Vidéo : Les otages français supplient le président français d’agir pour les libérer

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Quatre otages français lancent un appel au président François Hollande, dans une vidéo obtenue par Sahara Médias, pour intervenir en vue de sauver leur vie en priviliégiant les négociations avec l’organisation qui les tient en otages depuis environ deux ans.
La vidéo en question a été enregistrée mercredi 29 août 2012, soit il y a une semaine seulement  selon ce qui est dit par l’otage Daniel Laribe, le plus âgé de ces otages mais aussi celui qui a paru le plus calme.
Laribe, ancien cadre dans la société Areva, exploitant l’uranium dans le nord Niger, et dont la femme, Françoise Laribe avait été kidnappée avec lui avant d’être libérée par Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) dans ce qui a été considérée comme une transaction avec payement de rançon.
Laribe a déclaré dans le nouvel enregistrement « être en bonne santé et bien traité » par ses ravisseurs, avant de s’adresser à sa famille en disant : « je regrette de n’avoir pas été présent pour la commémoration du quatre-vingt-quatorzième   anniversaire de la naissance de mon grand-père et le quarantième anniversaire de mon mariage avec toi Françoise ».
Il a interpellé sa femme en ces termes : « tu dois, toi Françoise, engagé un avocat, si tu ne l’as pas encore fait, pour défendre notre cas », selon son expression.
Laribe a poursuit son propos en s’adressant aux sociétés minières, et notamment à Areva dont il dit qu’elle « est responsable de ce qui est arrivé », affirmant, « peut être qu’il y aura un prix fort à payer, un prix fort de la même nature que la baisse du niveau des mesures de sécurité à Arlit » où les sept otages ont été enlevés, avant d’ajouter qu’Areva « doit peut être intervenir pour les libérer ».
De son côté, Pierre Lagrand, le plus jeune des otages mais aussi celui qui a paru le plus troublé  avait dit « ma famille, vous me manquez tellement. Depuis 700 jours, je n’ai aucune nouvelle de vous, c’est difficile pour et je pense chaque jour à vous et je souhaite vous voir très rapidement ».
Au cours de son intervention Legrand s’est demandé « m’avez-vous oublié », ajoutant « deux ans c’est difficile, qu’il s’agisse de la santé ou du moral », poursuivant en ces termes : « je suis fatigué, et vous devez faire quelque chose avec Al qaeda pour que je puisse rentrer ».
Quant à Marc Vérité, il a lancé un appel aux responsables français sur la nécessité d’entrer en contact avec Al qaeda pour les libérer, ajoutant « deux ans sont passés, ce n’est pas normal, m’avez-vous oublié » ? Poursuivant en ces termes : « j’étais à Arlit pour un but précis et non pour faire du tourisme », selon ses termes.
Il a demandé aux membres de sa famille, et particulièrement à son épouse, Katia, « de tout faire pour qu’il puisse être libérer et se retrouver avec eux le plus vite possible».
Le dernier intervenant dans cette vidéo était Terry Dole, qui semblait terrassé par la fatigue et la maladie et qui a dit : « Nous avons été fatigué par ces deux ans de vie en plein désert mais malgré cela, Aqmi fournit un effort pour nous maintenir en vie », précisant que « depuis 6 » jours, il n’a pu obtenir ses médicaments ».
Dole a déclaré qu’il pense que la situation « est bloquée au niveau des négociations », mettant en garde contre toute attaque et demandant à ce que « les négociations se poursuivent », ajoutant qu’il félicite le président et le gouvernement français « pour leur sagesse et leur clarté » mais qu’ils doivent « aller directement au but qui est de nous sortir de là», précisant que les choses « peuvent ne pas être facile mais que c’est le prix à payer ».
Terry Dole a demandé aux familles des otages de s’unir et de mettre la pression sur le gouvernement français pour agir dans le sens de leur libération avant de s’adresser à sa propre famille pour lui dire d’œuvrer dans ce sens même si lui est victime d’un quelconque accident.
Signalons qu’Al Qaeda avait enlevé, en septembre 2010, dix otages de la ville d’Arlit, travaillant pour le compte de la société Areva, au nord Niger, avant d’en libérer trois (une française, un togolais et un malgache) et de continuer à retenir en otages quatre français. Au cours de l’un des rounds de négociations, Al qaeda avait exigé le payement d’une rançon de 90 millions d’euros, ce que le gouvernement français avait évidemment refusé à l’époque, selon ce qui avait été rapporté par des médias locaux.


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