Urgent – Mali : défection de Hicham Bilal, chef du MUJAO de Gao

Le seul Noir d`Afrique subsaharienne qui dirigeait une katiba (brigade combattante) d`un groupe islamiste armé dans le nord du Mali, a fait défection et

Bilal Hicham (au centre), leader d’une brigade du MUJAO,

est rentré dans son pays d`origine, le Niger, a-t-il annoncé à l`AFP.

Cet homme, Hicham Bilal, dirigeait à Gao (nord-est du Mali) une katiba du Mouvement pour l`unicité et le jihad en Afrique de l`Ouest (Mujao), l`un des trois groupes armés qui occupent le nord du Mali avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Ansar Dine (Défenseurs de l`islam).

Dans une entretien téléphonique depuis Niamey où il se trouve actuellement « aux mains des autorités », selon lui, il a affirmé que ses hommes ont également « fait défection ». Une katiba peut compter jusqu`à une centaine de membres.

« Ces fous du Mujao n`ont rien d`enfants de Dieu, ils font du trafic de drogue, ils font tout ce que refuse l`islam, et pour eux, le Noir est inférieur à l`Arabe ou au Blanc », a affirmé Hachim Bilal.

« Ils ont dit que s`il y a la guerre, ils vont mettre devant les combattants noirs comme s`ils étaient de la chair à canon », a-t-il poursuivi en affirmant que les islamistes « ont déjà envoyé les combattants noirs pour encercler Mopti en cas d`attaque » de la force armée internationale en préparation.

Mopti est une ville du centre du Mali, située juste à la limite du Nord occupé par les islamistes.

Hicham Bilal, qui affirme n`avoir jamais tué ni volé, a accusé « les fous qui se disent islamistes » de ne pas être « de bons musulmans ». « Ils mentent », a t-il dit et il y a « beaucoup de défections actuellement » dans leurs rangs.

Des sources sécuritaires au Mali et au Niger ont confirmé la défection de
Bilal.

« Il voulait faire défection par Mopti (600 km au sud de Gao), mais nous lui avons conseillé de passer par la frontière terrestre avec le Niger pour des raisons de sécurité », a précisé une source sécuritaire malienne.

Cet homme peut être une mine d`informations pour les services de sécurité du Niger et du Mali concernant l`organisation des jihadistes et leur matériel militaire.

Des journalistes de l`AFP avaient rencontré Hicham Bilal lors de reportages à Gao. En octobre, il se montrait déjà critique à l`égard du Mujao.

« Ma brigade et moi avions arrêté une cargaison de drogue, mais les chefs du Mujao ont dit de laisser partir la cargaison. Donc, ça veut dire qu`ils sont dans le trafic », avait-il notamment déclaré.

Source : maliactu.net


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