afrique centrale.
En fait, si l’on en croit les diplomates de l’organisation, aucun des deux candidats ne sera en mesure d’atteindre la barre fatidique des deux tiers.

C’est donc le blocage qui se profile. Sauf si, dans les heures qui viennent, un troisième homme providentiel s’impose. Une nouvelle impasse serait préjudiciable au fonctionnement d’une organisation qui tourne déjà au ralenti depuis six mois.

Autre sujet évoqué lors de ce sommet : la lutte contre le sida

23 millions d’Africains sont touchés par la pandémie. Malgré cette situation préoccupante, les ressources pour faire face à la maladie sont en baisse.

Michel Sidibé

Directeur de l’ONUSIDA.

Il faut dire aux Africains que la crise financière, la crise sociale et politique (…) conduisent les pays riches à se positionner sur leurs propres objectifs…


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