Urgent MALI : le président tchadien Idriss Deby confirme la mort du chef d’Aqmi Abou Zeid


Cet Algérien dont la mort, non confirmée par la France mais jugée «très crédible» par un haut responsable américain, confirmé par Le président tchadien Idriss Déby  qui a déclaré que des soldats tchadiens ont tué Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, dont la mort avait été annoncée par plusieurs médias jeudi.  était devenu l’un des principaux et plus violents émirs de l’organisation terroriste. Il avait fait exécuter le Français Michel Germaneau.

Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), serait mort avec 40 autres islamistes au Nord du Mali, selon une information de la chaîne privée algérienne Ennahar TV, confirmée au Monde par «une bonne source proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali» et au Figaro par «des sources proches des dirigeants touaregs du MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad». L’état-major français n’a pas confirmé.

«Des informations circulent, je n’ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu’au bout de l’opération», a déclaré François Hollande, qui évoquait l’opération militaire au Mali dans un discours à Paris consacré à l’aide au développement. Dans cette allocution, il a affirmé que l’opération déclenchée le 11 janvier pour chasser les jihadistes du nord du Mali était «sans doute dans sa phase ultime», consistant à aller les chercher dans une zone montagneuse où ils sont réfugiés au nord-est du pays.

Un haut responsable américain a pour sa part jugé, sous couvert d’anonymat, les informations sur la mort d’Abou Zeid «très crédibles». «Si cela est vrai, ce serait un coup significatif porté à Aqmi», a-t-il ajouté.

Selon les informations de la télé algérienne, Abou Zeid et ses hommes seraient morts dans une offensive aérienne et terrestre menée par les troupes françaises et tchadiennes avec le concours d’auxiliaires locaux. La date exacte de la mort d’Abou Zeid n’est pas encore connue avec exactitude, mais elle remonte aux tous derniers jours, selon le Monde. Par ailleurs le quotidien algérien El Khabar rapporte vendredi que des tests ADN ont été pratiqués en Algérie sur deux membres de la famille d’Abou Zeid afin de tenter de confirmer son identité.

Abou Zeid, un Algérien d’une quarantaine d’années dont le vrai nom est Mohamed Ghdiri, est considéré comme l’émir le plus radical, violent et ambitieux d’Aqmi. Il apparaît pour la première fois sur les radars en 2003, comme adjoint d’Abderazak El-Para, principal instigateur de l’enlèvement de trente-deux touristes européens dans le grand Sud algérien. On lui attribue par la suite l’exécution de Michel Germaneau et d’un Britannique, Edwin Dyer, en 2009. Sa katiba (brigade) détient les quatre otages français enlevés dans la zone d’Arlit (Niger), en septembre 2010.

«Un petit bonhomme d’un calme olympien»

Né dans le sud de l’Algérie, il devient membre du Front islamique du salut puis rejoint les rangs du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), l’ex-GIA qui deviendra Aqmi. Il y côtoie Mokhtar Belmokthar, l’homme derrière la sanglante prise d’otage d’In Amenas, le mois dernier en Algérie.

On ne dispose que de très peu d’images de Zeid, si ce n’est quelques captures d’écran, comme celle diffusée par le site mauritanien saharamedias. Elle correspond à toutes les descriptions données parceux qui l’ont rencontré. «C’est un petit bonhomme d’un calme olympien, simplement vêtu, toujours muni de sa kalachnikov. Il était ouvert à la discussion mais très déterminé dans ses décisions», selon une habitante de Tombouctou qui témoignait début février auprès de Libération. «Il était interdit de le prendre en photo», soulignait un responsables de la station locale Radio Bouctou.

Notre envoyé spécial au Mali avait aussi interrogé il y a quelques jours, Ibrahim Maïga, médecin à l’hôpital de Tombouctou, qui a personnellement soigné Abou Zeid. Il le décrit comme «chétif, l’air maladif. Je le voyais deux à trois fois par semaine en général, car il s’inquiétait surtout pour le respect de la non-mixité à l’hôpital et était travaillé par la notion de voile attirant», mais aussi comme «un type d’une grande écoute, un type construit».

L’ex-otage français Pierre Camatte le decrivait aussi, dans un témoignage publié en 2010 par Jeune Afrique, comme «petit, rachitique». Pierre Camatte a été interrogé par Abou Zeid à deux reprises.

Source :  LIBÉRATION


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