RNDR: Le dialogue ne doit pas se limiter aux partis représentés au Parlement

La représentation au Parlement ne devrait pas être une condition pour pouvoir participer à un dialogue politique national ou à sa préparation, d’autant plus que deux partis importants, dont la deuxième représentation parlementaire, ne sont pas sous la bannière de ce titre, a indiqué le parti Tawassoul dans un communiqué dont ci-aprés l’intégralité :

« Notre sentiment au Rassemblement National pour la Réforme et le Développement vis à vis des anomalies structurelles accumulées par les différents régimes dont souffre l’État Mauritanien, les défis redoutables auxquels il est confronté, les dangers futurs qui le guettent et les conditions de vie difficiles auxquelles ses citoyens sont confrontés – surtout ces jours-ci – sont autant de sujets qui nous amènent à souligner ce qui suit:

1 – Le seul moyen pour unifier la nation, éviter les dérapages et de corriger la trajectoire de l’État est d’appeler à un dialogue national incluant tous les acteurs politiques aux positions et visions différentes, c’est ce que nous avons d’ailleurs annoncé à l’opinion publique dans le document «Vers un changement consensuel».

2 – Tout dialogue sérieux doit se baser sur la transparence et sur l’inclusion de tous les acteurs politiques et civils du pays.

3 – La représentation au Parlement ne devrait pas être une condition pour pouvoir participer à un dialogue politique national ou à sa préparation, d’autant plus que deux partis importants, dont la deuxième représentation parlementaire, ne sont pas sous la bannière de ce titre.

4 – La nécessité d’unifier l’opposition dans un front commun, car nous sommes convaincus que les partis de l’opposition sont plus proches les uns des autres sur plusieurs positions.

5 – Nous pouvons comprendre le fait de donner la priorité aux points consensuels, être flexibles et réalistes pendant le dialogue et lors de la rédaction de ses résultats, dans l’intérêt général et pour assurer son succès, mais il est inconcevable que sa préparation soit monopolisée par quelques acteurs de manière exclusive, et ceux avant même son ouverture.

Force est de constater que les Mauritaniens sont fatigués d’assister aux échecs fréquents des dialogues improvisés dont les sujets, les débats et résultats sont connus d’avance.

Il est indéniable que tout échec d’un dialogue dans ce contexte très particulier entraînera une frustration dont les conséquences ne pourront probablement pas être surmontées à court terme.

Nouakchott le 22 février 2021

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