Visa for Music : Rabat a accueilli le premier salon de musique

Visa for MusicDu 11 au 14 novembre dernier, la capitale marocaine a accueilli la deuxième édition de Visa for Music. Un évènement qui ambitionne de faire deRabat la capitale de la musique de l’Afrique etdu Moyen Orient. Quatre jours durant, Visa for Music a reçu plus que 2000 musiciens, agents et promoteurs culturels.
Installé dans 3 salles distinctes, les musiciens ont enchanté le public de Rabat,s composé en majorité de jeunes dansant à leur manière sur les rythmes d’Afriquenoire et du Maghreb. Malika Zarra et Oum, la diva soul du Maroc, ont tour à tour emballé le public.
Monza, rappeur engagé de Mauritanie – son nom de scène est une abréviation de Musique Originale Native de la Zone Afrique -a enflammé la scène avec des chansons extraites de son dernier projet de disque comme Démocratie Bla bla ouMauritani. Monza est l’auteur du premier disque à être censuré en Mauritanie, Président 2la Rue Publik, son premier opus, sortie en 200.
Il rappe ses textes, en peul, wolof ou en hassanya. « En Mauritanie, on ne veut pas assumer qu’il y a plusieurs communautés alors qu’elles sont une richesse. Avant de parler d’unité nationale, il faut d’abord accepter les identités nationales.
Ensemble, on est plus fort »,
confie celui qui porte également la casquette de directeur du festival Assalamalekoum– le plus grand festival de musique enMauritanie.

Brahim El Mazned

On le voyait déambuler de part et d’autre de l’évènement. Avec sa grande taille, ses cheveux noirs coupés courts. Allant de stand en stand, on le voyait discuter sur les stands du Marché au théâtre Mohamed V ou encore encourager, féliciter les artistes en back stage, écouter attentivement les conférenciers à la majestueuse villa des arts ou lors des shows-cases au ciné Renaissance.
Lui, c’est Brahim. Depuis 2004, il dirige le festival TIMITAR à Agadir, une ville touristique situé sur la côte Atlantique. Au mois de juillet, il accueille jusqu’à 800 000 spectateurs qui y viennent pour écouter des voix les plus célèbres du Maghrebet aussi des stars internationaux comme UB 40. Le festival est un vrai succès populaire, mais Brahim n’a pas un caractère pour se reposer sur une réussite.
« Depuis une vingtaine d’années en tant qu’organisateur des concerts, j’ai sillonné des marchés et des salons de la musique. Deux choses m’ont dérangé. Les salons se tiennent au Nord et la musique africaine est représentée toujours par les professionnels du Nord.
Alors, je me suis posé une question : comment doit-on sortir l’industrie musicale de l’informel si nous ne sommes représentés que par le Nord et l’Occident ? J’ai décidé de me lancer dans l’organisation du premier salon sur le continent.
Au bout de cinq ans de réflexion et de recherche d’un lieu, en 2014 j’ai réussi à lancer VISA FOR MUSIC en partenariat avec le ministère de la Culture de Maroc, la ville de Rabat.
Avec une équipe de 3 personnes, on a accueilli plus de deux mille professionnels du secteur. »
Et, lorsqu’on lui demande si l’édition 2016 est déjà assurée, il répond« Nous allons d’abord calculer les pertes liées à la précédente édition pour décider ensuite. D’ailleurs toutes les grandes entreprises du continent sont invitées à sponsoriser VISA. On en besoin »

Sasha Gankin

Source : Agence d’Information d’Afrique Centrale

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