Une affaire de Nigérians au Parquet de l’Empire Islamique des Sables du Tribunal de Nouakchott

faits_diversCharité Williams est une Nigériane bien connue par la communauté Nigériane deNouakchott. Elle gère une chaîne de boutiques de ventes de produits cosmétiques pour femme. Elle est surtout connue pour son altruisme et ses œuvres de charité, notamment envers les jeunes talibés.
Elle fait de même en direction de ses compatriotes à qui elle offre des opportunités de travail pour se faire de l’argent en deux ou trois ans afin de pouvoir voler de leurs propres ailes.
Ainsi, chaque année, elle fait venir une jeune femme du Nigéria après l’accord de ses parents, signe avec elle un contrat en bonne et due forme. Une fois dans l’Empire Islamique des Sables, notamment à Nouakchott, la jeune femme est recrutée comme vendeuse dans une des boutiques de Charité avec un salaire de 100.000 UM par an sans compter l’habillement et d’autres choses dont elle donne à la fille.
Si la jeune femme manifeste le désir de rentrer chez elle au Nigéria, Charité lui règle ses salaires, une somme de 300.000 UM si cette dernière avait fait trois ans avec elle et puis elle amène une autre à sa place. La dernière fois, elle avait demandé à un certain Francis de lui faire les formalités d’une jeune femme du nom de Godstime Jimmy qu’elle avait engagé pour un contrat. La jeune fille débarqua dans l’Empire Islamique des Sables, accompagnée de Francis. Au bout d’un certain temps, Charité apprend que la jeune femme avait déménagé pour vivre avec Francis.
Elle n’avait pas fait les comptes avec sa patronne et avait même ouvert une boutique avec son copain. Ce qui mit Charité dans une colère. L’affaire est confiée au Commissariat de Sebkha 1 et le dossier pris en main par Abdoulaye Diabira etEl Kory Ould Raïs. Ils découvrent que la jeune femme qui était venue dans l’Empire Islamique des Sables comme employée avait ouvert une boutique quelque part. D’où a-t-elle pris les fonds ? Silence et boule de neige. Déferré au Parquet de l’Empire Islamique des Sables du Tribunal de Nouakchott avec sa copine, Francis tente de noyer Charité en soutenant devant le Procureur que cette dernière avait amené la jeune femme pour nourrir sa chaîne de prostitution.
Une accusation qui ne trouva pas d’écho car les autorités judiciaires et policières connaissent parfaitement les activités de la dame. Elle ne se mêle pas dans les activités illégales. La Communauté Nigériane était mobilisée pour trouver une solution à l’amiable à cette affaire. Marouf, le représentant de la Communauté, s’était mêlé à l’affaire pour la régler entre compatriotes. Après les avoir interrogés, le Procureur envoie le dossier au juge d’instruction du 6eme cabinet. Ce dernier, après les avoir entendus, a placé la jeune femme et son amant en liberté provisoire. Cette dernière est en état de grossesse de quatre mois, ce qui avait choqué Charité.
SEM Okon, un diplomate en poste à l’ambassade du Nigéria à Dakar aurait été envoyé express pour résoudre ce problème. Charité est originaire de Calabar dans l’Etat d’Akwa Ibom au Sud-est du Nigéria. Affaire à suivre.

Source : Abou Cissé

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