Lecture de la situation éducative en Mauritanie.

Doit-on se cacher derrière une étude de l’UNICEF pour savoir que l’école publique comme l’école privée sont détruites par l’arabisation ?

De prime abord, il faut noter que l’école publique est devenue la fabrique de l’échec. Ces dernières années, l’École d’excellence a vu le jour sous l’ancien régime. Les élèves des écoles privées étaient majoritaires dans les collèges et lycées d’excellence. Une infime partie provenait de l’école publique, avec ses classes surchargées, véritables cages à pigeons.

Ensuite, il convient de rappeler que les meilleurs étudiants du programme mauritanien étaient majoritairement issus des écoles privées, où les parents investissaient leurs maigres moyens. L’université offrait alors des formations relativement qualitatives grâce à l’engagement des professeurs, des enseignants et des vacataires.

Enfin, il faut mettre à nu l’hypocrisie des « élites » qui ont arabisé l’éducation et imposé l’enseignement des matières scientifiques en arabe, malgré les nombreuses insuffisances déjà existantes, tout en refusant de scolariser leurs propres enfants dans ce système. Les écoles françaises et américaines pullulent. Il est particulièrement cynique de constater qu’aujourd’hui, pour y inscrire son enfant, il faut une autorisation du ministère. Les binationaux, eux, n’ont pas besoin de ces documents.

La question que je me pose est la suivante : où étudient les enfants des responsables de l’État ? Ceux du Président ? Du Premier ministre ? Des députés qui siègent dans la deuxième institution pour la plupart ? Des cadres de l’administration qui défendent et imposent l’arabisation ? Du parti politique qui nous déverse à longueur de journée de slogans ?

Détruire la Mauritanie par la corruption, la gabegie et tous les maux que l’on connaît ne semble plus suffire. Ils sont en train d’abrutir les enfants du peuple tout en formant les leurs dans le système éducatif français. L’enseignement en Mauritanie agonisait déjà ; aujourd’hui, c’est l’hécatombe.

Comment peut-on accepter cela ? Faire porter des tenues sordides à des enfants et les prendre en photo pendant que les leurs sont dans des salles climatisées ? Ne parlons même pas des contenus de l’enseignement aussi pauvres et abrutissants.

Source:Souleymane Sidibé

RIM Web

Info juste