Visite du président de la République au Guidimakha : les cadres laudateurs s’organisent pour occulter les problèmes dont souffrent les populations.

GuidimakhaL’auto proclamé  président des pauvres pendant  qu’il les  appauvri d’avantage  va enfin se rendre au Guidimakha où les orphelins de Moudji, Woyndouyol, de Boroudji et autres victimes de 1989  pleurent leurs parents et se lamentent sur leur sort. L’occasion pour lui de voir les spécificités de cette région où les soutiens  du dictateur ’ould Taya ne ménagent aucun effort dit on pour l’accueillir au prix d’occulter les réalités du quotidien des populations.
Aux confins des frontières sud du pays, le Guidimakha est différent de toutes les autres Wilayas du pays. Dans cette  partie du pays au vu et au su des cadres laudateurs  qui appellent à la mobilisation les agriculteurs sont jetés en prison  au motif qu’un chameau  est mort t à coté d’un champ. Une région où comme d’ailleurs  tout le sud, les agriculteurs sont menacés d’expropriation de leurs terres.  Gourel Adama dans la commune de wompou  qui vient après celle de Sélibaby  est  toujours menacé par un commerçant installé à Sélibaby, c’est le cas de d’ould yengé  où les populations  ont  vu leurs terres bornées par  des  affairistes, arrivistes, inconnus de  la wilaya avec la bénédiction  de l’autorité et des forces de l’ordre..
Les souffrances des populations  du Guidimakha que ce soit au niveau administratif, sécuritaire ou judiciaire laissent croire que c’est une « République » à part. On dirait même qu’elle est une zone franche administrativement et une zone de non droit. Là-bas, les agents de la force publique agissent à leur guise, commettent des dépassements, des bavures et des violations de droits en toute impunité. Le comportement du préfet et du CB  d’ould yengé  face aux populations de Boully, la torture dénoncée par la représentation  de l’amdh au Guidimakha   sur des jeunes de Goumbana et d’autres cas  en disent long.
Région aux cadres utiles  aux applaudissements, les administrateurs spolient les terres, dressent les communautés les unes contre les autres, prennent partie pour des groupes contre d’autres, nient les droits des uns et attribuent à d’autres plus que leurs droits. Le forage  pastoral de Sabouré dans  la commune de Lahradj à l’insu du maire  par des inconnus appuyés par l’administration  en est une illustration.  La volonté du Hakem d’ould yengé d’imposer  au maire de cette commune rurale une liste de personnes qui doivent rencontrer le président  et la marginalisation dont  ont été victimes les maires des différentes communes  par les parlementaires  et politiques  venus aux premières heures  pour préparer cette visite suffisent pour dire que les cadres et les administrateurs au Guidimakha complotent contre les populations et leurs représentants
Pendant que les populations locales du Guidimakha sont soumises au diktat des administrateurs incultes, des sécurit ocrâtes sans vergogne, des magistrats injustes et des commerçants véreux et tribalistes, les cadres laudateurs  rédigent un texte de 12 pages  dans lequel ils approuvent et applaudissent le système qui s’est distingué par sa volonté d’exclusion  et son racisme d’état.  . Dans ce dit document intitulé  ((les principales doléances  des populations du Guidimakha)), les parlementaires et les laudateurs de Nouakchott  n’ont  ne fut  une seule fois souligner le problème d’enrôlement alors que des  mauritaniens deviennent apatrides chez eux. Le  problème d’eau, le désenclavement, le découpage administratif et communal proposé  et  autres cas évoqués   dans le souci  de marginalisation des maires de dix communes  ne reflètent pas les aspirations des populations au nom desquels les laudateurs  cherchent à
s’exprimer.   Le cas  d’engins envoyés pour des besoins d’aménagements des  périmètres de Khabou,Gouraye , tombés en panne  en route  ne mérite pas d’être posé  pour  ceux qui se prennent  pour  avocats du Guidimakha.…Pire encore  pendant que tout le Guidimakha, autrefois grenier de la Mauritanie  ne compte qu’un seul barrage, celui de Djewo ,construit par ses émigrés  les auteurs des  dites doléances  restent imprécis . Mieux pendant qu’avec l’irrigué les coopérateurs de Kollé Moukké de Diaguily, longtemps trainés devant l’administration et la justice luttent sans moyens contre l’insécurité alimentaire, ceux qui avaient brillé par leur silence quand Sélibaby et  de localités avaient les pieds dans l’eau  divisent le Guidimakha en zone pour se faire voir à l’occasion de cette visite présidentielle.
Dans bon nombre d’écoles fondamentales et/ou secondaires  les enfants sont confiés à des contractuels  pendant que des ’instituteurs détenteurs de diplômes supérieurs sont adjoints  et se contentent  du titre de chargé de cours, les ennemis des populations  parlent de manque d’infrastructures et d’équipements comme si cela suffisait pour former des cadres
Sur le plan de la santé  les populations traversent quotidiennement les frontières. pour se faire soigner dans des postes de santé au Mali et au Sénégal, les parlementaires et chercheurs de postes louent les efforts du gouvernement pour le centre hospitalier de Sélibaby  qui n’est rien d’autre qu’un centre d’arnaque et d’escroquerie de citoyen pour ne pas dire le chemin le plus cours vers la mort.
En un mot  les populations du Guidimakha  auront  tort d’accueillir le tombeur du premier démocratiquement élu si pour poser leurs problèmes car la pullule est déjà consommée. D’ailleurs que vient faire Aziz au Guidimakha ?

Source: Amadou Bocar Ba

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