Vidéo : une vaste offensive pour reprendre Mossoul se prépare

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Les forces irakiennes se préparent, avec l’appui de la coalition, à une vaste offensive pour reprendre Mossoul, deuxième ville d’Irak, tombée aux mains de l’organisation État islamique en juin 2014.

Le front se resserre autour de Mossoul. Les forces irakiennes s’apprêtent à lancer, avec l’appui de la coalition internationale, une vaste offensive pour reprendre la deuxième ville d’Irak, tombée entre les mains des terroristes de l’organisation État islamique (EI) en juin 2014.

La France, acteur majeur de la coalition, participe à l’offensive : des opérations vont notamment être lancées depuis le porte-avions Charles de Gaulle. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réaffirmé, jeudi 6 octobre, la « détermination » de Paris à « éradiquer » l’EI, lors d’une visite à bord du vaisseau, en opération en Méditerranée.

De nombreuses forces en présence sur le terrain

À son arrivée dans le pays, l’organisation terroriste a profité des divisions entre les différentes communautés irakiennes pour asseoir son emprise sur de vastes territoires. Désormais l’Irak tente de surpasser ses divisions pour la vaincre. Les reporters de France 24 Orianne Verdier et Stéphane Kenech ont fait un tour d’horizon des forces en présence sur le terrain.

Aujourd’hui, la ville dont l’EI a fait sa capitale est encerclée par les forces kurdes, l’armée irakienne et différentes milices armées.

Fait rare : les soldats de l’armée régulière irakienne s’apprêtent à combattre aux côtés des peshmerga. « C’est une très bonne chose que les peshmerga, l’armée irakienne et l’unité antiterroriste irakienne travaillent ensemble. Nous avons le même ennemi », soutient Fazil Barwari, général de la force spéciale anti-terroriste irakienne.

De nombreux points de désaccords subsistent toutefois entre les alliés de circonstance. Ces deux dernières années, les peshmerga ont profité de leurs victoires sur l’organisation terroriste pour prendre le contrôle de territoires disputés avec Bagdad. Ils sont prêts à rentrer dans Mossoul avec l’armée irakienne, mais sous certaines conditions, notamment la prise en compte des minorités qui peuplent la région. « Il y a beaucoup de minorités dans cette ville. Toutes vivent ensemble : arabes, kurdes, sunnites, chiites, chrétiens, yézidis, turkmènes, shabak et kakaï… Il faut tenir compte de chacune d’entre elles pour gérer Mossoul dans l’après-[EI] », explique le général Bahram Yasin, des Forces armées du Kurdistan irakien.

Les peshmerga affirment vouloir rendre le pouvoir aux communautés de la région. C’est pourquoi ils soutiennent les tribus arabes sunnites originaires de la plaine de Ninive. Elles se regroupent pour la plupart sous le nom d’Al-Hashd Al-Watani, et comptent bien participer, elles aussi, à la grande offensive.

Tensions entre Ankara et Bagdad

Ces milices sunnites Al-Watani ne sont pas soutenues par le gouvernement central de Bagdad. Quelque 2 500 hommes prêts à combattre sont rassemblés sous le commandement de l’ancien gouverneur de la province de Mossoul, Atheel al-Noujaïfi, qui compte sur le soutien financier et logistique de pays sunnites, principalement la Turquie.

Reste que cette bataille se prépare sur fond de vives tensions entre Ankara et Bagdad. Le gouvernement irakien s’est offusqué d’un vote du Parlement turc durant le week-end prolongeant le mandat qui autorise les troupes turques à intervenir en Irak et en Syrie. Réagissant à ce vote, le Parlement irakien a appelé le gouvernement à prendre des mesures de rétorsion contre Ankara, qualifiant de « forces d’occupation » les troupes turques présentes dans la base de Bashiqa dans le nord de l’Irak pour entraîner les milices sunnites.

Mossoul, dont la population actuelle atteint près d’un million d’habitants selon l’ONU, était un territoire ottoman pendant quatre siècles avant d’être rattaché à l’Irak après la Première Guerre mondiale et la chute de l’empire ottoman. Ankara estime avoir des droits historiques sur cette ville près de laquelle elle a installé une base à Bachiqa, au grand dam de Bagdad.

Selon les médias turcs, quelque 2 000 soldats turcs sont déployés en Irak, dont 500 à Bachiqa où ils entraînent des volontaires irakiens sunnites en vue d’une reconquête de Mossoul.

Ainsi, si les grandes lignes de la bataille de Mossoul se précisent, la ville est d’ores et déjà convoitée par de nombreux acteurs régionaux et son avenir reste très incertain.

france24.com

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