Yémen: les raids de Riyad continuent, Saleh appelle au cessez-le-feu

Le président yéménite Mansour HadiRFI: Au second jour de l’intervention dirigée par Riyad, la coalition poursuit son opération militaire avec de nouveaux raids aériens ce vendredi soir. Elle prétend également avoir neutralisé les capacités aériennes des Houthis, la milice rebelle chiite, alors que l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh appelle à un cessez-le-feu. Son successeur, l’actuel chef de l’Etat, évacué hier d’Aden, se trouve en Egypte où il va participer au sommet de la Ligue arabe, qui se tient dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh.

Des avions de combat de la coalition arabe conduite par Riyad ont bombardé vendredi soir plusieurs sites militaires autour de la capitale du Yémen et dans le sud du pays. Les raids aériens ont pris pour cibles des rampes de lancement de missiles à l’aéroport international de Sanaa ainsi que des sites militaires à l’est, à l’ouest et au sud de la capitale yéménite, selon des habitants.

Par ailleurs, la coalition arabe a dit un peu plus tôt avoir neutralisé les capacités aériennes des rebelles Houthis, soutenus par des unités de l’armée restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh. Dans un communiqué, ce dernier a appelé à un cessez-le-feu ce vendredi 27 mars. Il a aussi proposé de tenir aux Emirats Arabes Unis un dialogue entre les différents protagonistes du conflit.

L’actuel président, Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s’était réfugié à Aden après avoir fui la capitale le 21 février, a été évacué par l’Arabie Saoudite. Le président yéménite a été a été accueilli jeudi à Riyad, avant de se rendre ce vendredi en Egypte, où il va participer à Charm el-Cheikh au sommet de la Ligue arabe qui se tient samedi 28 mars. Pour une bonne partie de la communauté internationale, l’homme est toujours le dirigeant légitime du Yémen, même s’il a dû fuir devant l’avancée de la rébellion houthie.

Le gouvernement Hadi appelle les rebelles à négocier

C’est dans ce contexte que le directeur de cabinet du président Hadi, Mohammed Marem, joint par nos confrères de Monte Carlo Doualiya (MCD), s’adresse indirectement au chef des rebelles :

« Notre appel s’adresse à Abdel Malek al-Houthi. Nous lui demandons de prendre ses responsabilités devant notre peuple. Il faut qu’il annonce immédiatement l’arrêt des activités militaires, qu’il dépose les armes et qu’il revienne à la table des négociations… »

Mais la négociation est-elle encore possible, alors que l’intervention militaire lancée cette semaine a largement régionalisé le conflit ? L’Iran ou la Turquie, deux pays directement concernés par la situation au Yémen, sont notamment entrés dans un duel par déclarations interposées.

Pour Nasrallah, Riyad sera « vaincue »

Dans un discours retransmis en soirée par la télévision de son parti, Al-Manar, le chef du Hezbollah libanais pro-iranien, Hassan Nasrallah, a appelé les dirigeants arabes à « stopper cette agression » au Yémen. « L’issue de cette bataille est claire : l’Arabie saoudite sera vaincue et le peuple yéménite remportera une victoire incontestable », a déclaré Nasrallah, avant de se lancer dans une diatribe contre les dirigeants saoudiens. Pour lui, ces derniers cherchent à récupérer leur « hégémonie sur le Yémen ».

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