Le porte-parole du gouvernement : Tous les marchés publics ont été conclus conformément aux procédures légales

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a précisé que tous les marchés publics ont été conclus conformément aux procédures légales en vigueur, soulignant l’engagement du gouvernement à suivre et à exécuter les projets en cours de réalisation.

En réponse à une question sur le programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott, lors de son commentaire sur les résultats de la réunion du Conseil des ministres, ce mercredi soir, dans la salle de presse de l’Agence Mauritanienne d’Information, à Nouakchott, en compagnie du Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement, du Ministre des Affaires Économiques et du Développement, et du Ministre de l’Énergie et du Pétrole, il a expliqué que le champ d’intervention du programme a été précisément défini, et que le niveau d’avancement des travaux a atteint environ 77%.

Il a souligné que le programme couvrait des secteurs vitaux, notamment les routes, l’eau, la santé et l’électricité, mettant en avant que le projet de modernisation des villes intérieures a fourni un diagnostic réaliste de l’ampleur de la transformation que connaît le pays, qui est devenu un véritable chantier de développement en peu de temps.

Le ministre a évoqué, chiffres à l’appui, un ensemble de projets importants réalisés, qui ont touché divers aspects économiques, sociaux et culturels, et qui ont eu un impact tangible sur la vie des citoyens à Nouakchott et dans les villes intérieures, confirmant que tous ces projets ont été suivis et accompagnés de manière rigoureuse.

Il a ajouté que le programme d’urgence pour le développement de Nouakchott et le programme de développement des wilayas intérieures comptent parmi les projets majeurs lancés par Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et que le gouvernement veille à les mettre en œuvre dans temps réduit, précisant que les habitants de Nouakchott constateront, au cours des trois prochains mois, les grands acquis réalisés sur le terrain.

Concernant la visite de Son Excellence le Premier Ministre à la République sœur du Sénégal, le porte-parole du gouvernement a expliqué qu’elle s’inscrivait dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays frères, soulignant que la taille de la délégation officielle accompagnant Son Excellence le Premier Ministre reflète la volonté des dirigeants des deux pays d’élever ces relations à des niveaux plus larges et plus profonds.

De son côté, le ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement, Monsieur Mokhtar El Housseinou Lam, a expliqué, dans son commentaire sur la déclaration relative à l’évolution du portefeuille des grands marchés publics au cours de la période du 1er novembre au 31 décembre 2025, que cette déclaration vise à informer le gouvernement sur le niveau d’avancement de la mise en œuvre des grands projets et programmes de développement.

Il a ajouté que ce travail s’inscrit dans le cadre du mécanisme de suivi systématique et rigoureux mis en place en exécution des instructions de Son Excellence le Président de la République, émises en septembre 2023, et visant à améliorer la mise en œuvre de ces projets et à renforcer l’efficacité de leur performance.

Il a précisé que la déclaration passe en revue la situation du portefeuille et son évolution au cours de la période mentionnée, et donne également un aperçu du niveau de mise en œuvre du programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott et du programme d’urgence pour la généralisation de l’accès aux services de base pour le développement local, lancés par Son Excellence le Président de la République dans le but d’améliorer l’accès et la qualité des services de base, et d’améliorer les conditions de vie des citoyens sur l’ensemble du territoire national.

Il a indiqué que le portefeuille des marchés se compose actuellement de 106 marchés, dont 30 ont été achevés ou mis en service depuis juillet 2025, dont 12 marchés livrés après la déclaration précédente publiée il y a deux mois. Le taux d’avancement moyen du portefeuille, fin décembre 2025, a atteint 52%, enregistrant une progression de 7 points en deux mois, soit une moyenne de 3,5 points par mois, avec une progression de 3 points supérieure aux prévisions au cours des mois de novembre et décembre 2025.

Il a souligné que cette tendance positive devrait se poursuivre à moyen terme, ouvrant des perspectives pour atteindre des niveaux de performance encore plus remarquables dans la mise en œuvre des projets.

Il a déclaré que le taux de décaissement moyen avait atteint 40%, tandis que la consommation moyenne des délais était de 129%, expliquant que le nombre de projets exécutés sans retard s’élevait à 32 projets, soit 30% du portefeuille, contre 57 projets qui ont dépassé les délais contractuels, soit 54%.

Concernant le programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott, lancé le 20 janvier 2025, le ministre a déclaré que son niveau d’avancement avait atteint 77% au 31 décembre 2025, contre un taux de consommation des délais de 69%, soulignant que le programme avait enregistré une progression de 11 points au cours des mois de novembre et décembre de la même année.

Il a affirmé que toutes les composantes du programme enregistrent des taux d’avancement supérieurs à la moyenne de consommation des délais, qui s’élevait à 69% fin décembre 2025.

Quant au programme d’urgence pour la généralisation de l’accès aux services de base pour le développement local, il a expliqué que la phase de mise en œuvre était entrée dans une nouvelle dynamique, avec des variations entre les secteurs, le taux d’avancement atteignant 16% au 31 décembre 2025, contre un taux de consommation des délais ne dépassant pas 10%, avec une amélioration notable du rythme d’exécution du début à la fin de l’année.

De son côté, le ministre des Affaires Économiques et du Développement, Monsieur Abdellahi Ould Souleimane Ould Cheikh Sidiya, a déclaré que le projet de décret abrogeant et remplaçant le décret fixant les éléments constitutifs de la structure des prix des produits pétroliers liquides vise à introduire une nouvelle réforme du mécanisme de fixation des prix de ces produits.

Il a expliqué que le mécanisme actuellement en vigueur repose sur la fixation préalable du prix de vente à la pompe, de sorte que l’État supporte – ou bénéficie – de la différence par rapport au prix de revient. Cela a contraint l’État, en raison de la hausse des prix de l’énergie ces dernières années, à supporter des sommes considérables afin de maintenir les prix actuels à la pompe, fixés à 500 anciennes ouguiyas, le litre de gas-oil, et 566 anciennes ouguiyas, le litre d’essence.

Il a ajouté que, selon les prévisions, les prix de l’énergie connaîtront une baisse significative au cours de l’année 2026. Au lieu que l’État soit en position de bénéficier de la différence de prix au profit du Trésor public, le gouvernement a décidé, sur instruction directe de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, d’introduire une nouvelle réforme dans le mécanisme de fixation des prix des carburants, permettant au citoyen et au consommateur mauritanien de bénéficier de cette baisse attendue.

Le ministre a souligné que l’ancien mécanisme maintenait le prix stable et transférait la différence positive au Trésor public, tandis que le nouveau mécanisme permettra au citoyen de bénéficier de la baisse des prix sur le marché international.

Le ministre a affirmé que le mécanisme de tarification du gaz domestique restera inchangé, faute de prévisions de baisse internationale favorable au consommateur. Il a ajouté que l’État continuera de supporter la différence de prix, dont le coût s’élevait à 1,4 milliard de nouvelles ouguiyas en 2024 et à 1,3 milliard de nouvelles ouguiyas au cours des six premiers mois de 2025.

Concernant le projet de décret portant création du mécanisme national de compensation, le ministre a expliqué que ce mécanisme a été préparé de manière permanente et vise à allouer un soutien financier ciblé aux familles vulnérables qui pourraient être affectées par les fluctuations des prix du carburant, soulignant qu’ils n’augmenteront pas dans les années à venir, sauf en cas de chocs ou de développements imprévus.

Il a ajouté que ce mécanisme repose sur des déterminants techniques actualisables et des données socio-économiques fiables tirées du Registre Social National, ainsi qu’une coordination étroite entre les différents secteurs ministériels concernés.

Il a précisé que le projet de décret définit les règles d’organisation, de fonctionnement et de financement de ce mécanisme, en tant que partie intégrante de la réforme globale qui vise, avant tout, à permettre au citoyen de bénéficier de la baisse des prix des produits pétroliers liquides sur le marché international, tout en le protégeant de toute fluctuation future.

En réponse à une question sur les répercussions de la réduction des prix des carburants, le ministre a affirmé que les prix du carburant baisseront dans les prochains jours, dès l’entrée en vigueur du nouveau décret, soulignant que les prévisions nationales et internationales confirment la poursuite de cette baisse au moins jusqu’à la fin de l’année 2026, garantissant ainsi que le citoyen bénéficie de la baisse des prix internationaux après en avoir été privé lors des périodes précédentes.

En réponse à une question sur les doléances sociales, le ministre a souligné que l’État s’engage à régler tous les droits dont la loi prouve l’éligibilité, tout en veillant à protéger les fonds publics en vérifiant les demandes, affirmant que chaque ayant droit obtiendra son droit une fois que cela sera prouvé.

À son tour, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Monsieur Mohamed Ould Khaled, a affirmé que le projet de décret relatif à la structure des prix des produits pétroliers liquides constitue une réforme nouvelle et qualitative visant à actualiser le cadre réglementaire du secteur des hydrocarbures et à l’harmoniser avec les développements techniques et économiques et les législations en vigueur, en conformité avec le programme électoral de Son Excellence le Président de la République, “Mon ambition pour la Patrie”.

Il a expliqué que le décret actuel (067-2014) a constitué, au cours des dernières années, la référence principale pour la détermination des éléments des prix, mais les changements importants qu’ont connus les prix du pétrole sur les marchés internationaux, l’évolution des modes d’importation, la modernisation des normes de transport et de stockage et de la marge commerciale, en plus de la nécessité d’adopter un mécanisme flexible de révision mensuelle des prix, ont tous montré la nécessité d’une révision complète du système existant.

En réponse à une question concernant la situation de l’électricité à Nouakchott, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a expliqué que les travaux en cours dans le cadre du programme d’urgence de développement de la ville de Nouakchott contribueront à améliorer la stabilité du courant électrique et à réduire les coupures, soulignant que le gouvernement travaille à remplacer certaines anciennes centrales solaires par des centrales conventionnelles dans le cadre d’un plan global de réforme du système électrique.

Il a ajouté que les travaux comprenaient la réalisation de 40 postes de transformation électrique et la connexion de 73 kilomètres sur 150 kilomètres de réseaux, en plus de la mise en œuvre de 25 kilomètres sur 33 kilomètres de câbles de 33 kilovolts, 108 kilomètres de câbles de 15 kilovolts et 40 kilomètres de câbles basse tension, les travaux principaux devant être achevés entre fin février et début mars.

Il a souligné que l’État a subventionné les prix des carburants en 2025 à hauteur de plus de cinq milliards d’ouguiyas, mais le nouveau système permettra d’orienter la différence de prix au profit du citoyen au lieu du Trésor, ce qui renforcera le pouvoir d’achat, étant donné que l’énergie entre dans tous les coûts.

En ce qui concerne le gaz domestique, Son Excellence le ministre a affirmé qu’il n’y avait aucune crise dans ce domaine, expliquant que le stock de Nouakchott s’élevait à 4 361 tonnes et que toute perturbation antérieure était due à des problèmes temporaires au niveau du port.
Source:AMI-Mauritanie

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