Zimbabwe: nouvelles expulsions de cadres du parti au pouvoir

Robert MugabeLa purge continue au sein de la Zanu-PF, le parti de Robert Mugabe. Jeudi 21 mai, sept nouveaux cadres du parti au pouvoir ont été expulsés. Officiellement ils sont accusés de «factionnalisme» et vouloir diviser le parti. Mais on leur reproche surtout d’être proches de l’ancienne vice-présidente Joice Mujuru, elle-même mise à l’écart en début d’année.

L’expulsion de Joice Mujurun’aura pas calmé les esprits. Sept hauts cadres ont été expulsés et 13 autres suspendus. Tous sont soupçonnés d’être des partisans de l’ancienne vice-présidente. Elle avait été écartée en début d’année, perçue comme une menace pour le clan Mugabe, notamment à cause de ses ambitions présidentielles, et une certaine popularité, semble-t-il, auprès de l’électorat du parti.

Six mois après son exclusion Joice Mujuru reste discrète sur ses intentions. Il y a quelques semaines, elle affirmait vouloir faire appel de son expulsion du parti. Ses proches – parmi lesquels Rugare Gumbo, ex-porte-parole de la Zanu-PF et Dydimus Mutasa, l’ex-secrétaire administratif du parti – affirment qu’elle s’apprête à lancer un nouveau parti, alors que la guerre de succession à Robert Mugabe bat son plein.

Les partisans de Mujuru attendraient les élections législatives partielles le mois prochain, pour tâter le terrain. Certains analystes estiment que Joice Mujuru pourrait se positionner pour les élections présidentielles de 2018. Mais ils ajoutent qu’elle n’a pas intérêt à abattre ses cartes trop rapidement, sous peine de mettre en marche la machine de guerre du parti au pouvoir.

Source: RFI

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