Cameroun : la crise anglophone ne faiblit pas

Lundi 10 avril, le bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun a appelé à une levée de la grève des avocats anglophones. Une invitation qui n’a pas fait l’unanimité. Ce mouvement de protestation, lancé en octobre, est à l’origine de la crise que traversent actuellement les régions anglophones du pays.Le 10 avril, Maître Jackson Ngnie Kamga, bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun, a annoncé l’arrêt de la grève des avocats anglophones et la reprise des activités pour le 2 mai. Cette déclaration survient quelques semaines après l’annonce de mesures prises par le gouvernement, fin mars, en vue de satisfaire les grévistes. Une partie d’entre eux a salué les avancées réalisées par le pouvoir central, mais le communiqué du bâtonnier ne satisfait pas tous les protagonistes.

D’après le site d’informations en ligne Koaci, Eyambe Elias Ebai, président de l’association des avocats de la Meme (Sud-Ouest) et Harmony Bobga, chef de file des avocats du Nord-Ouest, ont signé un communiqué dans lequel ils rejettent l’appel du bâtonnier à stopper le mouvement.

Nous sommes prêts à travailler, mais il faut que nos collègues soient libérés

Selon eux, ce dernier n’a pas « compétence pour appeler à la fin d’une grève dont il n’est pas l’initiateur ». Pour Ruth Leyuga, avocate du Sud-Ouest, les conditions pour un retour à la normale ne sont pas réunies à l’heure actuelle. « Nous sommes prêts à travailler, mais il faut que nos collègues soient libérés, explique-t-elle à Jeune Afrique. Nous n’avons pas Internet, nous sommes coupés du monde, beaucoup de choses ne vont pas. » Ruth Leyuga est membre de la  Fako Lawyers Association (Fakla) dont le président, Felix Nkongho Agbor Balla, a été arrêté le 17 janvier.

La longueur de la grève et la réticence de certains acteurs à reprendre le travail mettent en exergue les tensions qui subsistent entre les anglophones et Yaoundé. Retour en trois dates-clés sur un conflit qui dure depuis six mois :

  • 11 octobre 2016 : les avocats, fer de lance de la contestation   

Le 11 octobre 2016, les avocats anglophones, présents dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, lancent le mouvement de contestation en entamant une grève.

Les hommes en robe des deux régions regrettent l’absence du droit anglais dans le système judiciaire camerounais. Ils rejettent le code civil francophone et militent pour une reconnaissance de la Common Law dans les juridictions de leurs régions.

  • 21 novembre 2016 : le conflit se généralise

Le 21 novembre, les enseignants, qui dénoncent notamment la « francophonisation du système anglo-saxon d’éducation au Cameroun », se mettent à leur tour en grève. Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, devient le foyer de la contestation. Le conflit prend de l’ampleur. Miné par le chômage, le Cameroun anglophone se sent abandonné par le pouvoir central et exige du gouvernement davantage d’implication.

Progressivement, des velléités fédéralistes se greffent aux revendications sociales ; des voix s’élèvent en faveur d’une partition du Cameroun. Dans la rue, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se multiplient.  Des négociations sont entamées par le pouvoir mais Yaoundé procède également à de nombreuses arrestations. Parmi les interpellés, on trouve notamment des avocats, comme Maître Felix Nkongho Agbor Balla.

  • 17 janvier 2017 : #Bringbackourinternet

Le Cameroun s’enfonce un peu plus dans la crise le 17 janvier, lorsque le gouvernement décide de priver le Nord-Ouest et le Sud-Ouest d’internet. Sur place, les conséquences se font très vite sentir. Sans internet, Buéa, baptisée la « Silicon Mountain » en raison du nombre importants de start-up qu’elle accueille, est fortement pénalisée. Plus globalement, l’ONG Internet sans frontières estime qu’en 60 jours, la coupure a fait perdre 2,69 millions d’euros à l’économie camerounaise.

Sur Twitter, le hashtag #Bringbackourintern et est utilisé par les internautes en réaction à la coupure opérée par le pouvoir central. Deux mois après, la campagne se poursuit sur les réseaux sociaux, le Cameroun anglophone étant toujours en pénurie de réseau. Une situation qui préoccupe à l’international. Le 13 avril, François Louncény Fall, représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale, a appelé les autorités camerounaises à résoudre cette crise au plus vite

 

Source: Jeuneafrique

1er édition TEDx Nouakchott

Tedx

La plateforme TEDx Nouakchott a initié sa 1ère activité le 30 août dernier à l’hôtel Tfeila sous le thème : « Individual Acts … Global Progress ».Cette initiative qui a regroupé une centaines de participants, vise à valoriser l’entreprenariat de jeunes cadres mauritaniens en vue d’encourager les initiatives individuelles pour un impact global.

La communauté TEDx a tenu cette 1er activité avec beaucoup de difficultés liées notamment au « manque de financement et au scepticisme de certains sponsors » a témoigné Ahmed Dahi un des organisateurs de cet événement. Malgré cette réalité, ils ont pu compter sur l’appui d’autres sponsors pour ce 1er lancement qui a vu la participation de 7 speakers dont deux femmes.

L’objectif de cette retrouvaille est de contribuer ainsi au : « partage d’idées » afin de trouver des moyens de diffusion des exemples de réussite comme ce fut le cas ce soir là. Nous avons pu découvert le parcours de jeunes mauritaniens dont le témoignage d’un développeur de mobil, d’une femme médecin militaire et d’une promotrice du droit des enfants talibés entre autre. C’est à la suite de soucis techniques, que les speakers du jour ont livré des témoignages de parcours qui pourront sans dote servir d’exemple à d’autres jeunes mauritaniens.

Exemple de Mauritanian Andriod Community

Moustapha alias Adi Ould Yacoub , lauréat du 2e prix challenge Adaparadise est le promoteur de Mauritanian Andriod Community mis en place avril dernier. Développeur mobil, c’est à sa plateforme qu’on doit l’application de Tedx Nouakchott. Pour lui l’application est un secteur « important même si le marché est vide » d’où son sentiment sans doute de faire face à de « concurrents gentils ».Malgré ce constat, il espère que : « l’acte individuel contribuera à un développement global ».

Djémila Mint Bouka, 4e femme médecin militaire de la RIM

Djemila est des rares femmes médecins militaires du pays. Passionnée de sport notamment de football, elle a tout au long de son parcours fait face à des défis liés l’affirmation de son idéal. Une volonté rendu possible dit-elle grâce à la « confiance » placée en elle par ses proches notamment sa mère.

De son enfance à maintenant, contre vents et marées elle fut face à « 4 impossibles », dont son choix de persévérer dans les études en tant que femme, l’obtention un bac scientifique, faire des études de médecine et de devenir médecin militaire en tant que femme.

Pour ce dernier volet de son parcours, elle confia à l’auditoire, qu’elle était lors de sa formation qui a duré 4mois, la seule fille au milieu de 250 hommes « une espèce rare au milieu des hommes » annonce t-elle sous acclamation. Elle doit cette réussite à des valeurs telles que « la discipline, la rigueur et le patriotisme » une parenthèse pour elle, afin de fustiger le manque de soutien aux jeunes ici affirmant « on n’a pas confiance » d’où son appel au changement de cette donne.

Tabara Mbodj : « Agir pour ne pas voir les enfants talibés dans les rues »

Puis ce fut au tour de Tabara Mbodj Présidente de l’ONG AISER (ONG Aide et Insertion sociale des Enfants de la Rue en Mauritanie de revenir sur l’histoire de son Association qui célèbre chaque 16 juin, la journée de l’enfant africain.

Cette dernière surnommée « la mère des enfants » par certains a été touchée il ya quelques années par une rencontre avec un enfant talibé (malade) de 7ans abordée lors d’une rencontre nocturne. Ce dernier avait pour challenge de récolter 200um ce soir là avant de retourner chez son maître coranique. Ce fut l’unique fois que Tabarina croisa cet enfant. N’ayant pas pu aider ce talibé enfant face à ce moment précis, Tabara .M  décida de venir désormais au secours de ces enfants talibés à qui son association offre des cours d’alphabétisation, de consultations médicales et de dons d’habits (en fonctions des moyens disponibles).

Fustigeant « le manque d’appui des ONG », la présidente de AISER pour qui désormais la maitrise de l’Anglais est un atout, compte « dénoncer ce phénomène d’enfant talibés qui est une pratique visible (…) l’Etat doit agir » rappelant que «  la mendicité devient un métier » en Mauritanie.

Voilà sans doute des exemples d’entreprenariat de jeunes en Mauritanie qui serviront de source d’inspiration aux futurs speakers de TEDx Nouakchott.

Awa Seydou Traoré

RIMWEB

Surdoué, il entre à l’université à 11 ans

Carson Huey-You, le plus jeune étudiant entré à l’Université chrétienne du Texas-rimweb.net

Carson Huey-You, le plus jeune étudiant entré à l’Université chrétienne du Texas veut étudier la physique quantique.À 11 ans, Carsey Huey-You parle chinois, joue au piano et rentre … à l’université! À l’âge où certains découvrent le collège, ce jeune surdoué américain effectue fait ses premiers pas à l’Université chrétienne du Texas, rapporte NBC 5. Rien de très surprenant pour un surdoué qui a appris à lire à l’âge de 2 ans, et qui suivait des cours du niveau collège à l’âge de…5 ans!

À cette allure, le jeune homme est bien parti pour obtenir son doctorat avant d‘atteindre ses 20 ans.S’il souhaite étudier la physique quantique, Carsey Huey-You suivra des cours de mathématiques, de physique, d’histoire et de religion lors de son premier semestre.

Mais il ne compte pas limiter ses expériences à la salle de classe et convoite déjà les associations scientifiques ou celles de langues étrangères, où il veut perfectionner son chinois. Il affirme avoir appris seul le piano en observant des vidéos en ligne et en lisant tous les ouvrages possibles à ce sujet. Il dispose à présent d’un enseignant pour l’aider à développer ses compétences musicales, mais est déjà capable de jouer «La Lettre à Elise» de Ludwig Von Beethoven .

Source : Seneweb

Viols : Arrestation de deux jeunes dont un militaire et d’un enseigant d’une école coranique

FILLE VIOLEE

Deux jeunes, appartenant à une bande de violeurs, ont été arrêtés et incarcérés dans la prison de Dar Naim. Il s’agit du militaire Eli O Moussa, né à Rosso en 1989 et de Mohamed O Biram O Maouloud, né en 1988 à Rosso).

Les deux délinquants sont accusés du viol de la jeune adolescente du nom de Aicha et ils lui ont arraché le peu de sous qu’elle portait sur elle.

Dans le même ordre d’idées, un enseignant coranique a été déféré à la même prison de Dar Naim accusé de viol sur une mineure, l’une de ses élèves. Il se peut bien qu’ il a oublié de lui enseigner la sourate sur l’adultère.

Source : Taqadoumy

Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l’homme, 550 ans avant la déclaration de 1789


Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l'homme, 550 ans avant la déclaration de 1789

Plus de 550 ans avant la genèse des droits de l’homme en France, (re)découvrez comment Soundiata a légiféré sur des sujets aussi actuels que la prévention des conflits, les droits de la femme, l’environnement, le développement économique. Un document historique essentiel dans une Afrique en quête d’identité.

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita

La charte de Kouroukan Fouga est l’ensemble des lois édictées par Soundjata lors de l’Assemblée des peuples qu’il convoqua à Kurukan Fuga en 1236 après l’éclatante victoire de Kirina qui lui ouvrit le chemin de l’Empire.Véritable constitution avant l’heure et authentique déclaration universelle des droits de l’homme dès le 13e siècle, la charte de Kurukanfuga aborde les questions de liberté, de décentralisation, et de développement durable. Huit siècles après cette charte, ces questions demeurent d’une brûlante actualité dans le monde, et en particulier en Afrique déchirée par le tribalisme.

Ce qu’en dit l’historien sénégalais Djibril Tamsir Niane

« Les élites africaines réussiront-elles le pari de bâtir leur modernité en partant des prémisses de la culture africaine. L’école post indépendance doit elle fabriquer un africain qui soit la complète négation de l’héritage du passé ? Si modernité signifie rupture totale avec notre passé, notre culture, il y a peu de chance que l’Afrique s’engage dans la voie du développement. Si notre avenir ne prend pas racine dans ce passé, le développement ne sera pas réalité. Nous tournerons en rond, incapable d’aller de l’avant. Nous avons évoqué la Renaissance Africaine mais ce serait une grave erreur que de ne voir que le côté littéraire ou institutionnelle. Il y a la dimension scientifique dont on parle peu. On n’en parle même pas. » Déplore l’historien sénégalais en 2009 à l’occasion d’un colloque scientifique sur la charte de Kouroukan Fouga.

« l’Empire du Mali n’était pas une monarchie absolue. Dirigé par Soundjata KEITA, il respectait les traditions, la dignité humaine, le principe de la diversité culturelle, oeuvrait dans le sens d’une unité dans la diversité ».
De même, le problème des castes a été introduit par une déviation venant des Indes où existent les intouchables, selon l’historien qui évoque plutôt une organisation sociale basée sur le savoir-faire et fondée sur le respect des différences.
Le cousinage à plaisanterie a été introduite dans cette Charte, estime M. NIANE qui reconnaît sa présence dans l’essentiel des sociétés ouest africaines, rendant difficile de remonter à son origine. Mais il insiste sur son rôle pour le maintien de la paix civile et le respect de l’autre.
Elle évoque même l’immunité diplomatique, enseigne Djibril Tamsir NIANE qui signale que le chargé de mission ne risque rien au Mandé. Ainsi les messagers détenteurs d’une déclaration de guerre étaient accompagnés jusqu’à leur lieu de provenance.
Cette Charte n’oublie pas non plus la nature dont la gestion est organisée dans plusieurs de ses énoncés, indique le conférencier qui signale que les fondateurs de cette loi ont pensé aux générations futures auxquelles doit être léguée une terre bien préservée.

« La charte de Kurukan Fuga est l’une des valeurs africaines les plus remarquables ; elle constitue une contribution non négligeable de l’Afrique à l’histoire des droits humains et de la démocratie. Que faire ? Découvrir notre passé c’est bien, en traduire les leçons en force de progrès pour bâtir notre future, tout est là ; voilà le problème à résoudre. » Concluait-il en fin d’intervention.

TELECHARGER CI-DESSOUS LE COMMENTAIRE COMPLET DE LA CHARTE PAR TAMSIR NIANE DJIBRIL

djibril_t_niane_la_charte_kouroukan_fouga.pdf Djibril T Niane-la Charte kouroukan fouga.pdf (128.25 Ko)

INTEGRALE DE LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita
Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1237 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I – DE L’ORGANISATION SOCIALE:
Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de
carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de
nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle
spécifiques.
Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs
conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur
l’ensemble du royaume.
Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres
et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et
considération.
Article 4: La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est
élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou
femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.
Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité
physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son
prochain est punie de la peine de mort.
Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn
Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et
l’oisiveté.
Article 7: Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à
plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En
conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer,
le respect de l’autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.
Article 9: L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La
puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le
voisin.
Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un
fils tant qu’un seul de ses pères vit.
Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Article 13: N’offensez jamais les nyaras.
Article 14: N’offensez jamais les femmes, nos mères.
Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait
intervenir sans succès son mari.
Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être
associées à tous nos Gouvernements.
Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme
des vérités.
Article 18: Respectons le droit d’aînesse.
Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on
n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On
leur doit respect et considération.
Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par
semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures
raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.
Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin,
du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.
Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la
grandeur.
Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.
Article 24: Ne faites jamais du tort au étrangers.
Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.
Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans
détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques
soit le nombre des candidats.
Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.
Article 29: La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et
mère.
Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin.
II – DES BIENS:
Article 31: Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation,
l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans
témoignage probant est équivoque.
Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété
commune qu’au bout de quatre ans.
Article 33: La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du
gardien.
Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 35: Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.
Article 36: Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac
ou sa poche.
III – DE LA PRESERVATION DE LA NATURE:
Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la
brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la
tête en direction de la cime des arbres.
Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des
cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la
volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
IV – DISPOSITIONS FINALES:
Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.
Article 41: Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.
Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes
représentants et tolérez-vous les uns les autres.
Article 43: Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et
médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes
les tribus en priorité avec la famille royale.
Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est
chargé de veiller  à leur application.
Noorinfo

Concours d’entrée à l’Université : aucun admis sur 25000 candidats

université-concours

 

Tous les candidats souhaitant entrer à l’Université du Liberia ont dû ravaler leur fierté : aucun d’entre eux n’a été admis à l’issue de l’examen d’entrée. La direction a finalement assoupli ses critères de sélection.

Sur 25 000 candidats à vouloir entrer en première année à l’Université du Liberia, aucun n’a réussi l’examen d’entrée. Cette décision, une première dans cette université d’Etat la plus importante du pays, est tombée le 21 août dernier, et passe mal auprès de la population étudiante.

La ministre de l’Éducation, Etmonia David-Tarpeh, s’est érigée contre cette situation inédite qui « suscite des doutes » et a exigé de voir les résultats par elle-même. « Je sais que l’école présente beaucoup de faiblesses, mais qu’un groupe de personnes se présente à un examen et qu’aucun ne réussisse, ça s’apparente à un massacre », a-t-elle déclaré sur la BBC lundi 26 août.

Un porte-parole de l’Université du Liberia a, de son côté, déclaré sur la chaîne internationale britannique qu’il n’y aurait pas de rattrapage pour les examens, et que les étudiants manquaient cruellement d’enthousiasme vis-à-vis de l’apprentissage. « En anglais, les candidats maîtrisaient à peine les mécanismes du langage », déplore Momodu Getaweh.

Il s’avère, d’après le site allafrica.com, que l’université avait décidé, pour cette année 2013/2014, de durcir considérablement les critères d’admission. Il fallait en effet obtenir plus de 50% en mathématiques et 70% en anglais pour réussir l’examen. Ces seuils étaient fixés à 33% pour les mathématiques et à 49% pour l’anglais l’année précédente, quand 7500 étudiants avaient intégré l’université.

Toutefois, la situation a été assouplie par la direction de l’université, d’après le site allafrica.com : quelque 1626 candidats seront finalement admis, après que les critères d’entrée ont été abaissés à 40% de réussite en maths et 50% en anglais. Ces étudiants devront toutefois suivre des cours de remise à niveau.

« Le gouvernement doit agir, a plaidé Momodu Getaweh, porte-parole de l’université, sur la BBC. La guerre civile est finie depuis une décennie, il faut maintenant laisser tout cela derrière nous et devenir réaliste. »

 

Source : France24

CHAÎNES DE TÉLÉVISION QUI PERVERTISSENT NOS ENFANTS

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Parmi les questions vives qui attisent de nombreux débats autour de l’école aujourd’hui se pose celle de l’ non formelle et des autres acteurs éducatifs. La place importante de la télévision au sein des familles doit normalement contribuer à l’éducation des enfants par un processus d’imprégnation, plus ou moins élevée selon les contextes.   Cette responsabilité doit nous pousser à nous interroger sur la relation qui lie le jeune spectateur au petit écran et sur les effets des contenus télévisés sur le développement psychologique et cognitif de l’enfant. Cependant, peu de professionnels du milieu éducatif se sont penchés sur cette question. Pourtant, les psychologues et les spécialistes des médias et de la communication ont leur mot à dire dans ce cas de figure.

 Depuis un certain nombre d’années nous avons remarqué une avalanche de programmes destructeurs de la mentalité et de la tenue de nos enfants. Les bons programmes d’enfant à savoir les émissions enfantines « Contes et contes », « Mame dey banéhou » entre autres qui de notre tendre jeunesse aiguisait notre soif du savoir et de l’apprentissage sont aujourd’hui bafoués d’un seul revers pour se voir remplacer par torrents de clips et émissions musicales qui ajoutent une autre note de perdition à l’éducation de nos enfants.

C’est avec l’air confus et désolé que les parents vautrés dans un fauteuil au coin du salon assistent impuissants à l’exécution des pas de danse comme la « goana », « youza » et j’en passe par leur progéniture soulée par le phénomène. Ou va-t-on ? Force est de remarquer que dans ces danses tout les gestes sont érotiques. Nos enfants par manque de canalisation éducative prennent les auteurs de ces danses comme des idoles. Il nous arrive même parfois de voir des moins âgés s’adonner dans la frénésie de ces danses endiablées sur les podiums. Cerise sur le gâteau, à la question posée lors du dernier concours d’entrée en sixième à savoir, qui est le créateur de la GOANA… ? Les enfants presque dans l’unanimité ont répondu …Salam DIALLO…nos espoirs se sont envolés. Par qui faire porter le chapeau ? Aux parents ? Oui les parents sont aussi pointés du doigt car fatigués et stressés par le travail, ils ont un besoin légitime de repos, de tranquillité. Laisser les enfants se divertir devant la télévision garantit ce moment de calme salvateur, ce qui est tout à fait normal. C’est lorsque ce besoin de calme et de récupération devient trop grand, que le problème se pose, certains vont jusqu’à munir la chambre de leurs enfants d’un poste téléviseur, et l’enfant se sentant libre de visualiser toutes les chaines n’hésite pas à explorer les territoires défendus. Pourtant des experts psychologues affirment aujourd’hui que le temps passé devant la télé est susceptible de contrecarrer le temps que l’enfant passe pour sa personnalité et son identité et à son développement psychomoteur. Avant même que la question des programmes et contenus ne se pose, celle du temps passé consacré à la télé est un sujet majeur. L’Etat a aussi sa part de responsabilité Tout l’avenir repose sur une révolution de l’école. L’Etat et la société ont un besoin urgent de donner la priorité à l’école. Car la situation est préoccupante. Pour répondre aux immenses besoins de compétences, pour relever les défis de justice et de bon sens qui se posent et aussi comme base pour former des citoyens équilibrés dans notre pays, la tâche de tous les acteurs politiques et culturels serait de tout faire en vue de redonner confiance à la jeunesse afin qu’elle ne s’enferme pas dans le petit écran, mais s’ouvre au monde et apprenne à agir de manière active et responsable. Il n’y a pas d’avenir sans rencontre, sans cercle de discussions fertiles pour la jeunesse, sans échanges. La société civile existe, les intellectuels sont en attente d’une mobilisation autour de projets porteurs et salutaires, les potentialités ne sont pas toutes dilapidées ou dévitalisées, malgré la lassitude des acteurs de l’éducation. La télévision des réseaux satellitaires étrangers soumise à des considérations marchandes et idéologiques, pose le problème des influences négatives, nos enfants par le biais de plusieurs télévisions de la place qui proposent des clips venant de chez l’oncle Sam, ont fini de transformer nos progéniture en hippies avec des mini-jupes très osées ou des jeans à juste taille laissant entrevoir le poil du pubis « Satan s’est emparé de notre jeunesse » . En soi, la télé est un outil utile, mais lui laisser le monopole de la formation violente et individualiste, dans un contexte d’absence d’espaces de débats et de possibilités de création, c’est courir le risque d’une société soumise à tous les risques, et ce que nous vivons aujourd’hui. Des débats politiques à nous rompre les oreilles, de la musique agassante non exportable dans le marché international, de ces danses qui frisent l’indécence , ces messieurs de la télé extirpent notre progéniture de la bonne voix. Assez d’agressions visuelles et sonores !

Source : Dakar people

Communication : Le problème de la langue se pose-t-il ?

langues-rimweb.net
Depuis le changement du 3 août, certains organes de presse, répercutant le fond de pensée de milieux politiques bien connus pour leur exclusivisme idéologique, ont embouché le cor pour alerter les « vrais » Mauritaniens sur le délaissement de leur langue dans les discours officiels. L’usage d’une langue étrangère – en l’occurrence le Français – selon les tenants de cette thèse, éloignerait d’autant l’administration des populations et de leurs problèmes réels. En conséquence, pour ces plumes « fourchues », il y aurait là comme une régression culturelle voire civilisationnelle.

Régression, soulignons-le, par rapport à un état supposé de dynamisme antérieur… Ce qui est douteux, c’est que ces Nostradamus de l’ère de la transition ne s’inquiètent que pour la langue arabe. En parlant du peuple, nulle part leur émotion ne se déclenche, au profit des autres langues nationales, suite à cette supposée menace mortelle.

Comme si elles ne faisaient pas partie de notre patrimoine ! Comme si elles ne représentaient pas la Mauritanie ! Un tel « oubli » en réalité, laisse penser qu’elles sont aussi « dangereuses » que le Français. Cette revendication légitime de l’usage de l’Arabe – encore qu’elle ne doit être exclusiviste, ni vis-à-vis du Français ni vis-à-vis d’une autre langue – cache en réalité de sinistres et vieilles intentions bien connues de tout le monde. En réalité, la démocratie réelle, multiculturelle, s’instaure au détriment des extrémistes qui ont mené le pays dans les affres qu’il a connues ; cette démocratie à laquelle tout Mauritanien conscient aspire de toutes ses forces, va s’installer contre les tenants de la pureté de la race.

La Mauritanie est multiple ; elle sera multiraciale, multiethnique, multiculturelle et donc multilingue ou ne sera pas. De toutes les façons, elle ne sera pas monocolore. Tel que le veulent ces oiseaux de mauvaise augure. Mais comme la grippe aviaire, le vent de la démocratie est en train de s’étendre. Et il emportera avec lui toute cette volaille satanique. Le Français continuera à être parlé et enseigné à côté de l’Arabe. Et les autres langues nationales suivront. Parce que c’est ce que veut le Peuple. Et qu’exige l’époque.

Amar Fall

Source : Lauthentic

Examens nationaux 2013 : la face cachée des résultats

examens
Cette fois, la direction des examens en Mauritanie n’a pas publié les notes obtenues par les candidats aux examens du baccalauréat et du BEPC 2013, se limitant à la proclamation des admis et aux candidats retenus pour la deuxième session du BAC.

La non publication des résultats complets des examens nationaux prive les observateurs du système éducatif (instituts, bureaux d’études, chercheurs, étudiants, etc.) de données fiables. Et, en même temps, le système éducatif se prive des résultats des analyses et des études que ces derniers peuvent mener.

De nos jours, l’intérêt prévisionnel des statistiques des examens dans le rendement de l’enseignement et dans sa planification et, au delà, dans le développement socio-économique du pays, n’est plus à démontrer.

Aussi, les candidats qui ont obtenu les meilleurs résultats se trouvent ainsi privés de voir leur performance exposée pour le grand public. Pour eux, l’examen est une compétition qu’ils ont gagnée avec brio, un obstacle qu’ils ont franchi excellemment pour obtenir le diplôme tant convoité.

Les priver de la médiatisation de cette performance contribue pour le moins à limiter l’impact immédiat de la valeur sociale du diplôme qu’ils viennent de décrocher et participe ainsi à freiner leur développement personnel.

Figurez vous le bonheur de la candidate Kourou Diadié Ba si elle savait que toute la Planète pouvait découvrir qu’elle était majore du BEPC 2013 avec une moyenne de 17,97/20 ?

Et les 9 autres premiers, n’allaient ils pas être contents s’ils savaient que tout le monde pouvait prendre connaissance de leurs excellentes performances ?

2. Mohamed Elmoustafa Ould Mohamed : 16,60/20
3. Elhassen Ould Mohamed Abdellahi: 16,05/20
4. Abderrahmane Ould Mohamed Lemine: 15,81/20
5. Cheikh Ould Mohamed: 15,44/20
6. Oumou Seleme Mahfoudh: 15,32/20
7. Mohamedin Ould Ebety: 15,31/20
8. Mohamed El Moctar Mohamed Lemine Aga: 15,30/20
9. El Houcein M’barek Vall: 15,20/20
10. Sidi Mohamed Ahmed Mahmoud Khairy: 15,15/20

Pour chercher à découvrir la raison qui a empêché la publication intégrale des résultats des examens du BAC et du BEPC cette année, il a fallu mettre la main sur les résultats du BEPC 2013, ceux que la direction des examens préfère garder sous silence, tout en supposant que la même raison soit derrière la mutilation les résultats officiels du bac de cette année.

La piste la plus plausible était celle des notes obtenues par les candidats, et qui étaient absentes des résultats officiels.

Rappelons que les résultats publiés par la direction des examens donnent 12262 « admis » sur les 35210 candidats qui avaient pris part au BEPC 2013, ce qui représente un taux de réussite de 34,82%. Tout le monde, les candidats en premier, se demande quelles sont les notes obtenues par ces « admis ».

Les autres résultats, ceux que la direction des examens n’a pas voulu publier, montrent que seulement 9,83% des candidats au BEPC 2013 ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10/20, alors que les autres, qui représentent 71,92% des « admis » ont été repêchés avec des moyennes qui varient entre 8 et 9,99.

Cela doit bien être la raison de la mutilation des résultats officiels des examens du BEPC et du BAC de cette année 2013. Ainsi la direction des examens a-t-elle évité de révéler que les candidats repêchés représentent 71,92% des « admis » au BEPC. Tant pis pour les candidats, les chercheurs, et tous les autres !

Et si les résultats du BAC présentent une proportion similaire de candidats repêchés, cela veut dire que les admis ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10 en première session du baccalauréat 2013 seraient de 2,5%. Les résultats de la deuxième session sont certainement similaires.

Un exemple d’exploitation sommaire de résultats d’examen : le concours d’entrée en première année de collège 2013 Contrairement aux résultats du BEPC et du BAC de cette année, ceux du concours d’entrée en 1re année du collège 2013 sont plus complets.

Une exploitation rapide de ces résultats permet d’en ressortir quelques données, à titre d’exemple : Informations générales : 65535 candidats ont pris part au concours d’entrée en première année du collège pour l’année 2013, dont 51243 (78,19%) sont issus de l’école publique et 32785 sont des filles, soit (50,03%).

Le nombre de candidats déclarés admis au concours de cette année s’élève à 33768 sur 65535 candidats au concours, soit un taux de réussite de 51,53%. C’est là un résultat à peine passable, surtout si l’on sait que seuls 22535, soit 34,39% des candidats ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10/20, tandis que 11233 candidats sont repêchés avec une moyenne comprise entre 9,97 et 8,5, ce qui représente un taux de repêchés de 17,14% de l’ensemble des candidats et 33,26% des candidats déclarés admis.

Les candidats admis du public sont au nombre de 25235, soit un taux de réussite de 49,25%, alors qu’au privé, sur un total de 14292 candidats, 8533 sont déclarés admis, soit un taux de réussite de 59,7%.

Des taux qui montrent nettement la différence de productivité entre l’enseignement public et l’enseignement privé. Les filles admises au concours sont au nombre de 16384, soit 48,52% des admis.

Répartition des candidats et taux de réussite par wilaya Les candidats au concours sont répartis dans les wilayas comme suit :

1. Nkc1 : 14083,
2. Trarza : 7294,
3. Nkc2: 6012,
4. Brakna: 5850,
5. Assaba: 5423,
6. H charqi: 5315,
7. Gorgol: 5182,
8.Hodh gharbi : 4400,
9. Guidimagha: 3978,
10. D. NDB: 2719,
11. Adrar: 1834,
12. Tagant : 1745,
13. Tiris zemour : 1301,
14. Inchiri: 399.

Ces chiffres donnent une idée des élèves qui ont réussi à atteindre la 6ème année de l’enseignement fondamental dans chaque wilaya.

Le classement des wilayas suivant le taux d’admis au concours d’entrée au collège 2013 se présente ainsi:

1. Brakna : 67,32%,
2. Adrar: 60,20%,
3. Assaba: 58,38%,
4. Nouakchott2: 58,25%,
5. Dakhlet Nouadhibou : 53,37%,
6. Gorgol : 52,18%,
7. Inchiri : 50,38%,
8. Trarza: 49,73%,
9. Tagant : 49,23%,
10. Tiris zemour : 48,73%,
11. Nouakchott1 : 48,18%,
12. Guidimagha : 47,69%,
13. Hodh charqi : 43,50%,
14. Hodh gharbi : 36,11%.

Ce classement place le Brakna à la tête des wilayas du pays. La famille scolaire de cette wilaya mérite d’être félicitée pour ce résultat très honorable.

Par contre les wilayas du Trarza, Tagant, Tiris zemour, Nouakchott1, Guidimagha, Hodh charqi et Hodh gharbi doivent fournir de grands efforts et ont besoin d’une attention particulière de la part du gouvernement et des autres acteurs de l’Education, la société civile en premier.

Les 100 premiers et les 10000 derniers

Sur les 100 premiers admis, 49 seulement sont issus de l’enseignement public, malgré le poids écrasant de celui-ci (78,19% des candidats), alors que 51 sont du privé, bien que les candidats du privé ne représentent que 21,81%.

Et 8424 des 10000 derniers candidats à cet examen sont de l’enseignement public. .Cela montre la faiblesse de la performance de l’enseignement public.

Conditions sociales? Conditions de travail ? Conditions des enseignants ? Surpeuplement des classes ? Autres raison ? Il est urgent de découvrir l’origine du mal et de retrousser les manches pour le soigner.

Sur les 100 premiers au concours, 32 seulement sont des filles, malgré que celles-ci soient majoritaires, 50,03% des candidats. Et 5120 des dix mille derniers candidats sont des filles.

Mariage précoce ? travaux ménagers ? autres raisons ? La réflexion mérite d’être poussée.

La répartition par wilaya des 100 premiers candidats se présente ainsi qu’il suit :

Brakna: 26,
Nouakchott1: 18,
Nouakchott2: 16,
Trarza: 10,
Gorgol: 7,
Adrar: 5,
Dakhlet Nouadhibou: 4,
Tiris zemour : 4,
Assaba : 3,
Hodh charqi : 3,
Guidimagha : 2,
Hodh gharbi : 1,
Inchiri : 1,
Tagant : 0.

La répartition par wilaya des dix mille derniers candidats se présente comme suit :

Nouakchott1:1640,
Hodh
charqi: 1632,
Hodh gharbi: 1152,
Trarza: 1094,
Gorgol: 1000,
Assaba: 764,
Guidimagha: 669,
Nouakchott2 : 616,
Brakna : 485,
Dakhlet Nouadhibou : 310,
Tagant : 203,
Tiris zemour : 197,
Adrar : 187,
Inchiri : 51.

Ces chiffres confirment la performance du Brakna qui se maintient en tête des wilayas avec 26 des 100 premiers admis au concours au niveau national.

La répartition des dix mille derniers candidats donne une idée des foyers des contingents de candidats potentiels à la déperdition scolaire pour l’année 2013, avec un pic au niveau de la zone de Nouakchott1 et au Hodh charqi.

Ce sont là quelques exemples simples d’exploitation de résultats d’examens.

Des résultats qui peuvent bien servir pour le suivi de bien d’autres questions d’intérêt social et économique, telles que:

Dans quel sens évoluent les effectifs des filières scientifiques et techniques en réponse aux offres d’emploi grandissantes dans le secteur industriel?

Dans quelles mesures la sélection des élites est elle biaisée par les influences, les interventions ou pressions d’origine raciale, sociale, politique, etc ?

Est-ce que nos examens permettent l’accès aux bourses pour les meilleurs candidats, afin d’aplanir les différences sociales qui freinent l’émergence des élites issues de milieux défavorisés ?

Et, au-delà des résultats, les épreuves des examens font elles plus appel aux connaissances mémorisées ou à des formes plus personnelles de pensée et d’expression ?

Sidi I. Boudide

Source : Sidi I. Boudide

Le 1er Congrès du SNEM : Priorité du syndicalisme de lutte

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Le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) créée en 2006 a tenu son 1er congrès les 7- 8 juillet dernier sous le thème : « Pour un syndicalisme étudiant de lutte ».

Dans un mot tenu lors de la clôture des travaux de ce congrès, le secrétaire général du SNEM, Boubou Thiam tout en incitant son organisation à «  se battre pour ses droits » a adressé des remerciements aux partenaires (CUN, MAPROM) et aux intervenants : Dr Ba Mamadou Kalidou, Birame Ould Dadh Ould Abeid,  président de IRA Mauritanie, Ladji Traoré, Secrétaire général APP, Birame, Me Fatimata Mbaye , secrétaire général de l’APP, et Dame ba, membre fondateur du SNEM.

« Un étudiant qui ne lutte pas ne se prépare pas à la citoyenneté »

« Il nya pas de syndicalisme de lutte sans combat » telle est la conviction du Dr Ba Mamadou Kalidou professeur à la faculté des lettres de Nouakchott. Pour ce dernier tout syndicalisme de lutte repose sur une phase de « négociation » et une autre dite de « pression ». Pour ce dernier, toutes formes de syndicalisme de lutte doivent respecter «  les normes d’égalité, de justice et d’unité » pour avoir une durée de vie. D’après Dr Mamadou.K.B, le syndicalisme repose aussi sur la nation de masse, de légitimité , de résultat d’où le recours au concept : « Une attaque contre un seul, c’est une attaque contre tous ».

Tout en incitant les étudiants à contribuer à la consolidation de la vie de leurs cités, le prof Ba recommande aux étudiants : «  de garder la distinction des formes » en un mot agir dans les normes  afin de toujours légitimer leurs actions de revendication.

Le président de l’IRA Birame Ould Dadh Ould Abeid a fait une mise au point lors de son intervention :

« La lutte syndicaliste est avant tout politique » selon Ladji Traoré, Secrétaire général APP qui s’st désolé du manque de diversité de la salle. Un constat qu’il formule en ces termes : « Il nya pas de lutte victorieuse sans unité » comme pour demander aux étudiants de s’ouvrir aux autres communautés afin de traduire en acte la diversité culturelle du pays.

Jeunesse et droits de l’homme

Un des membres fondateurs du SNEM , Dame Ba a orienté son exposé sur « Jeunesse et droit de l’homme ». Pour cette personne ressource « La RIM exige que la jeunesse s’engage aujourd’hui » en faveur de la promotion des droits humains persuadé que «  le syndicalisme estudiantin est bien nécessaire pour l’acquisition des droits humains ».   

« Le mouvement syndical, c’est la raison d’être d’un étudiant » voilà le message clé adressé par Fatimata Mbaye, Présidente de l’AMDH (Association Mauritanienne de Droit de l’homme)  à l’assistance. Pour cette promotrice des droits de l’homme, les choses sont claires : « les universités ont un mot à dire dans les changements sociaux» avant d’ajouter  que le syndicalisme de lutte est une force contestataire qui prépare le relais en léguant « le combat ».

Au terme de ce propos , les membres du SNEM ont fait la surprise à Me Fatimata Mbaye en lui dédiant ce congrès où une minute de silence a été observée en la mémoire de Penda Gakou, une jeune mariée de 20 ans, violée et tuée avril dernier à Nouakchott.

La clôture de ce congrès a été aussi marquée par le lancement d’un featuring dédié au SNEM par les artistes Yéro Abdoulaye Sow et Ziza Gueye intitulé « Mili’temp ». Un duo musical qui vise à soutenir le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie.

 

Awa Seydou