UNPM : COMMUNIQUE

Union Nationale du Patronat MauritanienL’Union Nationale du Patronat Mauritanien, porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale qu’elle fait face, depuis quelque temps, à l’immixtion de l’actuel Premier Ministre, dans le renouvellement de ses instances syndicales et ce, en flagrante transgression de :

- du principe des libertés syndicales et de la liberté d’association, respectivement consacrés par le préambule de la constitution et son article 10 ;

- de l’article 266 de la loi N » 2004/017, du 06 juillet 2004, portant Code du Travail, traitant de la liberté syndicale et qui stipule, en son alinéa premier, que le droit syndical s’exerce, librement ;

- de la convention de I’Organisation Internationale du Travail (OIT) No 87, sur la liberté syndicale.et la protection du droit syndical, 1948, adoptée le 09 juillet 1948, par la 31eme session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), tenue à San Francisco, entrée en vigueur le 04 juillet 1950 et ratifiée par la Mauritanie, le 20 juin 1961 et,

- de la convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) No 98, sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949, adoptée le 01 juillet 1949, par la 32eme session de la Conférence Internationale du Travail (CIT),

tenue à Genève, entrée en vigueur le 18 juillet 1951 et ratifiée par la Mauritanie, le 03 décembre 2001.

Cette immixtion inacceptable, s’est traduite, entre autres, par la convocation qu’il a faite aux Présidents des Fédérations Professionnelles de notre Organisation patronale qui, bien que saisis, individuellement, se sont retrouvés, à leur grand étonnement, à la même date et à la même heure, face à Monsieur le Premier Ministre, qui leur a tenu un discours d’une extrême gravité et au cours duquel il les a menacés, en leur donnant un did line, pour changer leurs représentants syndicaux et, notamment, le Président de leur Organisation patronale faitière qu’est I’UNPM , sous peine de voir les Fédérations qu’ils président et, par conséquent, l’Union Nationale du Patronat Mauritanien dont elles constituent les composantes, privées de toute collaboration du Gouvernement.

Aussi, a-t-il confirmé, séance tenante, QUE la non observation de ses instructions en la matière, conduira, à défaut de la dissolution, pure et simple, de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM), à la création d’autres structures patronales.

Il importe de préciser que le Comité Exécutif de I’UNPM dont la majorité de ses membres est constituée par les Présidents des Fédérations Professionnelles, a engagé le Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien à se représenter à sa propre succession, lors de sa réunion du 05 octobre 20L5, sanctionnée par le procès verbal No 007-2015.

En réaction à une mise au point d’un membre de l’assistance, précisant que le renouvellement des structures patronales doit se faire, en toute indépendance, en toute démocratie et conformément aux textes qui le régissent, Monsieur le Premier Ministre a rétorqué, menaçant : < il n’y a pas de démocratie et le refus d’obtempérer à mes présentes instructions, vous coutera cher >>.

Il a, également, tenu des propos aussi fallacieux qu’outrageux, à l’encontre du Président de I’Union Nationale du Patronat Mauritanien au sujet desquels, notre Organisation patronale demande que des preuves tangibles soient, impérativement, produites par leur auteur, notamment, le découragement des personnalités étrangères d’aller à Néma et des investisseurs étrangers, de venir en Mauritanie.

A ce sujet, il prétend être en possession d’une lettre que le Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien a adressée à une société italienne alors que ladite lettre n’existe pas et que le Président de I’UNPM n’a jamais été, sous quelque forme que ce soit, contacté par une société italienne à propos du projet de lait de Néma.

Tout cela, contrairement au fait avéré que l’Union Nationale du Patronat Mauritanien et son Président sont connus pour la dignité de leur comportement et de leurs relations.

L’UNPM se voit offensée, sans raison objective, par les propos malveillants choisis par Monsieur le Premier Ministre pour véhiculer un message dont la forme et le contenu sont inopportuns et révolus et auxquels se sont ajoutés ceux tenus, devant l’Assemblée Nationale, par le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines qui, lui, s’est suffi de dire que ce qui fait bouger les Hommes d’Affaires, c’est, selon lui, qu’un terme a été mis à la corruption qui leur permettait d’obtenir les marchés publics.

Vouloir, à tout prix, ternir |1mage de marque du secteur privé, c’est méconnaitre son rôle fondamental dans le développement et la stabilité des pays.

En réaction aux fausses accusations dont elle fait, ainsi, l’objet, I’UNPM demande la mise en place d’une commission d’enquête indépendante, en collaboration avec la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, la Société Civile et des cabinets d’experts nationaux et internationaux, spécialisés en traque de biens mal acquis, pour faire la lumière sur :

l’enrichissement rapide de toute personne publique ou privée ;

les blocages ayant provoqué le découragement dont ont résulté expatriation et départ d’investisseurs nationaux et étrangers ;

les procédures de passation et d’attribution des marchés publics.

L’Union Nationale du Patronat Mauritanien, est-elle, entre autres, responsable :

- de la faillite de SAFA et d’ATTM ?

- de tous les blocages que connait l’économie nationale, depuis sa nomination ?

- du retard d’attribution et d’exécution du marché de la route Nouakchott-Rosso et la multiplication astronomique des prix qui en a résulté, par rapport à l’offre initiale de la CSE ?

- du départ, de Mauritanie, de GLENCORE et des sociétés de prospection minière ?

En conséquence de cet état de fait, l’Union Nationale du patronat Mauritanien (UNPM), Organisation patronale nationale faîtière, fondée depuis les premières années de I’indépendance, composée de onze Fédérations Professionnelles, couvrant tous les secteurs économiques et auxquelles adhèrent la quasi-totalité des opérateurs économiques nationaux et étrangers exerçant leurs activités sur l’ensemble du territoire national,

- membre de l’organisation Internationale des Employeurs (OIE) ;

- plusieurs fois, membre titulaire et suppléant, du Conseil d’Administration du Bureau International du Travail (BIT) ;

plusieurs fois, membre de la commission des l’Organisation Arabe du Travail (OAT) ;

membre fondateur de Business Africa, précédemment de Confédération Panafricaine des Employeurs (CPE) ;

membre fondateur de l’union Maghrébine des Employeurs (UME) ;

membre fondateur de la Fédération des Organisations Patronales de l’Afrique de lOuest (FOPAO) et,

membre associé de BUSINESSMED, précédemment connu sous l’appellation d’union Méditerranéenne de confédérations d’Entreprises (UMCE), libertés syndicales, de connu sous l’appellation

exige que cessent, immédiatement et définitivement les immixtions anti constitutionnelles et illégales précitées, dans le renouvellement de ses instances et qui portent, gravement, atteinte à notre démocratie et à ta liberté syndicale consacrée par la législation de notre pays.

Il est évident que tout découragement de l’initiative privée nationale ne peut qu’avoir un impact très négatif sur l’attraction des investissements étrangers, les opérateurs économiques nationaux étant le véritable baromètre du climat des affaires prévalant dans leur pays.

Il est, aussi, temps de comprendre et d’accepter que la position de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, organisation professionnelle apolitique, n’est pas un alignement à la majorité ou à l’opposition, sa mission étant la défense, en toute indépendance, des intérêts moraux et matériels de ses membres.

Nouakchott, le 21 juin 2016

l’Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM)

Source: Le calame

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