Une fondation sans récépissé : Qui devait récolter le pot cassé ? La Présidente ou le Consultant ?

faits_divers_lettre_300x200Dr.Youssouf Agbohoun Babli, un Ivoirien, originaire de la ville deGagnoa, récemment converti à l’Islam et qui s’appelait Alfredauparavant, a eu une mésaventure désagréable. Après une formation de deux ans auJapon offerte par la Coopération Japon-Afrique dans plusieurs domaines techniques, tels que le recyclage, il aurait implanté la FondationJapon-Afrique dans l’Empire Islamique des Sables (Mauritanie) où des métiers techniques étaient enseignés.
Selon lui, ce sont ses associés qui lui auraient créé des problèmes lorsqu’ils lui demandèrent d’enlever la photo du Président Mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz qu’il avait accrochée dans sa Fondation. La Présidente de la Fondation, sa fille (trésorière générale) et l’homme (secrétaire général) qui les accompagne, des militants de l’opposition radicale, ne voulaient pas, selon lui, que cette photo soit affichée dans l’établissement.
Mais pour Dr. Youssouf, ce n’est que l’usage partout dans le monde, que la photo du Chef de l’Etat soit affichée dans les lieux publics, nonobstant les appartenances politiques.C’est la raison qui expliquerait selon lui, l’aventure qu’il va vivre. En effet, une plainte aurait été déposée contre lui au Commissariat deTevragh-Zeina 2.
Les policiers auraient emporté tout le matériel contenu dans la fondation et mis de scellés. Au Commissariat, quand il voulut savoir l’objet de son arrestation, on lui aurait reproché d’avoir ouvert une fondation sans récépissé.
Il répondit que ce n’est pas lui qui devait être arrêté dans ce cadre mais les premiers responsables de la fondation, la présidente, sa fille (trésorière générale) et l’homme. Déferré au Parquet de la République, les mêmes charges auraient été maintenues contre lui et personne ne voulut écouter son argumentation.
Entendu par l’un des Substituts du Procureur de la République et le Juge d’instruction du 6ème cabinet, Dr. Youssouf fut jeté en prison où il eut l’occasion d’assister pendant les dix jours de sa réclusion, à la vie des prisonniers.
Au bout de dix jours de détention, une liberté provisoire introduite par son avocat, Me Marouf, fut acceptée par les Magistrats et il sortit de prison. Ce serait pendant sa détention, selon lui, qu’il décida de devenir Musulman.
Pourquoi ? « Lorsqu’on m’avait arrêté, certaines personnes dirent que je ne sortirai pas de la prison parce qu’il n’y a de justice en Mauritanie. Me voici en liberté après dix jours de détention. Je suis très content de la Justice Mauritanienne. Elle a prouvé qu’elle est impartiale et que ceux qui la critiquent ne sont que les ennemis de la nation.
C’est à cause de cette impartialité,que j’ai décidé de devenir Musulman »,
dit-il, fièrement. Et dès sa libération, il prononça la «Chahada » dans la Mosquée de son quartier. Il se fit nommer Youssouf en mémoire du Prophète Youssouf bin Yacoub (Paix soit sur lui), qui fut accusé faussement par une femme.
En liberté provisoire, Dr. Yousouf ne peut rien faire pour le moment jusqu’à la justice décide de son sort. Il dit qu’il avait implanté la Fondation dans l’Empire Islamique des Sables pour aider la jeunesse Mauritanienne et que la Fondation est apolitique. « Nous ne sommes pas là pour faire la politique mais plutôt encadrer les jeunes pour leur avenir.
Ceux qui m’ont accusé veulent transformer la Fondation à une base pour promouvoir les principes de leur parti politique. En tant que Consultant de la Fondation, je n’accepterai pas cela parce que telle n’est pas le but de la Fondation »,
dit-il. Affaire à suivre.

Source : Abou Cissé

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