Vu du Burkina: on ne peut pas négocier avec les islamistes maliens

Peut-on négocier «avec des gens qui veulent instaurer la charia à coups de machette» questionne ce 4 novembre le site du quotidien burkinabè L’Observateur Paalga, au sujet de la situation du Nord-Mali ?


Au lendemain de l’entrevue qui a réuni les émissaires du groupe Ansar Dine (les défenseurs de la foi) qui contrôle une partie du Nord-Mali, et l’Etat burkinabè à Ouagadougou, les langues se délient dans la presse du Burkina Faso.

Dans un article virulent, L’Observateur Paalga estime ainsi ne pas comprendre la visite d’Ansar Dine. Certes le président Blaise Compaoré est le médiateur de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans la crise malienne, mais pour e quotidien, le Burkina Faso ne parvient toujours pas à prendre clairement position en faveur d‘une intervention militaire.

«Blaise Compaoré et Abdel Aziz Bouteflika redoutent peut-être que le remède soit pire que le mal, et ils n’ont jamais montré un empressement particulier à monter au front, si ce n’est à reculons» juge L’Observateur Paalga.

Car l’Algérie est aussi visée par l’article du quotidien burkinabè, qui estime toutefois que «ceux qui traînent des pieds ont peut-être de bonnes raisons de se hâter lentement».

En toile de fond, l’évidente difficulté à réussir une intervention militaire avec les 3000 hommes prévus par la Cédéao, sur un territoire immense et désertique. «C’est l’évidence même, on ne pourra pas poster un casque blanc derrière chaque dune de sable» ironise L’Observateur.

Mais pour le quotidien, il est hors de question de discuter avec des groupes responsables de condamnations, de châtiments publics ou de destructions de monuments. Pire encore, ces négociations risquent de faire perdre un temps précieux à la communauté internationale, alors qu’une attaque militaire est imminente.

«On perd inutilement du temps et mieux vaut charger que de se complaire dans un attentisme criminel» conclue de la sorte L’Observateur Paalga.

 

Source:Cridem

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