Une concertation nationale en préparation au Mali

Le gouvernement malien a engagé les préparatifs d’une concertation nationale qu’il espère tenir « bientôt » afin de définir la conduite et les contours de la transition ouverte avec le coup d’Etat du 22 mars, a-t-on appris dimanche dans la capitale malienne.

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Un comité technique mis en place auprès du Premier ministre Cheick Modibo Diarra a été chargé de l’élaboration des Termes de référence de la rencontre. Il est composé de 7 membres, dont une femme issue du Cadre de concertation des Femmes des partis politiques (CCFPP).

Cette concertation nationale est une exigence de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM, pro-putsch) qui l’envisageait comme un préalable à son entrée au gouvernement d’union réclamée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

Mais après des pourparlers en milieu de semaine avec le président intérimaire Dioncounda Traoré, la COPAM aurait finalement renoncé à sa revendication et accepté d’adhérer au gouvernement d’unité, à condition que lui soit donnée une date pour la tenue de la concertation.

Il a été ainsi promis au regroupement que la concertation nationale serait organisée deux ou trois semaines au plus-tard après la formation du gouvernement d’union, ont indiqué des sources dignes de foi dans la capitale malienne.

Le coup d’Etat qui a renversé le président malien Amadou Toumani Touré le 22 mars a engendré une bipolarisation de la vie politique malienne, les uns soutenant inconditionnellement la junte militaire à l’origine du putsch et les autres y étant fermement opposés.

Une « concertation nationale » organisée en mai par les pro-putschistes, en l’absence des anti-putschistes, avait, au terme de ses deux jours de travaux, désigné le chef de l’ex-junte, le capitaine Amadou Sanogo, comme président d’une période de transition de 24 mois.

Une marche en marge de ce rassemblement avait par ailleurs dégénéré et abouti le 21 mai à l’agression du président Diouncounda Traoré dont le mandat intérimaire de 40 jours venait d’être prorogé pour un an, suite à un « accord de principe » entre la junte et la CEDEAO.

Source: APAnews via lesoleil.sn


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