Intervention sur le projet de loi relatif à la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Chers collègues députés,
Permettez-moi tout d’abord d’adresser mes sincères félicitations à Monsieur le Ministre de la Justice pour sa reconduction à la tête de ce département stratégique, ainsi que pour la confiance renouvelée que lui a accordée Son Excellence le Président de la République.
Le ministère de la Justice occupe une place particulièrement sensible et essentielle dans le fonctionnement de nos institutions. Il est au cœur de l’État de droit, de la protection des citoyens et de la garantie des libertés. Nous lui souhaitons plein succès dans l’accomplissement de cette importante mission.
Le projet de loi qui nous est soumis revêt une importance capitale pour notre pays. La propagation des stupéfiants et des substances psychotropes constitue aujourd’hui une menace sérieuse pour notre jeunesse, nos familles, notre santé publique et la sécurité de notre société.
Il ne s’agit donc pas simplement de renforcer notre arsenal juridique, mais de protéger notre capital humain et de préserver l’avenir de notre pays.
Je salue cette initiative du Gouvernement et souligne que cette lutte doit reposer sur trois piliers : la prévention, la répression des réseaux de trafic et la prise en charge des personnes victimes de dépendance.
À ce titre, Monsieur le Ministre, je souhaiterais vous poser trois questions :
Premièrement : Quelles actions concrètes le Gouvernement prévoit-il pour renforcer la sensibilisation et la prévention auprès des jeunes, notamment dans les établissements scolaires et universitaires, avec l’implication des familles et de la société civile ?
Deuxièmement : Quels dispositifs seront mis en place pour démanteler les grands réseaux de trafic et poursuivre leurs financiers, tout en garantissant aux personnes dépendantes un accès aux soins et à la réinsertion ?
Troisièmement : La Commission nationale de prévention des drogues disposera-t-elle des moyens nécessaires à sa mission, et un mécanisme de suivi et d’évaluation de l’application de cette loi sera-t-il soumis au contrôle du Parlement ?
Monsieur le Président, chers collègues,
La lutte contre ce fléau doit dépasser les clivages politiques. Nous devons être fermes envers les trafiquants, mais également responsables et humains envers les victimes de la dépendance.
Pour toutes ces raisons, j’invite mes collègues à soutenir et à voter en faveur de ce projet de loi, dans l’intérêt de notre jeunesse, de nos familles et de l’avenir de la Mauritanie.
Je vous remercie.
Député Mohamed El Khamess Sidi Abdallah
Source: Député Mohamed El Khamess Sidi
