Un syndicat de l’enseignement secondaire pointe « une tricherie large » lors des épreuves du BEPC

Il n’y a nul doute que le succès de l’acte pédagogique réclame obligatoirement, l’existence d’une volonté sincère, en possession d’un projet qui répond aux attentes des apprenants, respecte les valeurs sociales et met en tête de ses priorités, la formation d’un personnel pédagogique digne de confiance, épris de responsabilité et armé de déontologie professionnelle dans l’acquittement de ses devoirs.

Un fait qui, de toute manière pousse tout le monde à se solidariser avec ce personnel dans la revendication de ses droits légitimes.

Militantes et militants, nous sommes surpris après le constat des informations relatives à la tricherie collective, échangées sur les réseaux sociaux, une tricherie large n’ayant à épargner que quelques rares zônes, au cours du déroulement des épreuves de l’examen de fin des études du premier cycle BEPC.

Les faits observés prouvent une fois de plus, la pertinence de notre insistance sur l’impossibité de mener une réforme dans un ordre en partie dominé, par les corrompus dénués de toute conscience et de compétence professionnelle, profitant de l’ inexpérience de certains enseignants pour réaliser leurs desseins exécrables.

Nobles militants, au sein de l’Alliance des Professeurs de Mauritanie face à cette situation préjudiciable à l’enseignant et à son image, nous affirmons ce qui suit:

– Notre ferme condamnation de la tricherie et notre désapprobation totale des images publiées indiquant la participation de certains enseignants à la fraude.

-Notre rejet entier de la responsabilité des faits sur le ministère de l’éducation nationale, en raison de la non obligation des sociétés de télécommunications à couper le service Internet, mais aussi à cause de ses responsabilités dans le choix des chefs de centre et des surveillants remplacés en cas d’absence par les directions régionales sur des bases clientélistes. Soulignons à cet effet que la détermination de plusieurs critères de nominations de ces chefs de centres et surveillants devient absolument nécessaire.

-Notre réclamation de l’ouverture d’une enquête indépendante et neutre en vue de situer les responsabilités et distinguer les coupables des innocents, permettant à la justice de suivre son cours pour punir tout individu impliqué ou encourageant a tricherie.

-Notre rappel de la nécessité de revoir les critères de choix des chefs de centre à côté de l’implication des professeurs de terrain connus pour leur professionnalisme et leur intégrité. L’implication de ces derniers, dans la supervision et la surveillance des examens en vue de préserver ce qui reste de la crédibilité de notre système éducatif.

Nouakchott le 18/07/2021

Le bureau exécutif

Keita

leader des jeunes

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