YALI 2015 : « l’objectif était de se connecter avec les autres jeunes leaders qui viennent d’Afrique » Oumou Kane

DSCN4933RimWeb.Net: Quatre jeunes mauritaniens ont hissé les couleurs nationales lors du YALI 2015, une initiative du président américain Barack Hussein Obama.

Oumou Kane présidente de AMAM (Association Multiculturelle pour un Avenir Meilleur) faisait partie de ce sommet qui a pris fin le 5août dernier.

Dans cet entretien, elle livre à rimweb ses impressions sur ce voyage de formation et de plaidoyer en faveur du leadership de la jeunesse africaine.

Rimweb : Bonjour Oumou Kane, récemment vous avez pris part au Mandela Washington

Fellowship, qu’elle est l’esprit de cette initiative ?

Oumou.K : c’est un programme qui a été initié par le chef d’état américain Barak Hussein Obama en 2010 où il a souhaité la mise en place de Young African Leaders. Il compte sur la jeunesse africaine pour changer la situation en Afrique.

Depuis 2014, l’initiative se nomme Mandela Washington Fellowship (esprit de Madiba).

C’est dans ce cadre que j’ai été sélectionnée par ce programme qui cible les jeunes du continent.

J’ai parlé un peu de mon association créée en 2011 depuis lors nous faisons pas mal d’activités.

On a été 4 mauritaniens sélectionnés pour Mandela Washington Fellowship appelée aussi YALI 2015.

Rimweb : Vous étiez au total combien de jeunes africains au pays de l’Oncle Sam ?

Oumou.K : Nous étions 500 jeunes, le genre était respecté. J’ai été placée en Californie dans une des plus grandes

universités au monde.

C’était une grande expérience où on a été formé en civil leadership.

Une fois là bas, on a eu beaucoup de connaissances, l’objectif était de se connecter avec les autres jeunes leaders qui

viennent d’Afrique, de connaitre le fonctionnement du système américain afin d’adapter cela selon nos réalités.

Rimweb : Vous avez été sur le terrain, vous avez vu des acteurs, est ce que ce sont les même réalités qu’ici ?

Oumou.K : IL ya une grande différence, tout est respecté là bas, ce sont des personnes engagées, très suivies de près par le gouvernement, il ya des moyens mis à leur disposition, ils ont aussi leur façon de trouver des fonds.

Rimweb : Quel est le regard que vous portez sur le leadership civique en Mauritanie ?

Oumou.K : Le leadership commence ici, je vois beaucoup de jeunes maintenant qui sont très actifs, qui essaient de faire beaucoup de choses.

Je salue beaucoup cette initiative de créer des associations.

C’est comme ça que nous pouvons changer les choses. Il faut essayer d’intervenir, il ne faut pas rester là à attendre que l’Etat fasse tout.

Nous aussi nous pouvons contribuer.

Les jeunes doivent plus collaborer ensemble, car nous avons tous le même objectif celui du développement de notre pays et de changer les choses.

A travers le Mandela Washington Fellowship nous pensons à l’Afrique.

Rimweb : Est-ce que selon vous la jeunesse mauritanienne n’est pas suffisamment soutenue ?

Oumou.K : Nous avons souvent ce problème là aussi.

Ce problème de manque de soutien, de confiance, on n’a pas souvent confiance aux jeunes bon je vois que notre ministère est entrain de faire un travail remarquable, il pense beaucoup à la jeunesse, c’est que chose de très positif

qui va améliorer les choses. C’est un grand pas pour nous, avant ce n’était pas le cas.

Depuis une année et demie, on parle beaucoup de la jeunesse. Mon objectif était de changer la vision de jeunes

démotivés, qui avaient envie d’aller voyager alors que c’est avec eux que le pays doit changer.

Rimweb : Un des temps fort de ce séjour, c’est la retrouvaille avec la jeunesse africaine, racontez –nous !!!

Oumou .K :J’ai été impressionnée par le travail abattu par ces jeunes leaders avec souvent peu de moyens.

C’est l’exemple d’AMAM, avec peu de moyens, nous arrivons à faire quelque chose.

Rimweb : Selon vous pour réussir un jeune doit-faire forcement de la politique ?

Oumou K : non par forcement, je suis apolitique, je vais continuer ainsi pareil, on peut arriver sans faire

de la politique.

J’ai créée AMAM par ce qu’il ya beaucoup de choses qui n’allaient pas.

Rimweb : En un moment donné, votre nom a été cité parmi les membres du haut conseil des jeunes, éclairez nous sur ce point ?

Le haut conseil n’est pas encore mis en place.

On est juste 14 jeunes qui ont été choisis par le chef de l’Etat pour essayer de mettre en place le rapport du haut

conseil de la jeunesse à la suite de la rencontre du chef de l’Etat avec la jeunesse.

Le rapport a été déposé, ça été décrété qu’il y aura le haut conseil de la jeunesse.

Rimweb : Au terme du YALI 2015, quelles sont vos perspectives ?

Avec les autres jeunes africains, nous allons maintenant travailler ensemble.

Propos recueillis par Awa Seydou Traoré

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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