Sommet Africa Forward: Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements français et africains en Afrique

Le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi 11 mai « 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique », dont 14 milliards d’investissements strictement français, privés et publics, en clôturant le forum des affaires du sommet franco-africain Africa Forward à Nairobi.

Les deux présidents William Ruto et Emmanuel Macron ont conclu le forum d’affaires qui a réuni plusieurs milliers de chefs d’entreprises, de la startup à la multinationale, rapporte notre envoyé spécial à Nairobi, Alexis Bédu.

Deux présidents très satisfaits de leur bilan du jour. « Tout ce que l’on va lancer, c’est une ère nouvelle qui s’ouvre et elle s’ouvre aujourd’hui à Nairobi et il n’y aura plus de retour en arrière », a affirmé le président français, Emmanuel Macron.

Ces 14 milliards comprennent des investissements d’acteurs privés français (entreprises, fondations et fonds d’investissement) et des projets développés par les opérateurs français de l’aide au développement (AFD, Proparco et DG Trésor), selon l’Élysée. Les neuf milliards restants viennent d’investisseurs africains.

Ces investissements « vont créer plus de 250 000 emplois directs en France en Afrique », s’est félicité Emmanuel Macron, saluant des « résultats très concrets » du sommet organisé lundi et mardi dans la capitale kényane. Selon lui, il s’agit de la mise en musique du « changement de logique » qu’il prône pour la relation entre la France et l’Afrique. Ces montants comprennent tous types d’investissement (direct, prise de participation, partenariat) et tous les instruments financiers (fonds propres, prêts, garanties, subventions).

Les secteurs bénéficiaires

Parmi les principaux secteurs bénéficiaires figurent la transition énergétique (4,3 milliards), le numérique et l’intelligence artificielle (3,76 milliards), « l’économie bleue » (3,3 milliards) et l’agriculture (1 milliard), selon l’Élysée. En outre 942 millions d’euros d’investissements sont destinés au secteur de la santé, 300 millions à celui de l’industrialisation et 250 millions au secteur bancaire et financier.

Le président sud-africain William Ruto y est aussi allé de son annonce : « Nous voulons que le secteur privé ait confiance. Nous avons désormais une opportunité et je souhaite m’adresser aux représentants du secteur privé présents ici. J’espère que mon bon ami Aliko Dangote est dans la salle. Nous avons un projet d’infrastructure pour le développement d’une raffinerie en Afrique de l’Est. »

Une raffinerie Dangoté au Kenya, la deuxième plus grande du continent qui coûtera entre 16 et 20 milliards de dollars.

Emmanuel Macron plaide pour de l’investissement plutôt que pour de l’aide publique

Emmanuel Macron l’a redit ; il veut une France conquérante sur le plan économique dans toute l’Afrique qu’elle soit francophone, anglophone ou lusophone.

« Ce que demande le continent africain, ce n’est pas qu’on vienne donner de l’aide. Ils veulent qu’on vienne investir. Ils ne veulent qu’on vienne expliquer, ici, ce qui est bon et qui correspond à notre offre ; parce qu’on est très bon dans tel ou tel domaine, on va vous expliquer, vous en avez besoin, vous ne l’aviez pas compris, on arrive. Cela ne marche plus. Ensemble on co-investi, on co-produit », a ajouté le chef de l’État français.

L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, que l’Europe n’est de toutes manière plus en mesure de lui fournir en abondance, a plaidé lundi le président français.
Source:RFI-Afrique

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