Algérie: l’armée annonce avoir refoulé 24000 migrants en 2025

Selon le rapport annuel de l’armée, 24 000 personnes migrantes en situation irrégulière ont été refoulées durant l’année 2025 par les autorités algériennes. Ces migrants viennent principalement du Sahel et de l’Afrique subsaharienne et tentent de traverser la zone frontalière du Mali et surtout du Niger pour se rendre en Algérie. L’armée rapporte également que ses unités ont arrêté près de 500 migrants illégaux au cours de la dernière semaine de 2025.

Le chiffre communiqué par les autorités algériennes ne concerne, selon elles, que les migrants qui ont été refoulés après avoir été interceptés dans les zones frontalières algériennes telles qu’In Guezzam, Tinzaouatène, Bordj Badji Mokhtar et d’autres.

Le rapport ne parle pas des milliers d’autres qui réussissent à entrer en Algérie et atteignent des villes du sud du pays. Là, les migrants restent un certain temps et travaillent temporairement dans l’agriculture, la construction ou le commerce en vue de gagner suffisamment d’argent pour entreprendre la traversée en mer depuis le nord algérien.

Depuis 2014, l’Algérie pratique le refoulement systématique des migrants fraichement arrivés sur le territoire. Elle a également durci le contrôle côtier au nord du pays et encourage ces migrants au retour volontaire.

Plus de 1000 personnes décédées en Méditerranée en partance de l’Algérie

Les changements politiques récents et l’économie dégradée, dans plusieurs pays dans l’entourage immédiat de l’Algérie, comme au Niger ou au Mali, imposent plus de défis aux autorités algériennes. Le nombre de migrants ne cesse d’augmenter et ils arrivent souvent par vague.

En 2025, plus de 1 000 personnes ont perdu la vie en tentant la traversée de la Méditerranée vers l’Espagne depuis l’Algérie. 9 500 autres ont accepté le retour volontaire vers leurs pays d’origine, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Ce qu’on a documenté depuis une décennie, ce sont ces pratiques d’arrestations arbitraires sommaires et d’expulsions collectives qui vont à l’encontre de la protection contre le refoulement dans le droit international dans plusieurs conventions que l’Algérie a signées », déclare Nadège Lahmar (Amnesty International).

Par RFI
Source:RFI Afrique

RIM Web

Info juste