Voyage au bout ….du déni !

90rtyz12L’Authentique: Alors que la tension sociale s’exacerbe par le mouvement ininterrompu des travailleurs de la SNIM -ce qui cloue au sol le plus grand employeur national après l’État, avec les implications dangereuses sur une économie nationale déjà au bord de l’effondrement-, alors que l’on vit les prémices d’une énième grève des dockers au niveau du Port Autonome de Nouakchott et les menaces que ceci pourrait faire peser sur l’approvisionnement des populations en denrées et produits de service, alors que le projet de dialogue entre la majorité et l’opposition patauge, notre président se déplace à l’intérieur du pays.

Manifestement, il semble plus préoccupé par son avenir à la tête du pays que par la situation présente des populations. Laissant tout pourrir, par ignorance, calcul, désinvolture ou mauvaise appréciation, il s’en va à l’est pour tenter de « mobiliser » les chefs de tribus, les « notables » et « cadres » autour d’un projet diabolique.

Lequel vise d’une manière ou d’une autre, à modifier la constitution du pays, afin de faire sauter le verrou constitutionnel qui lui interdit encore la possibilité de se porter candidat au-delà de deux mandats ! Oui, le stratagème est clair.

L’homme que les Mauritaniens avaient été emmenés à élire à deux reprises, veut, tout simplement s’éterniser au pouvoir. Pour ce faire, il s’en fout réellement des problèmes du pays et des difficultés de plus en plus asphyxiantes des populations dans leur vie au quotidien. Au lieu de chercher des solutions, il s’adonne à un véritable chantage au troisième mandat qui ouvrira devant lui les portes du pouvoir à vie. A moins que les Mauritaniens ne se décident à lui barrer la voie !

Comment comprendre qu’un homme qui a commis deux coups d’État, « remporté » deux scrutins présidentiels, sans faire avancer le pays dans le bon sens, se contentant de focaliser son attention sur des pseudo-infrastructures qui corrompent plus qu’elles ne servent, car la qualité est loin de répondre aux normes, veuille s’imposer ad vitam eternam à la tête d’un pays à bout de souffle ?

Comment accepter qu’un homme qui a juré dans ses prestations de serment qu’il ne modifierait, sous aucun prétexte, la constitution, ne dédie les années restantes de tout ce qui est censé être son dernier mandat qu’à son propre destin, laissant tout couler dans le pays ?

Les Mauritaniens sont certes passifs, peureux, peut-être hypocrites et corrompus, mais de là à aller dire qu’ils permettraient à un monarque de se doter d’un pouvoir contunu, c’est trop les méconnaitre. Le scénario qui a chassé le président burkinabé, Blaise Compaoré, en octobre 2014 est bel et bien envisageable dans ce pays.

Que ceux qui ont mis la puce à l’oreille du président Ould Abdel Aziz de tenter de changer la constitution pour introduire de nouvelles règles de jeu impliquant la révision de la nature semi-présidentielle du pouvoir en faveur d’un régime parlementaire, se ressaisissent. Tout comme ceux qui veulent lui dicter un forcing par un simple accord avec les ténors de l’opposition doivent revoir leur copie.

Ils doivent réellement comprendre que les Mauritaniens sont à bout. Et ce ne sera pas la grande assemblée clandestine des tributs, les « grandes assemblées » à l’est, que l’on réunit à la « Loya Jirga » que l’on fera passer l e projet qui doit faire honte à tout patriote. La Mauritanie n’est certes pas le Burkina. Ce qui est toutefois sûr, c’est qu’elle ne saura être non plus la Russie !

Le Président Ould Abdel Aziz doit, pour son bien personnel, pour le bien de la Mauritanie et pour la pérennité de cette nation, s’occuper sérieusement de la gestion des affaires du pays et ne pas se lancer dans une aventure qui pourrait lui être fatale : le changement de la constitution ! En d’autres termes, s’il ne prend garde, il risque d’avoir entamé le voyage au bout de l’abîme pour lui et pour son pays.

Qu’on dise au Président Aziz que le système qui l’a secrété est à bout et qu’il n’y a d’autre issue que de le réformer, pacifiquement et de manière réfléchie et contrôlée. Tout le reste n’est que duperie !

Amar Ould BéjàL’Authentique – Alors que la tension sociale s’exacerbe par le mouvement ininterrompu des travailleurs de la SNIM -ce qui cloue au sol le plus grand employeur national après l’État, avec les implications dangereuses sur une économie nationale déjà au bord de l’effondrement-, alors que l’on vit les prémices d’une énième grève des dockers au niveau du Port Autonome de Nouakchott et les menaces que ceci pourrait faire peser sur l’approvisionnement des populations en denrées et produits de service, alors que le projet de dialogue entre la majorité et l’opposition patauge, notre président se déplace à l’intérieur du pays.

Manifestement, il semble plus préoccupé par son avenir à la tête du pays que par la situation présente des populations. Laissant tout pourrir, par ignorance, calcul, désinvolture ou mauvaise appréciation, il s’en va à l’est pour tenter de « mobiliser » les chefs de tribus, les « notables » et « cadres » autour d’un projet diabolique.

Lequel vise d’une manière ou d’une autre, à modifier la constitution du pays, afin de faire sauter le verrou constitutionnel qui lui interdit encore la possibilité de se porter candidat au-delà de deux mandats ! Oui, le stratagème est clair.

L’homme que les Mauritaniens avaient été emmenés à élire à deux reprises, veut, tout simplement s’éterniser au pouvoir. Pour ce faire, il s’en fout réellement des problèmes du pays et des difficultés de plus en plus asphyxiantes des populations dans leur vie au quotidien. Au lieu de chercher des solutions, il s’adonne à un véritable chantage au troisième mandat qui ouvrira devant lui les portes du pouvoir à vie. A moins que les Mauritaniens ne se décident à lui barrer la voie !

Comment comprendre qu’un homme qui a commis deux coups d’État, « remporté » deux scrutins présidentiels, sans faire avancer le pays dans le bon sens, se contentant de focaliser son attention sur des pseudo-infrastructures qui corrompent plus qu’elles ne servent, car la qualité est loin de répondre aux normes, veuille s’imposer ad vitam eternam à la tête d’un pays à bout de souffle ?

Comment accepter qu’un homme qui a juré dans ses prestations de serment qu’il ne modifierait, sous aucun prétexte, la constitution, ne dédie les années restantes de tout ce qui est censé être son dernier mandat qu’à son propre destin, laissant tout couler dans le pays ?

Les Mauritaniens sont certes passifs, peureux, peut-être hypocrites et corrompus, mais de là à aller dire qu’ils permettraient à un monarque de se doter d’un pouvoir contunu, c’est trop les méconnaitre. Le scénario qui a chassé le président burkinabé, Blaise Compaoré, en octobre 2014 est bel et bien envisageable dans ce pays.

Que ceux qui ont mis la puce à l’oreille du président Ould Abdel Aziz de tenter de changer la constitution pour introduire de nouvelles règles de jeu impliquant la révision de la nature semi-présidentielle du pouvoir en faveur d’un régime parlementaire, se ressaisissent. Tout comme ceux qui veulent lui dicter un forcing par un simple accord avec les ténors de l’opposition doivent revoir leur copie.

Ils doivent réellement comprendre que les Mauritaniens sont à bout. Et ce ne sera pas la grande assemblée clandestine des tributs, les « grandes assemblées » à l’est, que l’on réunit à la « Loya Jirga » que l’on fera passer l e projet qui doit faire honte à tout patriote. La Mauritanie n’est certes pas le Burkina. Ce qui est toutefois sûr, c’est qu’elle ne saura être non plus la Russie !

Le Président Ould Abdel Aziz doit, pour son bien personnel, pour le bien de la Mauritanie et pour la pérennité de cette nation, s’occuper sérieusement de la gestion des affaires du pays et ne pas se lancer dans une aventure qui pourrait lui être fatale : le changement de la constitution ! En d’autres termes, s’il ne prend garde, il risque d’avoir entamé le voyage au bout de l’abîme pour lui et pour son pays.

Qu’on dise au Président Aziz que le système qui l’a secrété est à bout et qu’il n’y a d’autre issue que de le réformer, pacifiquement et de manière réfléchie et contrôlée. Tout le reste n’est que duperie !

Amar Ould Béjà

Source: L’Authentique

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