Une mission parlementaire française en Mauritanie du 04 au 09 septembre

France DRAUne délégation de plusieurs parlementaires français comprenant une mission du » Groupe d’Amitié France/Mauritanie » et une mission de la commission des affaires étrangères et de la coopération de l’Assemblée Nationale effectue une visite officielle en Mauritanie du 04 au 09 septembre 2016.
Mme Cécile Untermaier, députée de Saône et Loire, présidente du « Groupe d’Amitié France/Mauritanie » explique que ce voyage répond « à une invitation des autorités locales, en particulier du parlement mauritanien, soucieux de connaître le fonctionnement de nos institutions ».
Au menu de la visite, la question de la sécurité avec la présence du mouvement terroriste Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) dans la sous-région sahélo saharienne.
La Mauritanie est un pays membre du Groupe 5 du Sahel aux côtés du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad. Ces États sont considérés comme « fragiles » et « plus exposés au terrorisme ».
En vertu de la coopération en matière de sécurité et de défense, rappelle-t-on, la France dispose d’un détachement militaire opérationnel à Atar (Adrar/Nord de la Mauritanie).
Le deuxième volet de ce voyage sera consacré à la question environnementale « à travers l’application de la résolution de la COP 21, et à l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahel et le Sahara ».
Nouakchott, rappelle-t-on, abrite le siège de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV).
Ce voyage des parlementaires français tombe dans un contexte marqué par une série de procès à l’issue desquels les membres de mouvements contestataires ont été condamnés à de lourdes peines de réclusion allant de 3 à 15 années.
C’est le cas notamment des cadres et militants de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-ONG), qui ont déclaré avoir été torturés pendant l’enquête préliminaire.
Des jeunes du Mouvement du 25 Février et des militants de « MANICHAARI Gasoil »-qui protestent régulièrement contre le maintien en Mauritanie du prix du carburant au même niveau depuis plusieurs années, en dépit de la plongée des cours mondiaux du pétrole et de plusieurs révisions à la baisse dans les pays voisins.
Ainsi, au-delà du discours officiel et parlementaire, une partie de l’opinion française s’insurge contre la réactivation des vieux réseaux de la France/Afrique, pour redorer le blason du pouvoir de Nouakchott.
Maître William Bourdon, président de la célèbre ONG Sherpa « attire l’attention de ces parlementaires sur la Mauritanie, un pays qui traverse depuis plusieurs années une crise lourde de périls, comme d’autres États du Sahel, pendant que la France continue à aider aveuglement le gouvernement de Mohamed Ould Abdel, pourtant gangrené par la corruption, le despotisme et les violations répétées des droits de l’homme ».

Source: Le calame

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