Un rapport pointe le retard dans le développement du multimédia au Sénégal


Comment démocratiser l’internet haut débit au Sénégal avec plus de concurrence, des meilleures infrastructures et des prix accessibles à une plus grande partie de la population ? Cette question a été posée par Google à un cabinet indépendant, et dont l’étude a été rendue publique récemment. Résultat : Il faut une « nouvelle stratégie nationale » pour le multimédia.

Depuis la fin des années 90, on présente le Sénégal comme l’un des pays africains les plus prometteurs concernant le développement d’internet et des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Pourtant, plus d’une décennie plus tard, « force est de constater que ce secteur n’a pas connu l’essor attendu ». Le rapport du cabinet Balancing Act estime que la pénétration d’internet est « limitée » et affirme même que le Sénégal est aujourd’hui dépassé, et de très loin, par des pays comme le Kenya ou l’Afrique du Sud. Les auteurs du rapport pointent ainsi de « profonds dysfonctionnements » dans l’offre de services et dénoncent notamment l’absence de concurrence au seul profit de l’opérateur historique Sonatel.

Le rapport parle même d’un « monopole de fait ». Il y a dix ans, Sonatel avait une dizaine de fournisseurs d’accès à internet comme concurrents. Aujourd’hui, il n’en a plus qu’un, Arc informatique, qui ne représente que 1% du marché. Conséquence : une réduction jugée « dramatique » de l’ensemble de l’offre.

De la même manière, cette étude estime que le Sénégal est en train de prendre du retard sur tout ce qui est internet en mode mobile, un marché pourtant en pleine expansion en Afrique. Et de conclure : Il faut une « nouvelle stratégie nationale », volontariste et cela ne peut venir que du gouvernement.

Source : RFI


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