Viol en Mauritanie : l’AFCF exige « la fin de l’impunité »

aminetoumoctar

L’Association des Femmes Chefs de Famille(AFCF) au cours d’une conférence de presse organisée ce 10 août a exigé « le maintien en prison » de Dah Ould Sidi Bouyé, un jeune de 22 ans accusé de viol d’une fille de 8 ans fin de ramadan dernier.

Pour la présidente de l’AFCF Aminetou Mint Moctar : « ce monsieur doit être jugé publiquement pour la violation grave qu’il a commise» avant de fustiger l’impunité encouragé par « le tribalisme et l’interventionnisme ». Selon la présidente de l’AFCF qui a organisé cette conférence de presse en présence des parents de la victime, la libération à « huit clos » de Dah Ould Sidi Bouyé est une violation du code pénal. L’Association pour qui l’impunité favorise « la recrudescence du viol » critique « le manque d’accès des femmes à la justice » en Mauritanie.

L’AFCF qui vient de prendre à Dakar à un atelier sur le thème « violence et genre » a aussi tiré la sonnette d’alarme sur l’incarcération de Hawa Dia « violée en 2010 dans son lieu de travail ». Mais cette dernière, mineur au moment des faits (17ans) a été plutôt condamnée à perpétuité pour avoir tué son enfant né du viol qu’elle a subi. Selon Aminetou Mint Moctar, Hawa Dia (mineur à l’époque) qui a fait deux tentatives de suicide devait être jugée selon le code de protection des enfants et non d’après le code pénal mauritanien.

Awa Seydou Traoré

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