La Mauritanie accélère le déploiement de l’IPv6 afin de soutenir la 5G

En mai 2026, la Mauritanie a rejoint le cercle de ceux ayant lancé la 5G commerciale, considérée à travers le continent comme un catalyseur de transformation numérique. La technologie nécessite un renforcement de l’infrastructure disponible.

Les autorités mauritaniennes visent un taux d’adoption de l’IPv6 de 25 % d’ici à la fin de l’année 2026. Elles travaillent à accélérer la transition vers cette nouvelle version du protocole Internet, qui permet d’identifier et de connecter des appareils au réseau mondial, alors que le déploiement de la 5G a été engagé récemment. 

La semaine dernière, le Comité national de suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition vers l’IPv6 s’est réuni sous la présidence d’Ahmed Salem Ould Bede, ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement du déploiement de l’IPv6 en Mauritanie ainsi que sur les mesures nécessaires pour accélérer la migration vers ce protocole de nouvelle génération.

« Grâce à son architecture moderne, l’IPv6 améliore la sécurisation des communications, la fluidité des échanges et la résilience des infrastructures numériques, notamment dans le contexte du déploiement de la 5G, qui permettra la connexion de millions d’équipements et le développement de nouveaux services numériques », a indiqué le ministère de la Transformation numérique dans une publication sur Facebook le jeudi 23 juillet.

Le département ministériel précise que la généralisation de l’IPv6 constitue un levier essentiel pour garantir la sécurité, la performance et l’évolutivité des futurs réseaux 5G. Cette transition doit également soutenir le développement de technologies comme le cloud, l’Internet des objets (IoT), l’intelligence artificielle et d’autres services numériques de nouvelle génération.

Reste toutefois à savoir si les objectifs fixés par les autorités mauritaniennes seront atteints dans les délais, alors que la transition vers l’IPv6 progresse encore lentement en Afrique. Selon l’Internet Society, plusieurs facteurs ralentissent l’adoption du nouveau protocole, notamment les efforts techniques et financiers nécessaires pour adapter les réseaux, les équipements et les services existants.

Certains acteurs préfèrent également différer leurs investissements, dans l’attente d’une adoption plus large de l’IPv6 par leurs partenaires, leurs concurrents ou leurs fournisseurs de services.

Actuellement, tous les opérateurs de communications électroniques du pays ont déployé l’IPv6 sur leurs réseaux et leurs services selon le ministère. L’un d’entre eux, dont l’identité n’a pas été précisée, a déjà migré plus de 15 % de son parc d’abonnés vers le nouveau protocole.

Source:Agence Ecofin

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