Migrations: L’OIM alerte après le naufrage particulièrement meurtrier survenu au large de la Mauritanie
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé mercredi qu’au moins 143 migrants sont portés disparus et présumés morts après un naufrage sur la « route atlantique ouest-africaine » vers les Canaries.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué mercredi qu’au moins 143 migrants sont portés disparus et présumés morts à la suite d’un naufrage survenu au large de la Mauritanie, tandis que 38 survivants ont été secourus par les garde-côtes mauritaniens près de Nouadhibou le 18 juillet.
L’embarcation avait quitté la Gambie avec environ 180 personnes à son bord et avait passé 25 jours en mer avant le lancement des opérations de secours menées par les garde-côtes mauritaniens avec l’appui de pêcheurs locaux, selon l’OIM.
Les survivants, originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, comprennent des hommes, des femmes et des enfants. Une personne décédée a été retrouvée, tandis que deux enfants survivants auraient perdu leurs parents et un frère ou une sœur au cours du voyage.
L’agence des Nations unies a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et remercié les autorités mauritaniennes, les communautés de pêcheurs locales et les équipes de secours pour leur intervention. « Chaque vie perdue sur cette route est une vie de trop », a déclaré Sylvia Ekra, directrice régionale de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, estimant que les survivants avaient traversé « une épreuve inimaginable » sur le compte officiel de l’OIM.
L’OIM souligne que ce drame porte à 168 le nombre de personnes décédées sur la route atlantique ouest-africaine vers les îles Canaries depuis le début de l’année, sans compter deux naufrages présumés toujours en cours de vérification, qui pourraient avoir fait plusieurs centaines de victimes supplémentaires.
L’organisation relève également que 4 440 arrivées ont été enregistrées aux îles Canaries depuis le début de l’année, contre 11 575 sur la même période en 2025. Selon Sylvia Ekra, cette baisse des arrivées « ne signifie pas que la route est devenue plus sûre », les facteurs poussant les migrants à entreprendre ces traversées demeurant inchangés.
L’OIM appelle à un renforcement de la coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination, estimant que la prévention de nouveaux drames passe par des investissements accrus dans la protection des migrants, le développement d’opportunités dans les pays d’origine ainsi que l’élargissement des voies de migration sûres et régulières.
Source:Agence Anadolu-Turquie
