Urgence pour la paix sociale au Guidimakha

contribution

 Nous participons matériellement, socialement et intellectuellement à la bonne marche des affaires communautaires à titre égalitaire avec tous les autres groupes au développement de notre chère région.

Le système des castes basé sur le déterminisme à la naissance de l’individu dans toutes nos communautés, transcende notre supposée identité musulmane commune. Dans ce système, la fraternité par la caste d’appartenance passe en réalité avant celle par l’Islam, voire la perturbe même.

Il constitue le socle d’identification par lequel l’individu s’auto disqualifie pour occuper certaines fonctions sociales mêmes symboliques par rapport à d’autres. La société par ce fonctionnement étrange blâme et indexe certains membres qui s’interrogent sur ces dispositions injustifiées religieusement mais mises en avant par les coutumes.

Ce n’est pas sur la base des préceptes islamiques que nos organisations sociales traditionnelles interdisent des choses à certains groupes. Certains de nos milieux politiques et intellectuels s’habituent à se considérer comme des piliers organisationnels de nos affaires traditionnelles et coutumières. Ils considèrent le système des castes à une petite histoire des complexés ennemis de l’intérieur qui renient leurs ascendants.

Par leurs discours, ils appellent à la solidarité de tous les groupes pour faire fasse à la domination des Arabo-berbère quand ils sont affectés par des dures épreuves tout en oubliant les humiliés et stigmatisés de tous les jours qu’ils font aux autres groupes dans les localités.

Le discours commun c’est de dire que nous sommes tous égaux aujourd’hui, mais cette égalité doit suivre dans les faits, ce qui n’est pas le cas avec des diverses stigmatisations que subissent les membres de certaines castes dites inférieures (anciens esclaves, forgerons et d’autres), ils sont qualifiés d’indignes pour être chef coutumier quel que soit leur âge par rapport à leurs anciens maîtres. Il est admis explicitement et implicitement dans certains milieux d’entendre ces derniers leurs qualifier d’impur et avec qui il faudrait éviter tout lien de sang par le mariage.

Le paradoxe incompréhensible pour moi c’est que certains de nos hommes politique par leurs positions dans l’état et leurs connaissances barrent l’axé aux fils de ces groupes à des postes de haut niveau dans le gouvernement. Et par quel Islam justifions des telles mentalités?

Une pareille disposition injuste et inégalitaire nous parait être un non-sens qui ne peut durer éternellement sans en parler. Par l’humanisme, la fraternité et la foi musulmane qui nous lient, nous venons par cet appel revendiquer ce droit pour nous par le dialogue, l’entente et la vérité dans nos rapports sociaux.

Nous ne contestons les droits d’aucun groupe particulier mais nous exposons des éléments évidents pouvant consolider notre cohésion sociale par l’égalité de droit. Nous estimons qu’il est temps que le mariage soit ouvert à tous les groupes sans discrimination basée sur la naissance et l’histoire, mais sur l’amour et la religion. je ne vois aucune base valable dans la pratique par l’islam et de bon sens des hommes, qui exclut certaines d’entre nous de ce droit dans notre époque.

Youba Cissokho

Master II en Gestion des ressources Humaines sortant de l’école Supérieure Polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Source : youba cissokho

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