JOURNEE (s) MONDIALE DE LA FEMME CHEZ : Kêr Thiossane

Bonjour  voici le slam/poème  que j’ai essayé de traduire en français mais je suis plus doués en écrivant en oualof ,ma langue maternelle
mais je sais parler français et l’anglais:
Phot propriété de Khadija Ba,Entrepreneure culturelle Assistante de production à ker-thiossane(la villa pour l'art et le multimédia)

Photo propriété de Khadija Ba,Entrepreneure culturelle
Assistante de production à ker-thiossane(la villa pour l’art et le multimédia)

yaye,maman ,mother ,madre(3fois)

si dirou diourom nienti wer( durant 9mois)

ma nekone ci sa bir (j’étais dans ton ventre)

ba nopi guenone diss kher (j’étais plus loud qu’une brique)

bourbi ,yalla dila yiir (dieu te protégeait)

bobou maguiwone benen univer(j’étais dans un autre univers)

xawmawone louy planete terre (j’ignorais la planète terre )

bay xamlouy ocean wala mer (idem pour l’océan et la mer)

ma neksi sa bir bir bi (j’y etais dans ton ventre)

di weulbeutiko k foudou (j’y fesais des roulades et bougeais)

di wekou k wagnarou (j’y tournais et 

dileu metital,dila dissal ( je te fesais mal avec mon lourd poids)

 dila jabantelo hopital  (Je te fesais faire desvas et viens à l’hopital)

nah  say visite prenatal yaya (Pour faire tes visites prénatales)

ben biss si jourom nientelou werbi (Un des jours du 9ieme mois)

 mou guenone tar lolou mom metine (La douleur était plus intence)

nah cete jour j ,si kaw table bi (parce que c’était le jour-j)

 si kelk simili (dans quelques minutes)

gua nekone si diguenuté dound ak dé (Tu étais entre la vie et la mort)

wayé (Mais)

beuguone ma sauvé tahone (tu voulais me sauvé c’est pour cela)

gua gnianone yalla jeul leu té bayima( tu priais ma vie à la place de ta mort)

beuguone ma sauvé tahone (tu voulais ma sauvé c’est pour cela)

gua gnianone yalla jeul leu té bayimaa (tu priais ma vie à la place de ta mort)

mom miy hakim ,di rakim  (lui le puissant ,le genereux)

lou mo wahone dagnoul  (sa parole est inéchangeable)

satan limou beuguone amoul (satan a été decu)

 ndax,si yeurmandem ( parce que il est le miséricordieux)

ak bakham (il est généreux )

mo mouj mouthieul leu (ta assister à la délivrance)

bagua reuthiel meu (et ma sauvé)

 ma poussé samay premiers cris (j’ai poussé mes premiers cris)

le 13avril gnoun gniar gnou daldi free(le 13avril ,et nous deux ,étions enfin libre)

ma donne gane si penccoum senegal (je suis une hote au senegal)

bok si ndawou dakar bisbi delouci gniou doupema (je fais partie des bebes de dakar et j’ai comme nom)

khadija ,gnabop gui begg (khadija ,toute la famille est contente

yarou doylou mandou gore tabe (bien éduquée,je me contente de ce que j’ai,fidéle , généreuse,)

yiw tey dal di ligua defsi man yaye (correcte,posée c’est ce que tu as mis en moi)

batahna fouma dem sama hel dal (c’est pour cela que ou je suis j’ai la conscience tranquil)

ndah respect bimay johjamyi lgnumay delo (le respect que je montre au gens ils me le rendent)

dima magal aka sargal (ils me rendent hommages en tant que femme)

biss boune fetela simane (chaque jours est une fete pour moi)

ndah damadi gdjiguen di g diou guene.(parce que celle qui donne naissance)

bo sete sah man may societe (si tu vois bien suis la société)

té manleu soubahek soubouné (si c’est bien ou pas j’en ai ma part)

 

Auteur : KHADIJA BA ,Entrepreneure culturelle

Assistante de production à Ker-Thiossane

(la villa pour l’art et le multimédia)

et Slameuse 

Dakar/Senegal

Atelier d’examen et d’analyse des avant-projets de documents types de passation des marchés publics

[PhotoReportage] – L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) vient d’organiser à Nouakchott, du 04 au 06 Mars 2013, un important atelier technique sur les documents types de passation des marchés publics, avec l’appui du Projet de Renforcement des Capacités du Secteur Public (PRECASP).

armp_07L’atelier a été ouvert par le Président du Conseil de Régulation de l’ARMP en présence de membres du Conseil, du Directeur Général de l’Autorité et de plusieurs hauts responsables concernés par la passation des marchés publics en Mauritanie (Commission Nationale de Contrôle des Marchés Publics et Commissions de passation des marchés publics) en plus de consultants nationaux et du staff technique de l’ARMP.

L’atelier a notamment permis d’examiner les avant projets des documents types élaborés par un expert international et, grâce à des débats fructueux autour de ces projets de documents, d’apporter des recommandations pour mieux les adapter au contexte national…

…tout en veillant aux respect des règles d’efficacité et d’efficience de la dépense publique d’une part et des règles de redevabilité, de transparence et d’équité dans le processus d’élaboration, d’attribution et de contrôle des marchés publics d’autre part.

Après cet atelier, les projets de documents vont faire l’objet d’une étude approfondie au niveau de l’ARMP avant d’être transmis au Consultant International pour intégration des remarques pertinentes soulevées. S’ensuivra un atelier de validation avec les parties prenantes avant soumission au Gouvernement pour faire passer les documents adoptés dans la réglementation nationale en matière de marchés publics.

Rappelons que l’ARMP est l’organe de régulation, de veille et de contrôle du système des marchés publics en Mauritanie.

RIMWEB VOUS Y MENE EN IMAGES……

Le Service Communication de l’ARMP

Le griot de l’émir:Un roman dont on parlera beaucoup

En ouvrant Le griot de l’émir, second roman de M’Bareck Ould Beyrouk (Edition Elyzad, 2013), on se trouve transporté, dès les premières lignes, au cœur même de ce que sera le protocole narratif, tout au long de cette œuvre palpitante de suspense, de poésie et de musique: une alternance frémissante entre le discours ;

beyrouk_griot_de_lemirsa subjectivité, son dialogisme, ses images et repérages textuels et le récit ; son objectivité, ses coordonnées spatio-temporelles, l’épaisseur psychologique de ses personnages et ses distances avec l’énonciation. Les interrogatives d’ouverture du livre [« Les chevaux du malheur s’apprêtent-ils à revenir ? Les ailes de la fin nous effleurent-elles déjà ? » (p.5)] fixent, au départ, le tempo diluvien et rythmé du premier, tandis que la déclarative qui commence le paragraphe d’après [« La belle Khadija est morte. »] institue les paramètres du second. Dans le troisième paragraphe, enfin, s’instaure, par mutation du déictique « nous » de la deuxième phrase en un « je » plus nominal, la dominance du mode narratif homodiégétique ; s’établissent l’identité entre le narrateur et le  personnage principal et la focalisation du récit sur ce dernier.
Le griot de l’émir est donc un roman à la première personne, dont l’intrigue se construit à partir des paroles du personnage principal, lesquelles se déploient à la fois récit, poème sous-jacent et musique. Nous sommes en présence  d’un griot mauritanien dans son rôle : il manie le verbe et le son ; célèbre les exploits des grands et les œuvres des nobles âmes, chante les réputations perdues et rêve, nostalgique, de retour aux gloires et joies d’antan. Narrateur et personnage principal, « le griot » d’Oulad Mabrouk – dont la fonction sociale et professionnelle  sert, tout au long du récit, d’unique identificateur – navigue en permanence entre ses deux rôles : celui qui chante (artiste, conservateur du rythme et de la musique) et celui qui raconte (mémoire de la tribu, gardien de ses mythes et dépositaire de son code de valeurs).
C’est le griot qui distribue gloire et oubli, ascension et déchéance ; son verbe tisse le destin des personnages et, de par sa fonction de narrateur, il tire les ficelles de leur implication dans l’intrigue : c’est lui qui dépeint la belle Khadija sous les traits de la noble guerrière, incarnation de l’attachement aux valeurs d’Oulad Mabrouk et symbole de leur résistance à l’oubli, fait de Hind, la roturière, l’anti-héroïne ; intrigante, un peu sorcière, un peu rivale de Khadija aussi, présente Mehmed comme le juste, celui qui tient front au mal et, malgré son impuissance, ne baisse jamais les bras et décrit le marabout Cheikh Brahim, comme le gardien de la vraie tradition religieuse et spirituelle des maures, pour la perpétuation de laquelle il a choisi de s’exiler à Tombouctou, qui devient, ainsi, le dernier refuge de l’authenticité religieuse et civilisationnelle du grand peuple saharien. C’est son verbe – et son amitié – qui sauve le même Mehmed de l’impotence où le jettent le dédain insolent, puis la trahison de Hind, et c’est son adversité – verbe d’abord, silence ensuite – qui conduit l’émir Ahmed – la figure du mal dans le roman – sur les sentiers de la déchéance fatale. On peut, à ce sujet, comparer les destins inversés de ce dernier – dont la chute commence déjà avec la scansion par le griot de la « poésie puissante…composée pour [l’]aïeul [de Khadija], si noble, le dernier de nos sultans » (p.46)-  et de Ethmane – le libérateur- nouvel émir, dont les paroles du griot émoustillent l’honneur et la vaillance, réveillent le sentiment de vengeance d’abord, la prétention à l’émirat ensuite : « Fils de Ndarti, moi fils de Sid’Ahmed, je vais rembourser ma dette et l’émir Ahmed devra payer ses crimes » (p.140).
Ici, Beyrouk n’invente certes rien ; il plonge dans la mémoire orale de la société mauritanienne et puise des hommes – certains noms évoquent quasi-explicitement des héros de l’épopée guerrière d’Oulad M’Bareck des XVIIIème- XIXème siècles derniers – des situations et des faits, mais il romance le tout avec un talent brillant et un sens parfait de la mise en récit. Chez les guerriers mauritaniens jadis, ce fut toujours un poème de griot qui marquait l’ascension de tel émir ou la déchéance de tel autre. Et, aujourd’hui encore, la littérature orale chez nous conserve les échos de cette tradition chevaleresque bédouine, consignée également par la musique, et  l’auteur le rappelle dans une érudition romancée, elle aussi, avec brio.
Comme naguère celle des trouvères et des bardes, et plus près de nous, à tous points de vue, celles des griots d’Afrique noire, la poésie du griot de l’émir est à la fois laudative, en ce qu’elle relate les temps des célébrités Hassanes, seigneurs aux grands exploits et aux nobles âmes, et élégiaque car elle fredonne la nostalgie du passé, des gloires et des amours perdues. De l’éloge dans ce texte surgit le récit et de l’élégie jaillit le poème, donnant au roman de Beyrouk une actualité qui ne tient pas que du ressassement par les aèdes des obsolescences du passé ! Hymne à l’honneur guerrier, aux valeurs de grandeur, de bravoure, de sacrifice et de noblesse de l’âme qui en fixent le code, ce livre est également une célébration de la liberté et de la résistance à l’arbitraire et l’injustice (Mehmed). C’est, aussi, une romance pour l’amour comme le signifie la symbolique du sacrifice ultime de Khadija. Tombée amoureuse du destructeur de l’empire des siens elle voulut, dans un bel élan vers l’appel du cœur, sublimer l’adversité et les rancunes du passé par le mariage avec son ennemi.  Sa mort équivoque (Suicide ? Assassinat ? Exécution ?) fait d’elle une autre victime de l’abjecte cruauté de l’Emir Ahmed et constitue un dernier sursaut d’honneur, propre au code guerrier saharien.  Le roman est également une célébration de la fidélité : en amitié, en amour et à la mémoire des ancêtres.
Sur le plan de la composition, Le griot de l’émir  se déroule comme un concert musical à l’envers : Lebteit, le mode de la tristesse et de la mélancolie imprègne de sa langueur le début du texte (complainte de la mort de Khadija (pp.5 et 6)) et surgit après, de par intermittence, en alternance avec Vaghou, celui des colères furieuses et de l’orgueil des a’rab (p. 46) et Nweffel, celui des virtuosités et des mystères de l’hybride musique maure. Puis s’impose, à la fin du texte, ce « Array Srouz qui desselle les montures des plus braves et qui descelle les têtes des héros et qui donne du cœur aux couards. »(p.166). En commençant la musique par le mode qui, d’habitude conclut le concert (tristesse) et l’achevant par un autre joué à son début (joie et célébration des victoires), Beyrouk inverse la musique pour lui imprimer le mouvement à rebrousse-le-temps de la nostalgie.
Sur le plan de l’écriture, Le griot de l’émir rappelle à bien des égards Et le ciel a oublié de pleuvoir : le même style diluvien où les phrases jaillissent, successives et pressées, comme poussées par un flux puissant – le talent, toujours !- ; le même usage original et poétique de la conjonction de coordination « et » qui signe, de phrase en phrase, la primauté du discours (de l’oralité, donc) dans ce bel édifice de l’écrit et la même poésie qui fuse des mots, des structures et des monologues ou psycho-récits des personnages
Ce livre est un joli tableau de la société maure du temps des grands émirs aujourd’hui disparus et des grandes tribus « guerrières » désormais contraintes à ressasser leurs gloires perdues dans le secret de leurs amertumes. C’est une description romancée de nos grandeurs – et nos petitesses parfois – mais surtout de nos grandeurs de jadis, telles qu’aujourd’hui en rêvent les rares nostalgiques, comme Beyrouk, de cette Mauritanie où régnaient des hommes aux nobles desseins. Quel griot, aujourd’hui pour faire vibrer en nous cette fibre endormie de l’honneur et de la hauteur guerrière ? Quel griot pour bercer, de l’irrésistible virtuosité de son art, la pieuse austérité de nos marabouts ; les vrais comme Cheikh Brahim, non les autres ?  Existe-t-il  encore ? Qu’il chante donc un vaghou retentissant et noble ; pur des mesquineries vénales et des laudations imméritées de ces temps de la roture ! Qu’il chante donc et joue de sa Tidinitt, comme naguère, Sedoum Ould Ndjartou, Ely Nbeit Ould Haiballa et Sid’Ahmed Lawlil ! Qu’il hérisse nos cheveux sur nos têtes et dans nos cœurs les grands desseins d’autrefois ; ceux qui donnèrent naissance aux épopées d’antan et méritèrent la fière majesté du sourire ravissant des arbiyyatt ! « Notre tribu n’est pas éteinte, elle ne s’éteindra pas. »(p.167) trépide le griot de l’émir à la fin du roman. Puissions-nous le dire de notre nation. Et de notre peuple !
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Beyrouk a écrit un grand roman. Un roman dont on parlera beaucoup.

Idoumou O. Med Lemine
Professeur de littérature à l’Université de Nouakchott

Source : RMI Biladi

Le sénégal annonce »l’interdiction totale » de la mendicité des enfants dans les rues

Le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a indiqué, mercredi à Dakar, que le gouvernement va vers  »l’interdiction totale » de la mendicité des enfants dans les rues et invité ses compatriotes à s’impliquer dans la lutte contre ce fléau en dénonçant les faux marabouts à la police.
abdoul mbaye‘’Il faut que l’ensemble de la population sénégalaise décide de se battre contre cette mendicité des enfants. Il faut que la population se sente également concernée par ce problème’’, a déclaré le Premier ministre.
Abdoul Mbaye, qui a présidé une réunion sur la mendicité des enfants, a indiqué que ‘’quand on voit plusieurs fois des enfants habiter, s’entasser à 50 dans de petites baraques, qu’on le dénonce, qu’on informe la police ».
Selon lui, ‘’la police n’est pas là seulement pour incriminer, elle est également là pour assurer la sécurité des citoyens, même s’ils ont trois ans ou quatre ans’’.
‘’Cette mendicité organisée, d’exploitation des enfants en leur faisant vivre des conditions terribles, les exposant à des risques comme celui qui a été vécu à la Médina ça doit cesser et avec le concours de tous’’, a-t-il insisté.
‘’Il y a des décisions qui ont été prises et on va vers l’interdiction totale de la mendicité des enfants dans les rues, car le Coran s’apprend dans un daara (école coranique) et non dans la rue’’, a dit M. Mbaye précisant : ’’’il n’est pas question d’interdire la charité, mais organisons-la’’.
‘’Lorsqu’on doit donner de la charité aux enfants, qu’on l’emporte dans des lieux où ils sont biens traités bien accueillis, qu’on y apporte ce qu’on veut leur donner et qu’on constate qu’ils sont bien pris en charge’’, a-t-il soutenu.
‘’Concernant les daaras eux-mêmes, pour bien faire la différence entre les bons daaras et ceux qui sont de mauvais daaras, il y a même un programme d’amélioration de leur statut. Un programme d’aide d’assistance’’, a rappelé le Premier ministre.
Pour le chef du gouvernement, ‘’il est important de dire qu’il y a daara et daara. Il existe des lieux organisés au sein desquels des enfants sont reçus et reçoivent l’éducation en langue arabe, apprennent le Coran puis sont pris en charge par des enseignants honnêtes et de qualité’’.
‘’Il y a également des faux marabouts qui profitent de l’existence de cette tradition dans notre pays de l’enseignement du Coran et qui organisent la mendicité des enfants, je dois même dire l’exploitation des enfants », a encore dit M. Mbaye.
‘’On les prend, on les envoie dans la rue, les oblige à mendier, à amener quelque chose au marabout. Lequel d’ailleurs ne leur enseigne pratiquement pas le Coran. Parce que les ressortissants de notre pays ne sont pas souvent dupes, ils vont chercher ces enfants jusque dans les pays limitrophes en Gambie, en Guinée-Bissau, au Mali…’’, a expliqué Mbaye
‘’Les daaras, c’est bon on y enseigne le Coran, on y enseigne l’Islam mais au-delà de cela, il faut pouvoir y enseigner le français, puisque c’est notre langue officielle, il faut pouvoir y enseigner également une formation’’, selon Abdoul Mbaye.
‘’Le président de la République a donné des instructions fermes cela doit cesser par des actions du gouvernement mais l’ensemble de la population est concerné en ce sens qu’on a l’habitude de donner de la charité aux enfants’’, a-t-il martelé
‘’Pour les enfants qui proviennent des pays voisins, des mesures seront prises pour leur retour avec le concours de leurs ambassades. Le ministre de l’Intérieur a ouvert une enquête pour savoir qui a mis ces enfants dans ces conditions mais également connaitre leur provenance’’, a-t-il révélé.
Cette sortie du Premier ministre fait suite à l’incendie qui a tué neuf talibés (élèves d’une école coranique) dans la nuit de dimanche à lundi, à la Médina, un quartier populaire de Dakar. Le résident de la République Macky Sall s’est rendu sur le lieu du sinistre, lundi.

Il avait ainsi promis des mensures  »très sévères » contre l’exploitation des enfants et indiqué que son gouvernement allait communiquer sur le sujet, dans les prochains jours.

Aps

RGPH 2013: commence par la formation des contrôleurs et agents recenseurs

Les travaux de la session de formation organisée au niveau de la wilaya de Nouakchott au profit des contrôleurs et agents recenseurs du 4ème recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2013 ont été ouverts, mardi, à l’ancienne Maison des Jeunes .

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le wali de Nouakchott, M. N’Guissaly Fall a indiqué que ces opérations de recensement démarreront par l’envoi sur le terrain de plusieurs équipes d’agents recenseurs, soulignant que cette opération s’inscrit dans le cadre des orientations de l’Etat visant à avoir une meilleure connaissance de sa population.
 » La réalisation de ce recensement répond à la nécessité de disposer d’informations chiffrées pour les besoins de la planification macroéconomique et sectorielle aussi bien au niveau central qu’au niveau décentralisé », a -t-il ajouté, rappelant que le RGPH permet aussi de mesurer les progrès réalisés dans la mise en oeuvre du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) et le gap à combler pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
Et d’ajouter à l’adresse des bénéficiaires de la session de formation que  » pendant 15 jours, vous allez recevoir des exposés sur les objectifs du recensement, son champ d’action, le comportement des agents par rapport aux informations qu’ils reçoivent, leurs missions et leurs responsabilités, les différents concepts utilisés, le découpage administratif en district de recensement, le questionnaire et son remplissage ».
Il a précisé que les informations recueillies auprès de la population serviront de base à l’élaboration des futurs plans de développement économique et social de la Mauritanie » qui constituent des documents de référence pour la mise en oeuvre des programmes et projets visant à améliorer les conditions de vie des populations ».
Prenant à son tour la parole, le coordinateur du RGPH, chef du service du recensement et du département de collecte et d’analyse des données, M. Elyass Ould Didi a mis en exergue l’importance de ces opérations et de cette session de formation préparatoire des ressources humaines investies de l’accomplissement de ce recensement.
« 786 agents recenseurs et 161 contrôleurs seront formés pendant 15 jours avant le début officiel de l’opération prévue du 25 mars courant au 8 avril prochain », a-t-il dit, précisant que la wilaya de Nouakchott a été répartie en 3 centres dont le premier comporte les moughataa de Teyarett, Ksar et Dar Naim, le second Arafat, Toujounine et Riyadh et le troisième Tevragh Zeina, Sebkha et El Mina.
Les hakems des moughataas de Nouakchott et les maires de ses communes ainsi que le directeur de l’Office national de la statistique ont assisté à la cérémonie de lancement des opérations de formation des contrôleurs et agents recenseurs du RGPH 2013.

Source : AMI

Communiqué de presse Cérémonie de signature du contrat relatif au projet d’amenagement de L’ecole Cheikh Moussa

Nouakchott, le 5 mars 2013, Son Excellence Monsieur Hiroshi Azuma, Ambassadeur du Japon en Mauritanie, et Monsieur Ismaila Moussa Bâ, Président de l’Ecole Cheikh Moussa ont procédé à la signature du contrat de don relatif au projet d’aménagement de l’Ecole Cheikh Moussa.

Il s’agit du financement par le Gouvernement du Japon, au titre de l’Aide Japonaise Non-Remboursable pour les Projets Locaux (APL), pour un montant qui s’élève à quatre-vingt-trois mille deux cent sept (83.207) Euros soit environ trente et un millions (31.000.000) d’Ouguiyas, pour la construction d’un bâtiment scolaire d’un étage composé de cinq salles de classes, une bibliothèque et six latrines dans cette école. L’objectif de ce projet est d’offrir de meilleures conditions d’accueil aux 975 élèves régulièrement inscrits dans cette école et améliorer les conditions de travail des 74 enseignants et employés au service de l’école. De plus, la mise à disposition d’une bibliothèque permettra de créer un environnement favorable à la lecture pour les élèves. Les latrines aussi serviront à améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité au sein de l’école. Nous espérons que ce projet d’aménagement de l’Ecole Cheikh Moussa contribuera à augmenter les performances scolaires des élèves de la Mougataa de Tevragh Zeina et jouera un rôle important dans le domaine de l’éducation, véritable pilier du développement social et économique des Nations. Allocution de son excellence monsieur hiroshi azuma, ambassadeur du Japon en Mauritanie, à l’ occasion de la ceremonie de signature du contrat pour l’amenagement de L’ecole Cheikh Moussa Monsieur le Président d’Ecole, Monsieur le Directeur d’Ecole, Mesdames, Messieurs, Je suis très heureux de procéder aujourd’hui à la signature du contrat de don pour le « Projet d’aménagement de l’Ecole Cheikh Moussa », financé par le Gouvernement du Japon au titre de l’Aide Japonaise Non- Remboursable pour les Projets Locaux. Ce don, d’un montant de quatre-vingt-trois mille deux cent sept (83.207) Euros soit environ l’équivalent de plus de trente et un millions (31.000.000) d’Ouguiyas, permettra de construire un bâtiment scolaire d’un étage, composé de cinq salles de classes, d’une bibliothèque et de six latrines pour «l’Ecole Cheikh Moussa». L’objectif de ce projet est d’offrir de meilleures conditions d’accueil aux 975 élèves régulièrement inscrits dans cette école et améliorer les conditions de travail des 74 enseignants et employés au service de l’école. De plus, la mise à disposition d’une bibliothèque permettra de créer un environnement favorable à la lecture pour les élèves. Les latrines aussi serviront à améliorer les conditions hygiéniques et sanitaires de l’école. L’Ecole Cheikh Moussa, qui a vu le jour en 2003, est un complexe scolaire privé qui regroupe un jardin d’enfants, une école fondamentale, un collège et un lycée et participe activement à l’encadrement des jeunes. Cette année sera marquée par le dixième anniversaire de sa création, et c’est donc pour moi un immense plaisir aujourd’hui de réaliser ce projet en cette année mémorable. Depuis son inauguration, l’Ecole Cheikh Moussa a déjà réceptionné des tableaux noirs, des photocopieurs, des cahiers etc. de la part de plusieurs entreprises japonaises. J’ai déjà eu le privilège d’assister à la cérémonie de remise des diplômes et j’espère que la culture japonaise se fera une place au sein de cette école et que nos relations se consolideront toujours davantage. Nous espérons que ce projet d’aménagement de l’Ecole Cheikh Moussa contribuera à augmenter les performances scolaires des élèves de la Mougataa de Tevragh Zeina et jouera un rôle important dans le domaine de l’éducation, véritable pilier du développement social et économique des Nations. Ainsi, ce projet correspond pertinemment aux principes globaux de la politique de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, le président de la République, qui a fait de la lutte contre la pauvreté une priorité. Enfin, j’émets le vœu, qu’avec la participation sérieuse des bénéficiaires, ce projet soit une réussite totale et qu’il atteigne les objectifs visés, afin de récompenser les efforts consentis de part et d’autre pour témoigner de la solidarité existante entre nos deux peuples. Je vous remercie.


Assises de états généraux de l’éducation : L’enseignement demeure sans crédibilité, malgré les reformes successives

Le premier ministre Dr Moulay Ould Mohamed Laghdhaf a indiqué qu’en Mauritanie l’enseignement n’a pas de crédibilité et ce en dépit des différentes reformes et financement destiné à «élever son niveau ».

 

 

 

 

 

 

Le PM qui supervisait l’ouverture, dimanche, des assises états généraux de l’éducation a souligné que « malgré toutes les tentatives, notre enseignement demeure dépourvu de crédibilité même si beaucoup de stratégies ont été réalisées dans le but de développer ce secteur et d’élever son niveau.»
Il a également soulevé le paradoxe existants entre l’existence en Mauritanie d’opportunités d’emploi et d’augmentation du chômage, soulignant que « nous constatons un grand déficit dans les compétences scientifiques et techniques à tous les niveaux, comme la médecine, l’ingénierie..etc, beaucoup de sortants de notre système éducatif se plaignent du chômage, en raison de l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi ».
Voici le texte intégral de ce discours:
 » Tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître que le système éducatif est celui qui différencie les Nations au niveau de la construction, de la production, de l’assimilation , du développement, de l’évolution, de l’innovation, de la stabilité et du bien être.
L’importance des crédits financiers, des ressources naturelles et des populations n’a pas d’effet tant que le système éducatif ne produit pas des ressources humaines profondément conscientes, disposant d’une haute compétence et solidement formées et recyclées.
Le système éducatif national a connu diverses réformes. Beaucoup de stratégies ont été réalisées dans le but de développer ce secteur et d’élever son niveau. El malgré toutes les tentatives, notre enseignement demeure dépourvu de crédibilité, enregistrant un recul des niveaux et une inadéquation avec les besoins du marché de l’emploi, cela en plus de la faiblesse de l’encadrement pédagogique, de la mauvaise planification et du manque de recyclage et de formation.
Conscient des grandes insuffisances qu’a connues notre système éducatif, à tel point qu’il a été incapable de répondre aux simples exigences de développement, mais aussi des espoirs et aspirations de la Nation, le gouvernement a chargé, sur instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz, une commission indépendante composée de spécialistes, de superviser l’organisation d’état généraux de l’éducation et de la formation, a mis à sa disposition les moyens appropriés et lui a donné le temps nécessaire pour concevoir, selon des méthodes référentielles déterminées, un cadre efficient et global de notre système d’enseignement dont les contours généraux doivent être conçus par toutes les sensibilités de la société civile.
Les indicateurs disponibles montrent que notre pays dispose d’importantes opportunités de travail, appelées à augmenter continuellement, grâce aux chantiers déjà mis en œuvre dans de nombreux domaines, mais, en raison de l’accumulation des disfonctionnements au cours des 50 dernières années, notre système éducatif demeure encore loin du niveau demandé pour accompagner les plus simples exigences dont nous avons besoin.
Au moment où nous constatons un grand déficit dans les compétences scientifiques et techniques à tous les niveaux, comme la médecine, l’ingénierie..etc, beaucoup de sortants de notre système éducatif se plaignent du chômage, en raison de l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi. C’est ce qui nous conduit à axer sur la formation scientifique, technique et professionnelle en tant que meilleur moyen pour répondre en même temps aux besoins pressants des franges de notre jeunesse en matière d’emploi et pour accompagner la demande diversifiée et croissante du marché de l’emploi et de l’économie nationale.
Mesdames et Messieurs
Les présentes assises nationales constituent un couronnement du processus élargi de concertation ainsi qu’une occasion pour présenter lle bilan des étapes précédentes devant les élites et les principaux acteurs dans le pays.
Notre espoir est grand de vous voir débattre et enrichir les exposés présentés pour parvenir à des résultats uniquement pratiques et techniques permettant de mettre en place des stratégies complémentaires et des programmes efficients et pratiques.
En exécution de l’engagement pris par le Président de la République dans son programme électoral, le gouvernement est tenu d’appliquer les résultats auxquels aboutiront vos actuels Etats Généraux, dans le cadre de la priorité accordée à l’éducation et à la formation.
Je déclare ouvertes les assises nationales des Etats Généraux de l’Education et de la Formation.
We Sallamou Aleykoum We Rahmetou Allah Taalla We Berakatouhou »
Pour sa part, le ministre d’Etat à l’éducation nationale, à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, M. Ahmed Ould Bahiya, a loué la tenue inédite dans les annales de l’histoire du pays des Etats Généraux de l’Education et de la Formation (EGEF) pour atteindre des objectifs nobles et suprêmes portant sur la quête des meilleurs moyens pour développer le système éducatif national.
Il a salué, à ce propos, les efforts déployés par le Président de la République, M. Mohamed Ould Abdel Aziz, pour hisser le niveau et l’apport qualitatif de l’enseignement pour répondre aux exigences du développement, récompenser l’excellence à travers la création d’établissements spécifiques à cette catégorie, organiser des concours dans les différents domaines et améliorer les conditions matérielles et morales de la famille pédagogique.
 » Le Président de la République considère l’enseignement comme étant la pierre angulaire du développement des peuples et des Etats  » a-t-il dit
Le souligné le système éducatif mauritanien a connu au cours de dernières années des cumuls négatifs dues essentiellement à la négligence et à la déperdition, qui l’ont rendu au bord de la faillite si l’attention accordée par le gouvernement pour le développer et pour l’adapter au marché du travail n’est pas intervenue pour redresser
Le ministre a pal la suite rappelé également que ces assises couronnent les travaux de la commission des EGEF visant à identifier l’état des lieux du système éducatif ainsi qu’à déterminer les lacunes et à rechercher les meilleurs moyens pour le développer.
Il a appelé, enfin, les participants à saisir cette opportunité pour présenter des propositions à même de réformer et perfectionner le système éducatif mauritanien.
Pour sa part, le président de la commission des EGEF, M. Hamoudi Ould Hamadi a indiqué que le système éducatif souffre aujourd’hui, dans ses deux composantes ancienne et moderne de multiples dysfonctionnements qui handicapent
Il a énuméré à ce propos certains indicateurs qui reflètent cet état de fait dont le taux de déperdition qui touche environ le tiers des élèves du fondamental avant l’achèvement de ce cycle, la baisse du niveau d’acquisition et des compétences aux échelons moyens et supérieurs et l’inadéquation des profils des sortants avec les impératifs du marché de travail se traduisant par le chômage des jeunes.
Le président a souligné également que pour faire face à cette situation, qui risque de compromettre gravement l’avenir du pays, les pouvoirs ont décidé d’organiser des Etats Généraux de l’Education et de la Formation (EGEF) dont la supervision a été confiée à une commission nationale indépendante ayant pour mission entre autres la création d’un cadre de concertation, l’établissement d’un diagnostic général de la situation de l’école mauritanienne, la mise en place des bases d’une école républicaine et l’identification des contours d’une stratégie susceptible de combler les lacunes à court et moyen termes et d’améliorer l’efficience interne et externe du système dans toutes ses composantes.
Il’ ajoute: « sur la base d’un plan de travail établi par la commission nationale des EGEF dés son implantation par le Premier ministre, les grandes entrées pour aborder le système ont été définies dans les axes suivants ; les ressources humaines, les curricula et manuels scolaires, l’enseignement des sciences, la formation technique et professionnelle, le suivi/évaluation, les infrastructures, le cadre institutionnel et le pilotage, la recherche scientifique et l’innovation « .
Ould Hamadi a souligné également que la tenue de ces assises nationales durant cinq jours constitue le couronnement du processus de mise à niveau du système éducatif, remerciant à l’occasion du lancement de cette phase décisive de concertation, tous les acteurs et partenaires pour leurs précieuses contributions, particulièrement les acteurs du terrain, tels que les encadreurs, inspecteurs et enseignants des villes et des campagnes, dont l’effort nous a permis de récolter des milliers d’avis, de préoccupations et d’attentes.
Le président a apprécié aussi les contributions des partis politiques, des syndicats, de la société civile, des établissements scolaires et des personnes ressources qui ont apporté à la commission leur vision de l’action éducative et des perspectives qui lui sont ouvertes
Il a, enfin, loué la qualité de l’apport des experts nationaux et des personnes ressources notamment l’UNESCO qui a mis à la disposition de la commission une expertise de qualité ainsi que les pouvoirs publics qui ont facilité les travaux de la commission et veillé à la bonne exécution de son mandat suivant les normes requises.

ANI