v Mauritanie: à Nouakchott, des parents face aux coûts de la rentrée scolaire
En Mauritanie, on ressort les cartables : c’est la rentrée des classes ce 5 octobre 2026. Des dizaines de milliers d’élèves retrouvent les bancs de l’école. Mais cette année, la rentrée rime avec cherté de la vie. Entre inscriptions et fournitures scolaires, les parents peinent en effet à joindre les deux bouts. Ambiance dans un marché de la capitale.
Dans un marché de la capitale de Mauritanie, l’ambiance est intense en ce dimanche soir. Des parents d’élèves sillonnent les allées. Ils ont tous le même objectif : acheter des fournitures scolaires.
Guéladio Diabira est venu avec sa fille de 13 ans. Il vient d’acquérir quelques matériels, même si les prix sont chers.
« J’ai acheté pour le moment des cahiers, des sacs, des crayons, des taille-crayons, des stylos, détaille-t-il. On les paie progressivement. Les courses se passent bien mais sont relativement chères. Les prix sur les marchés sont quand même élevés. J’ai trois enfants qui doivent aller à l’école ».
« Tout est devenu cher aujourd’hui »
À cause de la cherté des prix, les clients se font rares. C’est ce que constate Salem Mohamed, commerçant au marché et lui-même parent d’élève. Malgré tout, il garde espoir d’écouler sa marchandise.
« Je peux rester des heures sans rien vendre, explique-t-il. Les clients trouvent les prix trop chers. Tout est devenu cher aujourd’hui. J’ai deux enfants à scolariser, il faut que je vende pour pouvoir payer leur inscription. J’espère que d’ici la fin de la semaine, les clients seront plus nombreux ».
Une rentrée qui s’annonce donc difficile pour de nombreux parents, pris entre la cherté des fournitures et des frais d’inscription parfois conséquents.
Mais pour les parents d’élèves, l’espoir reste de mise : voir tous leurs enfants reprendre le chemin de l’école ce lundi avec tout le nécessaire au complet.
Avec notre correspondant à Nouakchott,
Moussa Oumar Barry
Source: RFI Afrique
