Un petit comprimé rouge, une mère tuée et un bébé perdu
Pour mesurer jusqu’où peuvent conduire les ravages de la drogue, un officier de la gendarmerie a livré devant l’assistance le récit glaçant d’un drame familial.
Selon son témoignage, un jeune homme est rentré chez lui vers 5 heures du matin. Sa mère lui reproche ses sorties nocturnes. La dispute dégénère. Le jeune homme sort un couteau et poignarde mortellement sa mère.
Sa sœur, enceinte à un stade avancé de sa grossesse, assiste à la scène. En tentant de s’interposer, elle est à son tour agressée au ventre. Elle perd son bébé.
Arrêté par la police, le jeune homme aurait passé deux jours en proie à de violentes crises de peur. Lorsqu’il apprend ce qu’il avait fait, il semble lui-même découvrir l’ampleur de la tragédie.
Interrogé par les policiers, il raconte que la veille du drame, il avait demandé à un ami de lui donner « quelque chose pour se relaxer », une expression utilisée, selon l’officier, par certains consommateurs de drogue. Son ami lui aurait alors remis un petit comprimé rouge.
Le lendemain, une famille était brisée : une mère morte, une jeune femme traumatisée et un bébé perdu.
Au-delà de ce récit tragique, l’avertissement de l’officier est clair : la drogue ne détruit pas seulement celui qui la consomme. Elle peut aussi emporter, dans sa chute, des innocents qui n’ont rien demandé.
Un petit comprimé peut sembler anodin. Les conséquences, elles, peuvent être irréversibles.
Source:Shems Maarif-Mauritanie
